Perezida wa Mozambique Nyusi aherutse mu Rwanda kuza kubwira Paul Kagame ko akeneye ko ingabo zitwa iz’u Rwanda zijya muri Mozambique guhondagura inyeshyamba zo bita ngo ni umutwe w’iterabwoba.
Paul Kagame yahise yoherezayo batayo ebyiri zigizwe n’abasirikare 1,000.
Urwego izi ngabo zagiyemo muri Mozambique ni agahoma munwa:
Zoherejwe nk’ingabo za Paul Kagame ku giti cye. Kuko nta rwego rw’igihugu urwo arirwo rwose rwigeze rubigiramo uruhare. Urugero; abiyita intumwa za rubanda ntabwo bigeze bemeza cyangwa ngo bajye impaka kw’iyoherezwa ry’abana bu Rwanda kujya kumena amaraso yabo mu kindi gihugu no kureba inyungu u Rwanda rwazakuramo.
Nta munyarwanda numwe uzi amafaranga Paul Kagame acuruza ku isaha buri musirikare witabiriye imirwano.
Nta munyarwanda numwe uzi amafaranga Paul Kagame azajya yishyurwa kuri buri musirikare uzakomerekera ku rugamba rwa Nyusi, uzamugarirayo ndetse n’uzapfirayo.
Buri munyarwanda wese ufungutse ubwonko arabibona ko Paul Kagame asigaye ari mu bucuruzi bwo gucuruza abana b’u Rwanda nk’abacakara. Ibibaye kuri aba basirikare bagiye kwiyahurira Nyusi na Kagame byanabaye no ku bana b’u Rwanda boherejwe kwiyahurira ibirombe bya zahabu byahawe Paul Kagame na bampatsibihugu mu gihugu cya Central Africa.
Aba basirikare bafite ababyeyi, ariko ntanigipfumure Kagame azaha abababyeyi babyaye ibi bicuruzwa bye, aba basirikare bafite abagore n’abana, ibaze aba bagore bagiye kugirwa abapfakazi abana babo bakaba impfubyi baroshywe na Paul Kagame mu rugamba rwa Nyusi, rudafitiye ingungu u Rwanda, ahubwo rugamije kwinjiriza Paul Kagame wenyine akayabo k’amadorari.
Abanyepolitike cyane cyane abari mu gihugu kuki umuzimu wo gukunda igihugu utabakukiramo bakamagana ku mugaragaro aya marorerwa arimo gukorwa na Paul Kagame?
Kuki abarikare bakuru mu ngabo zitwa ngo ni iz’u Rwanda bakomeje kujejetwaho n’ubugwari?
Aya marorerwa akomeje gukorwa na Kagame arareba buri munyarwanda wese kandi agira ingaruka mbi kuri bose. Kuki abanyarwanda tudatsinda ubwoba tukarwanya ikibi?
Vendredi de gratitude: Felicula Nyiramutarambirwa, la pionnière
Felicula Nyiramutarambirwa
Pour ce vendredi de gratitude, je vous présente une femme hors du commun au nom de Felicula Nyiramutarambirwa que j’ai eu le privilège de connaître personnellement. Déjà très jeune, je me suis rendue chez elle avec sa sœur religieuse, Petite sœur Monica de Jésus. Elles habitaient une maison nichée dans un champ de bananier. Je n’ai jamais oublié mon passage en ce lieu car je n’avais jamais vu des bananiers aussi hauts et serrés en si grand nombre les uns sur les autres. Avec le vent, leurs feuilles faisaient un bruit énorme, le lourd bruissement produit par une véritable forêt de bananiers. Et non, ce n’était pas à Kibungo mais bien à Gitarama, dans la commune de Mukingi. Un bon souvenir que je garde dans ma tête avec celui de sa maman si accueillante et à l’affection débordante.
Telle mère, telle fille : je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi fort caractère, courageuse, charismatique, aimable, rassembleuse… bref une leader-née que Felicula Nyiramutarambirwa. Et son parcours est impressionnant. Elle était auxiliaire de l’Apostolat, ce qu’on appelait communément ‘’abakobwa ba Musenyeri’’. Elle fut professeure et directrice de l’École sociale de Karubanda à Butare, une école secondaire pour jeunes filles. Elle a quitté la direction de l’école quand elle fut élue Députée au Conseil National de Développement (CND) pour représenter la préfecture de Gitarama où elle remplit cette fonction avec brio, en vraie représentante du peuple.
Felicula Nyiramutarambirwa avait le courage de penser en dehors du système, de le remettre en cause, et surtout de modifier le statu quo. Elle n’avait pas peur de sortir des sentiers battus pour trouver des solutions innovantes. C’est pour cette raison qu’elle a bataillé, malgré l’échec de ses efforts, contre la dot à la rwandaise car elle considérait que la femme était traitée telle une marchandise. Elle avait une confiance en elle qui suscitait l’admiration. Felicula Nyiramutarambirwa savait ce qu’elle voulait et ce qu’elle pouvait apporter aux autres en faisant preuve d’un leadership orienté vers le résultat. Elle n’en considérait pas moins les avis des autres tout en nourrissant les relations personnelles qui construisent les équipes soudées par l’atteinte d’objectifs communs.
Félicula Nyiramutarambirwa montra son leadership, notamment, en réunissant les parents de quatre communes, Mukingi, Tambwe, Ntongwe et Kigoma de la région de Gitarama pour fonder en 1988 une école secondaire privée, le Groupe Scolaire Indangaburezi, de Ruhango. Son premier Directeur n’était autre que le journaliste de la VOA Venuste Nshimiyimana qui lança l’école avec 80 élèves alors qu’elle en compte aujourd’hui près de 2500, allant du cycle secondaