Category Archives: Africa

James MUNYANDINDA writes to Ange KAGAME

Dear Madam Ange Kagame,
Covid 19 pandemic is not a big issue in Rwanda than your father Paul Kagame. Take an example, until now, COVID 19 had killed about 7,500 people around the globe.
But your father Paul Kagame had killed over 1 million people before and during the 1994 genocide in Rwanda, he Killed thousands of Hutus in Kibeho refugee camp in 1995 in Rwanda, and the same father of you killed over 6 million people in DR Congo.
Your father committed Hutu genocide in 1996-1997 according to the UN Mapping report of 2010.
Your father Killed his former boss General Fred Gisa Rwigema, he also assassinated former president Juvenal Habyarimana, Seth Sendashonga,Colonel Lizinde, Colonel Patrick Karegeya,Major Kiza,Dr Gasakure, and many others.
He attempted to assassinate General Kayumba Nyamwasa several times in South Africa and he recently killed our beloved Celebrity singer Kizito Mihigo.
Do you really think that COVID 19 pandemic is dangerous to Rwanda public than your father?
Don’t you see that your father Paul Kagame is actually a real pandemic to Rwandans?
Don’t you see that instead of joining World Health Organisation (WHO) campaign for educating people to clean their hands that you should instead join Rwandans to fight the actual pandemic which is your father?
We need to see you directing your efforts in fighting the horrible behaviours of your father of murdering innocent Rwandan people.

Your father is the actual pandemic to Rwanda than COVID 19.

James Munyandinda

Source: Facebook


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Reconnaissance du crime de génocide contre la population Hutu.

Déclaration de reconnaissance du crime de génocide contre la population Hutu:

Nous, universitaires, experts, chercheurs, survivants, défenseurs des droits de l’homme, défenseurs des libertés civiles et de la justice sociale, responsables religieux,

A la suite de l’initiative de recherche de la GCRHR sur les crimes commis par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) au Rwanda, puis en République Démocratique du Congo (ancien Zaïre) par l’intermédiaire de son allié congolais, l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), contre des membres du groupe ethnique hutu,
Sur base de notre propre évaluation indépendante d’experts de toutes les informations fiables disponibles, des recherches antérieures et des faits sur le sujet des massacre à grande échelle des Hutu par rapport à la convention de génocide,

Après avoir examiné la définition officielle du crime de génocide par la Convention de Génocide de 1948 des Nations Unies, qui définit le génocide comme l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe,

Après avoir soigneusement et minutieusement comparé toutes les informations et faits fiables, annexés à la présente résolution, concernant l’assassinat de membres du groupe ethnique hutu du Rwanda et de l’ancien Zaïre aux actes susmentionnés dans la définition faisant autorité du génocide, en particulier les actes a, b et c,

Notant que, d’après les informations et les faits disponibles, les massacres de la population de l’ethnie hutu ont été perpétrés sur base d’un plan presque identique, conçu pour tuer autant de victimes que possible, quels que soient leur sexe, leur âge ou leur nationalité,

Sachant que les rapports des experts des Nations unies sur les massacres de Hutu dans l’ex-Zaïre concluaient que les meurtres avaient révélé un certain nombre d’éléments inculpatoires les qualifiant de crime de génocide,

Notant qu’après le rapport de l’ONU sur la cartographie, l’ONU a recommandé de prendre de nouvelles mesures pour prévenir, enquêter, faire cesser et punir les crimes décrits dans son propre rapport afin de s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention sur le génocide,

Par la présente, nous déclarons et reconnaissons comme CRIME DE GÉNOCIDE les massacres des centaines de milliers de personnes hutu rwandaises au Rwanda et de réfugiés hutu rwandais, de réfugiés hutu burundais et de citoyens hutu congolais en RDC du fait de leur appartenance au groupe ethnique hutu et sans distinction d’âge, de sexe ou de nationalité, par l’Armée Patriotique Rwandaise et son allié congolais, le groupe rebelle de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre
(AFDL).

Nous appelons la communauté internationale à s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention sur le génocide et à agir collectivement pour traduire en justice les auteurs de ce crime de génocide.

Global Campaign for Rwandans Human Rights (GCRHR)
TERRAM PACIS
JAMBO asbl
AMAHORIWACU
Association ESPOIR
FONDATION IBUKABOSE RENGERABOSE


Source: Hutugenocide.org

Colloque de l’Afrique des Grands Lacs au Sénat: Charles Onana répond !

Colloque de l’Afrique des Grands Lacs au Sénat: Charles Onana répond !

Sénat français, le colloque sur l’Afrique des Grands Lacs a subi des pressions mais a eu lieu. Journaliste et politicologue, Charles Onana est un panafricaniste avéré et digne fils d’Afrique, Charles Onana a braqué ses projecteurs sur les morts en RDC. Il est devenu l’ambassadeur itinérant et plénipotentiaire des victimes congolaises du régime dictatorial du Rwanda. Il a été orateur au Sénat.

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Journaliste et politicologue, Charles Onana (à gauche) a mis vingt-ans de sa vie pour ses investigations sur l’Afrique des Grands Lacs. Il en est l’un des experts. Personne ne nie qu’il y a eu génocide au Rwanda en 1994. Panafricaniste avéré et digne fils d’Afrique, Charles Onana a braqué ses projecteurs sur les morts Congolais. Il est devenu l’ambassadeur itinérant et plénipotentiaire des victimes congolaises du régime dictatorial du Rwanda. Paul kagamé et ses affidés européens et anglo-saxons ont “boutiqué” l’histoire du génocide au Rwanda. Ce génocide rwandais est devenu un fonds de commerce pour Paul kagamé, qui le brandit pour culpabiliser le monde entier d’avoir laissé faire. C’est son faire valoir. C’est l’histoire des vainqueurs.

Or il s’est avéré que le même Paul Kagamé qui crie au génocide pour son peuple, uniquement des Tutsi, pas des Hutus ni des Twa, commet des crimes de sang, crimes de génocide et crimes contre l’humanité en République démocratique du Congo. Mieux, Kagamé pille et recel les ressources du Congo en toute impunité. Ayant culpabilisé le monde entier, les crimes de Kagamé sont tus, ignorés et oubliés. Et Charles Onana à la manière d’Emile Zola au cours de l’affaire Dreyfus dit: “J’accuse Paul Kagame de massacrer les populations congolaises pour piller les ressources du Congo”.

Cela choque et gène, tous ceux qui ont bâti le château des cartes de Paul Kagamé sur des mensonges et manipulations. A la différence de Pierre Péan, Charles Onana est un africain, on ne peut donc pas l’accuser de raciste. Et donc on l’accuse d’être “Négationniste” ! Simplement parce qu’Onana a choisi d’écrire l’histoire avec les lunettes du gibier pas avec celles du Chasseur. Sauf que dans les pays des Grands Lacs: prédateurs, pillards, receleurs et chasseurs sont nombreux. Les victimes, plus de 12 millions de morts uniquement en RDC, les Hutus et Twa Rwandais sont décimés, on regarde ailleurs. Un mort est un mort qu’il soit Congolais, Hutu, Tutsi ou Twa dans les pays des Grands Lacs. Charles Onana a été l’un des intervenants du Colloque sur l’Afrique des Grands Lacs au Sénat francais , le lundi 9 mars dernier…colloque que le président du Sénat rwandais et plusieurs associations tutsies rwandaises ont réclamé l’annulation. Le Colloque a bien eu lieu.

1. Réveil FM International: Le palais du Luxembourg, siège du sénat français était imprenable avec le colloque sur l’Afrique des Grands Lacs, le lundi 9 mars. Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères a même dit que jamais le sénat n’avait subi autant de pressions extérieures pour l’annulation de ce colloque…

Charles Onana: Oui, la campagne contre ce colloque sur la tragédie des Grands Lacs africains a été d’une violence et d’une agressivité inouïes. Il s’agissait pourtant d’un simple débat intellectuel qui regroupait des chercheurs européens, africains et nord-américains très compétents et très qualifiés que l’on n’a pas l’habitude d’entendre. L’assistance était composée de chercheurs, de sénateurs, de diplomates, de députés, d’anciens ministres, de responsables politiques, de militants associatifs et de citoyens africains et français de tous bords. C’était un grand moment d’échanges, très civilisés et de réflexion intellectuelle de haut niveau. Mais ce n’est pas nécessairement ce qui ressort du compte rendu des médias en général.

2. Réveil FM International: Aucun média n’a relayé ce que vous avez dit au sénat.. qu’avez réellement dit dans votre intervention ?

Charles Onana: Je crois que certains ont des difficultés à reprendre mes propos tellement ils s’obstinent à dresser de moi un portrait peu flatteur comme le leur demandent les amis du régime de Kigali. Mon propos s’inscrivait plutôt dans le prolongement de ma démarche scientifique relative à mon livre sur l’opération Turquoise. J’ai d’abord précisé que depuis vingt-cinq ans, les accusations contre l’opération Turquoise étaient d’une pauvreté affligeante et que les assertions des accusateurs ne résistaient pas à l’examen des faits et des preuves. J’ai également rappelé que j’avais minutieusement examiné les archives émanant du Conseil de sécurité pendant dix ans et ce que j’ai découvert m’a donné le vertige.

Contrairement à ce qui a été dit et écrit depuis plus de deux décennies, le conseil de sécurité ne s’est jamais désintéressé du Rwanda ni des Rwandais en 1994 mais c’est le FPR de Paul Kagame qui a écrit, entre avril et juin 1994, plusieurs lettres au président et aux membres du Conseil de sécurité pour exprimer son refus catégorique d’une intervention multinationale permettant de mettre fin aux massacres et au génocide. Cette découverte m’a bouleversé. L’existence de ces lettres de la rébellion est une bombe sur le plan scientifique et elle remet en cause l’histoire officielle telle qu’elle est racontée depuis vingt-cinq ans.

3. Réveil FM International: L’hommage à Pierre Péan, grand journaliste Français d’investigation dont vous avez repris le flambeau, doit vous honorer…

Charles Onana: Un hommage a effectivement été rendu à Pierre Péan par Judi River et moi-même car il a été très violemment attaqué, lui aussi, par ceux qui sont hostiles à la vérité et aux révélations qu’il avait apportées dans le dossier de la tragédie des Grands Lacs. Il a fait le travail que peu de journalistes ont eu le courage de faire. En cela, il a fait honneur à toute la profession.

4. Réveil FM International: Que répondez vous à ceux qui vous accuse d’être “Négationniste » ?

Charles Onana: Je n’ai pas de temps à consacrer à des individus qui sont spécialisés dans l’invective et refusent le débat scientifique. Dire de quelqu’un qui publie un livre que personne n’a d’ailleurs attaqué devant les tribunaux qu’il est « négationniste » n’apporte rien au progrès de la connaissance sur les événements du Rwanda et sur ce qui se passe au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) depuis 1994. Ceux qui me qualifient ainsi sont précisément ceux qui nient l’extermination des millions de Congolais, des Twa, des Hutu et aussi de Tutsi au Rwanda et au Zaïre par les troupes de Paul Kagame. Qui est donc « négationniste », eux qui nient ces victimes ou moi qui apporte les preuves des crimes commis par le « camp des vainqueurs » ? En fait, ces soutiens inconditionnels de criminels contre l’humanité attribuent à des auteurs ou à des responsables politiques un qualificatif qui pour moi relève du même mépris et de la même arrogance avec laquelle ils traitent les victimes congolaises et rwandaises.

5. Réveil FM International: Vous n’avez jamais tué personne, ni fait un coup d’État en Afrique ni envahi un autre pays africain pour piller ses ressources, pourquoi faites-vous peur ? Pourquoi cette volonté de vous bannir dans l’espace francophone ? Vous donner la parole, c’est s’attendre aux ennuis ?

Charles Onana: Manifestement, des messages circulent dans plusieurs rédactions parisiennes interdisant de m’inviter surtout dans les médias publics. Il n’y a toutefois aucune restriction, dans les mêmes médias, envers ceux qui défendent le régime rwandais et qui me traitent de tous les noms d’oiseaux. Je n’écris pourtant que des livres très appréciés du public des Grand lacs africains et je fais simplement de la recherche scientifiques avec un certain niveau d’exigence et de probité. Je crois que les livres et les auteurs qui osent examiner les choses en profondeur sont en principe « dangereux », d’après certains régimes criminels et leurs sympathisants. Aller en profondeur, c’est aussi porter la lumière là où certains préfèrent absolument conserver l’obscurité et le silence de leurs cadavres. Tenter d’apporter des preuves du mensonge là où certains refusent qu’on les montre est effectivement propice aux ennuis.

6. Réveil FM International: Le colloque Afrique des Grands lacs a eu lieu, quelle suite donner à cette rencontre ?

Charles Onana: Une suite qui viserait à cesser de se soumettre intellectuellement au discours officiel de la tragédie rwandaise. La suite serait de ne plus accepter que l’on prétende que le génocide du Rwanda a eu des conséquences non prévues en République Démocratique du Congo (RDC). C’est inexact ! Le drame du Rwanda visait l’invasion et le pillage du Congo. Les preuves existent. Il est donc urgent de réexaminer ce discours stigmatisant, continuellement méprisant et discriminant envers les autres victimes de la tragédie des Grands Lacs. Il faut faire entendre les voix de toutes les victimes : Hutu, Twa, Tutsi et Congolais, tués par les troupes de Paul Kagame au Rwanda et en RDC. C’est une exigence intellectuelle, humaine et scientifique que de refuser de trier dans les charniers. Fléchir et ramper devant les pressions d’une caste de criminels contre l’humanité ou de leurs thuriféraires est une renonciation à notre propre humanité. Tous ceux qui furent tués au Rwanda et en RDC méritent, sans discrimination ni restriction, d’être considérés et respectés. Je ne trie pas les morts Tutsi, Hutu et Twa. De même qu’on ne saurait, pour un enfant né d’un parent Tutsi et d’un parent Hutu et qui a perdu ses deux parents en 1994, s’intéresser à une seule partie de sa famille et considérer que l’autre n’existe pas.

7. Réveil FM International: On dit que vous êtes le chouchou des Africains silencieux, la prunelle des yeux des Congolais l’avez-vous ressenti au Sénat ?

Charles Onana: En tout cas, j’ai le sentiment d’avoir fait mon travail de façon honnête et avec humilité. Je n’ai jamais prétendu détenir la vérité, loin de là. Mais les lecteurs sont ravis et me disent merci d’avoir osé. Ils connaissent bien les enjeux qui pèsent sur ce dossier. Les milliers de femmes violées de la RDCongo en savent quelque chose. J’ai rencontré des lecteurs et lectrices venus de loin, du Canada et même d’Afrique pour ce colloque. C’est dire son importance. Les organisateurs de la rencontre du Sénat ont réussi leur pari. En plus d’ouvrir un débat démocratique et intellectuel d’une grande tenue, ils ont aussi posé un acte de catharsis. Les victimes congolaises ont eu droit à la parole qu’on leur refuse. Les visages, tantôt émus tantôt souriants, exprimaient une grande satisfaction. L’ambiance était chaleureuse et les poignées de mains franches. Dans les médias, on avait plutôt annoncé un « colloque de la honte » et « de la haine » ou du « négationnisme ». Il n’y a rien eu de tout cela. Et c’est dommage que les médias soient passés, une fois de plus, à côté de la réalité en restant sur leurs préjugés plutôt que de rendre compte en toute objectivité.

8. Réveil FM international: Il y a un procès au pénal contre vous pour avoir nié le génocide des Tutsi. Etes-vous déjà fixé ?

Charles Onana: N’importe quoi ! Le ridicule ne tue pas et que rien ne les arrête dans la diffusion du mensonge… Ils seraient bien inspirés de s’intéresser à la situation dramatique de mon ami Déo Mushayidi, victime Tutsi du génocide de 1994, condamné à perpétuité parce qu’il a réclamé, comme moi, vérité et justice pour les Tutsi et les Hutu. Demandez à tous les journalistes et associations qui ont diffusé cette rumeur à quelle date se tient le procès ? C’est hallucinant ! Ce sont des méthodes de voyous. Le droit français reste tout de même précis. Vous aurez remarqué qu’ils m’ont même baptisé « Adrien » pour l’occasion. Je n’ai jamais vu ce prénom dans mes papiers d’identité. Cela vous donne une idée du niveau de rigueur de ceux qui me poursuivent. S’ils en sont à ne même pas savoir comment je m’appelle alors que mon nom est sur tous mes livres, je serais tenté de dire qu’ils vont jusqu’à nier publiquement le nom que m’ont donné mes parents… N’est-ce pas du « négationnisme » ça ?

9. Réveil FM International: 20 ans de votre travail sur les Grands Lacs pour que seulement aujourd’hui la vérité commence petit à petit à faire son chemin…avec la conséquence de votre diabolisation…

Charles Onana: Souvenez-vous que Mandela fut longtemps traité de « terroriste » avant que le monde entier le traite de « Grand homme » ou de « démocrate », Martin Luther King était aussi présenté comme un homme « dangereux pour la sécurité de l’État » simplement parce que ces gens réclamaient la vérité et la justice dans leur pays. Moi je n’ai ni la taille ni le niveau de combativité de ces illustres personnalités. J’écris simplement des livres en apportant généralement des preuves sur ce que j’avance. Ce sont ces preuves qui permettent d’expliquer et de comprendre l’origine ou la cause principale de la tragédie du Rwanda et du Zaïre. Ce sont les même preuves qui me valent toutes les insultes, attaques et autres dénigrements. J’ai découvert des documents que je ne devais pas découvrir, des documents qui devaient rester cachés pour toujours au Conseil de sécurité. Voilà mon crime !

10.Réveil FM International: Êtes-vous en sécurité ? Vous sentez-vous menacé ?

Charles Onana: Je suis serein.

 

Freddy Mulongo

Source: Mediapart 


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Les Rwandais et leurs origines ethnisées

LES RWANDAIS ET LEURS ORIGINES ETHNISÉES
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Si la communauté internationale ne cesse de s’interroger sur l’histoire (ancienne et récente) du Rwanda, il n’en demeure pas moins que les Rwandais eux-mêmes se questionnent sur leur propre histoire, sur leur propre identité.

Peu d’écrits ont traité la question identitaire des Rwandais qui est pourtant une des causes de conflits récurrents de ce pays. S’appuyant sur des éléments précis, cet article apporte des pistes de réflexions sur les origines des Rwandais (hutu-tutsi-twa), sujets soumis à polémiques et dont on sait à quel niveau il alimente les crises rwando-rwandaises et même régionales.

Introduction

Le XXe siècle a été certainement le pire des siècles qu’a connus le Rwanda depuis son existence. On a vu une haine sans nom opposer deux camps nommés « ethnies » jusqu’à aboutir aux tragédies les plus sanglantes de l’histoire.

Le XXe siècle correspond, en effet, à la colonisation des pays africains par les Occidentaux. Rappelons pour le cas du Rwanda que celui-ci a été occupé d’abord par les Allemands (du début du XXe siècle à la première guerre mondiale) puis par les Belges jusqu’en 1962. Cette période d’une soixantaine d’années a beaucoup transformé le pays, par rapport aux modes de vie des Rwandais, aux mœurs et à la culture en général.

Si, au cours de cette période, le Rwanda a vu naître l’école, les hôpitaux, les routes, l’habillement moderne, la voiture, etc., il a aussi vu mourir sa religion traditionnelle, son organisation politique et sociétale, ses références symboliques, etc. Mon objectif n’est pas bien entendu, de comparer les pertes par rapport aux gains acquis grâce à la présence occidentale, mais de souligner la dégradation outrancière des relations qui existaient entre les Hutus et les Tutsis.

Personne ne peut oser dire que ces deux groupes sociaux n’existaient pas avant l’arrivée des Occidentaux et que les relations entre eux n’étaient pas déjà tendues. Néanmoins, tous les témoignages concordent en affirmant le rôle des colonisateurs dans l’attribution de critères naturels pour identifier ces deux groupes. En formalisant les différences naturelles, entre les Hutus et les Tutsis (et les Twas par ailleurs), les autorités coloniales appuyées par quelques anthropologues ont donc irréversiblement tranché. Les politiques coloniales et postcoloniales toutes confondues, en ont largement profité pour légitimer et consolider leur pouvoir, parfois au prix du sang du peuple rwandais.

Je voudrais revenir sur les erreurs qui ont été commises au début du XXe siècle, et sur l’une d’elles en particulier. En attribuant arbitrairement des origines géographiques différentes à ces deux groupes sociaux : hutu et tutsi, les classificateurs de l’époque venaient confirmer fatalement les différences et creuser le fossé au sein du peuple rwandais.

A l’heure actuelle, l’ethnisation des consciences ainsi que les événements vécus par les uns et les autres ont fini par catégoriser tout le monde, sans scrupule, fermant ainsi la parenthèse sur le vrai débat concernant nos questions identitaires, sources des tragédies cycliques qui ne cessent d’endeuiller le Rwanda.

Linguiste de formation, je voudrais, en m’appuyant sur les données linguistiques et sociolinguistiques fustiger l’idée aberrante selon laquelle les Hutus seraient seuls d’origine bantoue tandis que les Tutsis seraient d’origine chamito-nilotique.

Le but n’est pas, comprenez-moi bien, d’emprunter le sens inverse en établissant des liens fictifs entre les deux groupes ou plus encore de justifier les comportements actuels ou passés des uns vis-à-vis des autres. Tout simplement, je voudrais qu’on ne continue pas à être prisonniers des erreurs du passé, et que l’on cherche à comprendre l’histoire des Rwandais sans poser de critères discriminatoires au préalable.

Que lit-on sur le peuplement du Rwanda ?

Les premiers Occidentaux arrivés aux Rwanda se sont empressés d’écrire sur les origines des Rwandais. Plusieurs raisons justifient cet empressement :

– Les premiers Européens sont des explorateurs (Oscar Baumann notamment) qui cherchent à expliquer, avec des sources et des moyens bien entendu très limités, ce qu’ils ont découvert ponctuellement.

– D’autres sont des colonisateurs dont la politique « divide et impera diviser pour régner » est la devise (les colonisateurs devaient à tout prix trouver un point de chute pour installer l’autorité coloniale). Dans cette catégorie, ont peut aussi inclure les missionnaires qui adoptent la même politique pour asseoir et consolider l’Eglise.

– Une autre catégorie est constituée d’anthropologues européens de la fin du XIXème siècle et début du XXe siècle. On sait bien que les anthropologues européens étaient préoccupés par les classifications des peuples, notamment dans un rapport de domination « Blancs-Noirs ».

Sur le continent africain, les vieilles idéologies manichéennes veulent expliquer que les civilisations noires seraient l’œuvre des Hamites, peuples de race blanche qui seraient venus de la région caucasienne. Ces hypothèses dépourvues de tout fondement ont largement influencé les premiers européens qui ont travaillé sur les origines des Rwandais. S’appuyant surtout sur des aspects morphologiques de la famille dirigeante, ils ont tiré des conclusions généralisantes, comme on peut le lire dans différents écrits :

Le Père Pagès écrit :
« La communauté d’origine des Hamites avec les Sémites (Egyptiens ou Abyssins) semble hors de conteste. Leurs ressemblances physiques, leurs affinités des mœurs pastorales, l’identité de coutume, telles que la division en animaux purs et impurs (imiziro), la loi du lévirat, la mutilation d’un ennemi, leur organisation politique féodale), etc., sont autant de traits qui prouvent leur parenté avec cette race ».

Le Chanoine De Lacger a écrit quant à lui :
« Les Tutsis ont le type caucasique et tiennent du Sémite de l’Asie antérieure. Avant d’être ainsi négricisés, ces hommes étaient bronzés ».

Le Rapport sur l’administration belge du Rwanda-Urundi de 1925 décrit les Tutsis comme suit :
« Le Mututsi de bonne race n’a, à part la couleur, rien du nègre. Ses traits, dans la jeunesse, sont d’une grande pureté ; front droit, nez aquilin, lèvres fines ».

De tels écrits bien simplistes, polémiques et parfois manichéens ont été pourtant pris à la lettre. Les premiers intellectuels rwandais se les sont appropriés et les ont reproduits dans leurs ouvrages en langue locale. Ce sont ces livres qui ont servi à tous les niveaux de l’enseignement rwandais.

Monseigneur Alexis Kagame, un des premiers élèves de l’école européenne (notamment élève des Pères De Decker et Van Overschelde), ne pouvait que reproduire les théories en vogue, d’autant plus que cela ne le desservait pas en tant que membre de la dynastie nyiginya, fonctionnaire de la cour.

Quelle que soit la reconnaissance qui lui est due en tant que pionnier des travaux historiographiques et transcripteur des littératures orales de cour, on ne peut que regretter que les erreurs partagées par les Européens aient été enseignées et transmises de génération en génération par le biais de l’école.

Mgr Alexis Kagame affirme sans vergogne dans notamment « Inganji Kalinga (Tambour Victorieux) » son adhésion aux théories européennes, en localisant les origines géographiques des Hutus et des Tutsis. Ces derniers, Hamites, seraient venus, dit-il, de la région de l’Abyssinie (en Ethiopie). Les Hutus, poursuit-il, seraient arrivés en Afrique centrale en provenance de l’Asie. Mgr Kagame croit et écrit sans hésiter que les Tutsis étaient de couleur blanche (voir Inganji Kalinga, p. 65, p.71) et qu’ils se sont négrifiés par la suite.

Mgr Kagame Alexis est tombé, par certains de ses écrits, dans l’erreur manichéenne, utilisant des exemples souvent contradictoires et partisans. Toutes les critiques actuelles lui reprochent, à juste titre, de ne pas avoir su prendre de distance entre son travail scientifique et ses sentiments personnels. Il se met dans la mêlée et prend position contre ceux qui ne sont pas de son camp.

Hutu-tutsi : dénominations postérieures aux clans

Beaucoup d’écrits concordent à affirmer la primauté des clans rwandais sur les groupes sociaux hutu-tutsi. Ces appartenances ont été certainement créées après les débuts de la formation du Rwanda, c’est-à-dire après que la dynastie nyiginya, située aux environs de Gasabo, eut commencé à conquérir d’autres royaumes voisins (vers les années 1400). Avant et après cette conquête progressive, les membres des clans se mariaient entre eux, qu’ils soient de royaumes voisins ou lointains. Entre les rois voisins, le mariage interclanique était courant. Les exemples sont nombreux et à titre d’exemple : le roi Mashira[1] a épousé Nyirantobwa, fille de Mibambwe I Mutabazi[2]. Gahindiro, le fils de ce dernier (de la dynastie nyiginya) a peiné pour avoir Bwiza (la miss rwandaise de l’époque !!!), la fille de Mashira, roi de Nduga (du clan banda).

Du fait que les dénominations hutu-tutsi (et twa par ailleurs) n’existaient pas encore à cette époque du début de la formation du Rwanda, Mgr Alexis Kagame est bien confondu. Pour justifier la supériorité de la dynastie nyiginya et s’alignant ainsi sur l’idéologie européenne, il fait une hypothèse assez tendancieuse selon laquelle d’autres clans qui se mariaient avec les nyiginya étaient peut-être aussi des Tutsis. Voici ce qu’il écrit à la page 51 d’« Inganji kalinga » (Tambours victorieux) :
« (…) Qu’est-ce qui peut justifier que d’autres clans puissent se marier avec nos rois, si ce n’est que ces clans sont eux aussi des Tutsis ? S’ils ne sont pas des Tutsis, dis-moi comment un roi (Hinza) du Bushi ou de Buhunde peut-il oser demander une fille du roi du Rwanda et on la lui donne. Quel roi nyiginya peut-il s’acharner à aller demander une fille chez le roi hinza (si lui-même n’est pas de la même lignée) comme l’a fait Gahindiro de Mibambwe I ? »[3].

A cette époque les dénominations hutu-tutsi n’étaient pas créées et Mgr Kagame ne peut que formuler les hypothèses tendancieuses en attribuant ces appartenances aux clans, en fonction de ses propres tendances idéologiques.

On doit donc s’arrêter un instant et s’interroger sur cette présence de mêmes clans dans les trois groupes hutu-tutsi-twa lesquels sont des groupes sociaux et non des ethnies, dénominations postérieures à celles de clans. Sans parti pris, qu’est-ce qui empêcherait concrètement ces clans, partageant les mêmes ancêtres, d’être un même peuple[4] ayant les mêmes origines ?

Apports des éléments linguistiques

Toutes les sources orales dont nous disposons jusqu’à l’heure actuelle témoignent, depuis la nuit des temps, d’une même langue partagée par tous les clans rwandais et donc, par les trois groupes sociaux rwandais. Les éléments du code ésotérique dynastique tels qu’ils ont été intégralement transmis par les fonctionnaires spécialisés désignés de génération en génération par les rois successifs, et transcrits par Mgr Kagame, sont bel et bien en langue rwandaise (notamment le code dynastique « Ubwiru » ou la généalogie des rois nyiginya « Ubucurabwenge »). Or le rwandais (kinyarwanda) est une langue de la famille des langues bantoues, classée par les linguistes qui ont travaillé sur la classification des langues africaines. La dynastie nyiginya, de par l’usage du kinyarwanda et notamment dans son code ésotérique dynastique, est sans conteste de la famille des Bantous et non de celle des Hamites.

L’usage du kinyarwanda par tous les clans, avant même la naissance du Rwanda est un élément qui ne peut qu’affirmer l’hypothèse des mêmes origines. Les toponymes et les anthroponymes de tous les clans et leurs localisations géographiques tirent également leur source de la langue rwandaise, cela renforce davantage l’hypothèse d’une même communauté, ayant certainement les mêmes cultures.

Comment est-il possible qu’une dynastie d’origine abyssinienne n’ait pas laissé de traces de langues chamito-nilotiques dans son code ésotérique dynastique, qui l’auraient rendu plus ésotérique, plus protégé contre l’extérieur ? Certaines personnes prétendent que les nyiginya et d’autres clans (supposés tutsi) auraient abandonné leur langue pour adopter la langue des clans (supposés hutus et twas) qu’ils venaient de trouver sur place. Or, dès lors que les nyiginya étaient socialement, militairement, politiquement et économiquement plus puissants que d’autres clans, quelle raison auraient-ils eue d’abandonner la langue originelle ? C’est impensable. Supposons même qu’ils aient accepté de perdre leur langue, comment imaginer que ce soit au point de n’en garder aucune trace, ne fût-ce que pour le rituel ésotérique ?

Bref, la colonisation, l’exiguïté du territoire, la pauvreté dans un pays surpeuplé, sont autant de facteurs qui ont joué un rôle important dans la dissension des Rwandais. A chaque époque, le Rwanda a connu des divisions binaires qui consistent à désigner chaque fois les bons et les mauvais, ceux qui doivent être privilégiés ou pas (soi-disant par nature ou en raison de leur nombre minoritaire ou majoritaire). C’est incontestablement dans cette optique que les dénominations hutu-tutsi sont nées pour désigner les deux groupes sociaux à situations socio-économiques opposées.

Toujours dans ce mode de fonctionnement par exclusion, on a toujours assisté à des subdivisions binaires à l’intérieur même du système. Après l’indépendance jusqu’en 1994, on a connu une subdivision Kiga-Nduga avec des enjeux politiques et économiques conséquents. Pendant la période monarchique, on ne peut pas ignorer les querelles Nyiginya-Ega qui ont été la cause du coup d’Etat de Rucuncu.

Que faire des consciences qui ont intégré l’idée de groupes ethniques ?

La question fondamentale est bien celle-là. A l’heure actuelle et après ce que tous les Rwandais ont vécu, est-il nécessaire de leur dire qu’ils sont les descendants d’ancêtres communs et qu’ils sont plus proches les uns les autres qu’il ne le leur a été enseigné ? Certaines politiques ont essayé de tenir ce discours de l’unité originaire des Rwandais mais sans vouloir/pouvoir l’expliciter ni l’accompagner par des actes concrets.

A mon avis, il n’est jamais trop tard pour bien faire et les Rwandais peuvent toujours être accompagnés vers une vraie réconciliation pour le futur du Rwanda et de tous ses enfants, sans exclusion. Cela n’exclut pas en revanche le recours à la justice pour punir ou gracier tous ceux qui ont des comptes à rendre.

Cette réconciliation qui s’appuie sur l’unité originaire des Rwandais n’est peut-être pas la seule possibilité. Aujourd’hui, il y a des Rwandais qui prônent d’assumer leur hutuité ou leur tutséité, et de s’appuyer sur cette base pour se réconcilier et vivre en harmonie. Cela ne paraîtrait pas dérangeant, car de toute façon, les faits sont bien là : ces appartenances ont fini par s’imposer. Cependant, quelles que soient les pistes proposées pour arriver à la paix durable au Rwanda, il me semble judicieux de ne pas rester prisonniers des erreurs de jugement du passé car les éléments dont on dispose montrent plutôt que les Rwandais ne sont pas si différents les uns des autres !

Faustin Kabanza


Références :

– Kagame, A. : Inganji Karinga, Kabgayi, 1959, (2e Ed.).
– Kagame A. : Les organisations socio-familiales de l’ancien Rwanda, Gembloux, Ed. J. Duculot, 1954.
– Pagès, A. : Un royaume hamite au centre de l’Afrique, Bruxelles, Marcel Hayez, 1933.
– Vansina, J. : L’évolution du royaume rwanda des origines à 1900, Bruxelles, ARSOM, 1962.
– Delmas, L. : Généalogie de la noblesse du Rwanda, Kabgayi, Vicariat Apostolique du Ruanda, 1950

Sites internet :

http://audiovie.org/linguistique/
langues-africaines.htm
http://www.universalis.fr/encyclopedie/
nilotiques/1-origines-des-nilotiques/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ethnisme_
au_Rwanda///Article N° : 11664


Notes

[1] Supposé roi hutu du royaume de Nduga.
[2] Supposé roi tutsi de la dynastie nyiginya.
[3] Texte original en kinyarwanda : (…), ni iki cyatuma imiryango yabo ishyingirana n’abami bacu n’abo hakulya, atari uko n’abo bo hakurya atari abatutsi ? Niba kandi atari abatutsi, mbwira umuhinza wo mu Bushi no mu Buhunde waza gusaba umugeniku Mwami w’U Rwanda bakamumuha. Ni nde se wahihibikanywa no kujya gusaba umukobwa w’umuhinza utali imfura, nk’uko Gahindiro ka Mibambwe wa mbere yabigize ?
[4] peuple, en tant communauté vivant sur un même territoire, unie par des caractéristiques communes notamment la culture, les mœurs, la langue.


Source : http://africultures.com/

 

La France demande à ses ressortissants de quitter le Rwanda immédiatement.

L’ambassade de France au Rwanda appelle les touristes français sur le territoire rwandais à  regagner la France immédiatement. L’ambassade fait suite au discours du président Emmanuel Macron tenu le lundi 16 mars 2020 au sujet de la pandémie Coronavirus , COVID-19.

Dans le but de faire face à la pandémie,  la France a mis en place de mesures drastiques et a mobilisé les ressources conséquentes car “on est en guerre” a dit Monsieur Macron. Dans son discours suivi par plus de trente millions de téléspectateurs, le président de la France a demandé aux résidents, entre autres d’éviter les déplacements sauf pour des raisons importantes inclus faire des courses, aller au boulot uniquement si le travail est indispensable à la vie du pays et que le télétravail est impossible. Une attestation sur l’honneur devra être signée et portée par la personne souhaitant sortir. Ces mesures seront de rigueur pendant au moins 15 jours.

Les mouvements entre l’espace Schengen et son extérieur sont interdits jusqu’à nouvel ordre. Mais les Français souhaitant rentrer chez eux seront assistés par le gouvernement.

L’ambassade de France à Kigali exécute.

rwamba

Cette décision est à  saluer car, non seulement le Rwanda n’a pas assez de moyens et de systèmes efficaces pour répondre à ce genre de crises, mais aussi apparemment le gouvernement n’est pas transparent dans la communication des statistiques de la propagation de la  pandémie sur le territoire rwandais.

Chaste GAHUNDE


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Kizito Mihigo Calvary: what he said before he was assassinated

One of motives to kill Kizito MIHIGO was to prevent him from talking about what he saw througout his ordeal. He had just discovered that all the Human Rights Watch’s reports on rights abuses, torture cases,.. which Kigali refuted all the time were true. He was ready to testify. Kagame’s men killed him. But it was to late he had managed to speak out.

The following text is an initial transcript of parts of the recordings he sent out to his contact whilst in prison.

This note was recorded on October, 6th, 2016. I am Kizito Mihigo. I am detained in the central prison of Kigali, officially called Nyarugenge prison, and alternatively called 1930, in reference to the year when it was built. In April 2014, after having composed and produced a christian song, I was kidnapped, detained and accused of plotting and conspiring against the regime and its president.

In fact, on March 5th, 2014 I had made public a new song titled “igisobanuro cy’urupfu”, (translation: explanation of death). And I published it on my youtube channel, on my personal website, and the official pages of my foundation. During the following days, I received insults, menaces and warning messages telling me that something bad was going to happen to me. I was also contacted several times by government officials, including the minister of culture, the chief of the criminal investigation department (CID), the responsible of culture in the ministry of defense, the executive director of the National Commission Against the Genocide (CNLG) and the office of the president. 

During his speech at the occasion of delivering new ranks to police officers on March 17th, 2014, the president had declared this: “I am not a singer to please the country’s enemies.” In the evening of April 1st, 2014 I was invited by the Chief of staff in the president office. The meeting took place in the office of the president of the senate. The current senate president at the time was vice president of the same institution. Both told me that the president had not liked my song. Therefore I had to apologise in writing to him. I had also to apologise to the population, which allegedly had been shocked by my song. At that meeting I tried to explain unsuccessfully that my song hadn’t been composed with the intention of harming anyone. It was rather a christian message which preached compassion, forgiveness and reconciliation to its audience.

The president’s chief of staff and the senate’s vice president told me that if I didn’t comply with what they were asking me to do, I was a dead man. Therefore I did what they had asked me, meaning apologizing to the president through a letter and the population through the media. The president’s chief of staff had reassured me that if I did what was asked from me, I wouldn’t have any more problems or face any other (translator emphasis – punitive) measures. 

But on April 06, 2014, between 10:00am and 11:00am, when, with my driver I arrived in front of the traffic lights located on the road between the Parliament building and the Rwanda Development Board (RDB) headquarters, a  person entered spontaneously into my car through an unlocked door. It was a policeman I knew. He ordered me to get out of my car and enter his. I went into his car. It was driven by another policeman that I also knew. They confiscated my phone, they told me that we were going to meet one of their superiors who wanted to talk to me. We didn’t go where they had mentioned, but instead we drove around the city of Kigali for tens of minutes. At the end I was taken to the police centre of Gikondo, generally known as Chez Gacinya.

I stayed there for nearly 30 minutes, in a conference room without anyone asking me anything. And when I tried to ask questions, nobody replied to me. I was thereafter put back into the car, then we drove towards Kicukiro. Before arriving at the destination, two individuals in civil uniforms joined us. They sat one on my left and the other on my right. The vehicle continued towards the Nyanza forest. The area is located in the city suburb in the direction leading to Bugesera.

I remained in the car parked in that forest, and surrounded by people I didn’t know and who were not talking to me. From midday until late evening around 8:00pm. Around 6:00pm, a thought came to my mind telling me that these people were going to kill me in that forest. My body was going to be discovered the following day, on April 07, the day of comemorating the 94 genocide. Then I said (to my kidnappers) that if the problem was my song, I had discussed the issue with the president’s chief of staff and the senate’s vice president. Within a few minutes, the car left the forest and I was again driven to the office of the senate’s vice president. I met with the same officials as before, but there was a third one this time, the deputy police commissioner.

They told me that, on top of the song, for which I was accused, they had found in my phone a whatsapp discussion where I exchanged views with someone from the opposition. And it was true. I had a conversation with someone from the opposition, and in our exchange we were very critical of the government. I knew that the Rwandan government didn’t like to be criticised. And for me it’s not a crime to criticise a government.

During that second meeting in the office of the senate’s vice president, I was seriously insulted by the three present personalities, and threatened of being killed. I said sorry. I was then told that I needed to continue asking for forgiveness, but that this time they were not sure if I was going to be forgiven. I was then taken to the car. Once inside, I had my head and face covered with a black balaclava. The vehicle was running but I couldn’t know where we were going. Within minutes, I found myself in a room with a bed, in a residential house, and I stayed there for nine days. 

I was handcuffed 24/7. I ate once every two days. On this very day while I am saying this, I can’t tell where that house/ prison is located. Because each time I was taken out or coming in, my head and face were always covered. I got seriously questioned in that house, and on several occasions. On April 10th for example, meaning four days after the kidnapping, I was taken to the office of the deputy police commissioner, Dan Munyuza, I was beaten up by policemen who were there, I was lying on the ground and getting hit on my back. Thereafter I was taken to a room at the offices of the prime minister. I found there many VIPs from the government. They asked me as well many questions about my song and my whatsapp conversation with a member of the opposition.

Up until April 15th, I stayed locked up in the same secret safe house. It was the same day that I was brought in front of the media. The deputy police commissioner came to me and said that if I continued asking for forgiveness publicly and pleading guilty for all the accusations against me, for the period of investigation and hearing in front of the court, things would be easier for me. On the other hand, if I pleaded not guilty and started denouncing all the injustices I had been victim of, I was going to be sentenced for life imprisonment. And I was certainly going to die in prison. He continued insisting on me pleading guilty on that day, before I appeared in front of the journalists. He explained that pleading guilty and asking for forgiveness, that’s how things will get easier for you, but if you start challenging the authority, pleading not guilty or denouncing your kidnapping or torture and other illegal practices inflicted unto you, you will get a life imprisonment.

I agreed on the terms of the arrangement. To the media and the judge I said that I was sorry for my deeds, but I couldn’t help saying that I only discussed with someone my song. During my hearing, nothing related to the song was mentioned, but I know well deep down that it is central to the whole saga. It was farther to its launch that I had been arrested, even if they hadn’t traced that conversation (with someone in the opposition), they would’ve caused me problems. That had already occurred uniquely because of that song.

On April 15th, after addressing the press, I was taken to the public attorney without a lawyer. The public attorney gave me one day to find myself a lawyer. During my hearing, I always pleaded guilty as I had promised. And on February, 27th 2015 I was sentenced to 10 years of imprisonment. I was told that I was guilty of all the accusations against me, except being complicit in acts of terrorism. Within 30 days after the sentencing, I introduced an appeal to the High Court and I am still waiting (on October 6th, 2016) to hear from them.

This note is recorded on February 8th, 2017 at the Central prison of Kigali, called 1930. I am Kizito Mihigo, detained since April 2014. Recently, exactly on January 21st 2017, I received the visit of the General Police Commissioner, Emmanuel Gasana, who came alone and I chatted with him in the office of the prison’s director. He explained to me that the motive of his visit was to ask me if I didn’t have any message to transmit to the highest authority of the country. I told him that the only message for him was to ask for forgiveness and be allowed to get back into society and become active again, pursue my musical activities. He asked me a few questions about my case. He asked me among other things why I had dared discussing with a member of the opposition, which is the main official offence for my imprisonment. I replied that I was frustrated. I disagreed with some government policies and actions. And that on a personal level I had also had opposing views with some political personalities. He asked me if there wasn’t any other way of solving issues which didn’t involve discussing with the opposition. I replied that I hadn’t anymore trust in the government, and that I needed someone who could understand me. He asked me if I wanted the president to forgive me or a presidential pardon. I said yes. I wanted to be forgiven, but that I wanted to be allowed to pursue my artistic and christian work, which promotes peace and reconciliation. I explained to him that by advocating for peace and reconciliation as an artist, I would be contributing to the work of the government for national reconciliation. After around ten minutes of conversation, the police commissioner left without saying goodbye. The same way as he had come in and didn’t greet me. I didn’t know exactly the motive of his visit, neither who had sent him. 

In conclusion, in my view, my case is political, with fabricated evidence. For example, I didn’t know the individuals who were brought to testify against me. I only knew Cassien Ntamuhanga who was a journalist. I find that there wasn’t any connection between our cases. But the prosecution needed those false witnesses to prove that I was guilty. And the evidence of such manipulation is that the witness called Jean Paul indicated to the judge in the courtroom that the police had tortured him telling him that he had to plead guilty to make Kizito become guilty. It was a political case, without any respect for proper legal procedures. It was characterised by many illegal practices, including torture, kidnapping, unauthorised detention. The arrest procedure was also illegal. Normally, when someone is arrested, they are told the motive of the arrest and shown a legal document authorising it. This wasn’t the case in my situation.”

The list of the people in high positions of authority in Rwanda, from government officials, to security forces and civilians, who tortured Kizito Mihigo directly and or indirectly by giving orders, includes the following names. The list is not comprehensive.

abishi

Paul Kagame, Protais Mitali, Gerard Nyilimanzi, Ines Mpambara, Bernard Makuza, Athanase Ruganintwali, Aphrodis, Dan Munyuza, Jean de Dieu Mucyo, James Kabarebe, Karenzi Karake, Jack Nziza, Fred Ibingira, Rurayi Gasana, Jean Pierre Dusingizemungu, and Egide Gatera.

Source: The Rising Continent


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KAGAME a dissimulé les informations sur Corona Virus au Rwanda.

On ne pourra jamais faire confiance au régime de Paul Kagame. Une fois de plus le gouvernement est attrapé la main dans le sac. Il ne s’agit pas d’un sujet à prendre à la légère car ça concerne la santé publique.
En effet, le gouvernement de Paul Kagame a tenté de dissimuler les informations concernant la présence du virus sur le territoire rwandais. Le régime a annoncé le premier cas de Covid-19 au Rwanda le 14 mars 2020. Mais l’ambassade des Pays-Bas l’avait déjà annoncé le 12 mars 2020 – deux jours avant le gouvernement du Rwanda.
Certaines maisons de presse ont immédiatement publié les révélations de l’ambassade des Pays-Bas. En d’autres termes, le régime n’a pas pu cacher l’affaire une fois que les Néerlandais l’ont révélée et que les médias ont publié l’histoire. L’on ne sait pas encore comment l’ambassade des Pays Bas a été au courant de la présence du virus.
Tout ce qu’on sait est que  le régime subit beaucoup de pression ces derniers jours après l’assassinat de Kizito MIHIGO dans les locaux de la police où il était détenu provisoirement avant de répondre aux allégations de “tentative de s’exiler”. Une pétition a été mise en ligne pour demander les pays membres du Commonwealth de ne pas tenir le sommet de CHOGM (Commonwealth Heads of Governments Meeting) à Kigali suite aux abus multiples du pouvoir contre les droits de l’homme.
Ayant peur de rater l’opportunité d’accueillir ce sommet si important, le régime voudrait dissimuler toutes les mauvaises nouvelles, inclus le Coronavirus au Rwanda. Ainsi, Kagame  mettait en danger plus de douze millions de vies humaines pour soigner son image. C’est horrible!
COVID RWANL

Chaste GAHUNDE


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RWANDA Govt social media accounts used to “intimidate people” – US Government.

“Government-run social media accounts were used to debate and at times intimidate individuals who posted online comments considered critical of the government,” reads the 38-page report in part.

The report, compiled annually by the US State Department, also says the Rwandan government continued to monitor email and internet chat rooms.

It reads: “Individuals and groups could engage in the peaceful expression of views online, including by email and social media, but were subject to monitoring. There were reports that some individuals were arrested based in part on information obtained from email and internet monitoring.”

As for how much access Rwandans have to content online, the Americans, who are the single biggest bilateral donor to Rwanda, say there is notable restrictions of what we in Rwanda can see.

The report reads: “The government restricts the types of online content that users can access, particularly content that strays from the government’s official line, and continued to block websites.”

In May 2019, the minister of information and communications technology and innovation, Paula Ingabire, announced in Parliament the government planned to impose regulations on social media content so as to combat misinformation and protect citizens.

Minister of information and communications technology and innovation, Paula Ingabire  Musoni was instrumental in establishing censorship against critics.

The government blocked access within the country to several websites critical of its policies, including websites of the Rwandan diaspora.

According to a 2010 law relating to electronic messages, signatures, and transactions, intermediaries and service providers are not held liable for content transmitted through their networks.

Nonetheless, says the US report, service providers are required to remove content when handed a takedown notice, and there are no avenues for appeal.

 

Chris Kamo 


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US – trained rank among Kizito Mihigo’s assassins.

Testimonies about Kizito Mihigo’ death keep flowing in from all sides indicating who did what and in which circumstances it took place. The most important testimony comes from Kizito’s own audio recorded in 2016 and 2017 whilst in his detention facility also known as 1930 prison.

What we know so far:

Kizito’s assassination is a state’s crime. Green and Ward (2005) give us the most important definition of a state’s crime:

“illegal or deviant activities perpetrated by the state, or with the complicity of state agencies’. State crimes are committed by, or on behalf of nation states in order to achieve their policies”. 

The first mindest of the crime happens to be Mrs Ines MPAMBARA, a canadian of rwandan origin who as presidential cabinet director acted on orders from Paul Kagame, the president of Rwanda.

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Another prominent figure into this scandal is Lt Colonel Gérard NYILIMANZI, a US -trained military rank well known in ideological conferences aimed at trying to re-write the History based on fabricated stories and nonsensical myth-like  and virtual war expeditions that , he says, might have been carried out by Kagame and his rebel group.

He attended Karubanda Petit Séminaire in 1980’s, then Université Nationale du Rwanda where he studied English in Facult of Arts ( Faculté des lettres). He joined the Rwandese Patriotic Front (RPF) gorilla war and from 1994 he was promoted from Lieutenant to the rank of Major in 2005, to Lieutenant Colonel today. He also attended military training in the United States of America from where he is said to be brilliant.

Rwandans are longing for justice but are always confronted with a bunch of state agents armoured by political power such as Lt Colonel who are determined to take the wrong side of history. Time will come when they will have to answer for any single crime they committed.

 

Chaste Gahunde


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Rwandans would prefer Corona virus to Kagame!

akaga-94

Millions have perished in hands of Paul Kagame (AKAGA-94)

Worse than coronavirus (COVID-19), there is kagamevirus (AKAGA-94). His first victim dates back to 1994, Bill Clinton. The latter contaminated Habyarimana and Ntaryamira, they had less immunity and could not survive it. And then, millions of Rwandans and Congolese had it, an unnamed disaster!

Since then, kagamevirus kills non-stop, young and old, every day, every minute. He kills at night, he kills in broad daylight, and boasts of it. He kills from Uganda, he only knows how to kill and terrorize anyone who dares to resist him. Degrading detention centers are dedicated to him, these are in fact his palaces used to isolate the surviving victims, connected to a hope of medicine / miracle for healing.

Dear friends Microscopes, let’s quickly find the miracle molecule against akaga94! This is urgent!

François Munyabagisha

Source: https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Ffrancois.munyabagisha%2Fposts%2F10219588427753853&width=500“>FACEBOOK

A free translation from french by this blog’s admin


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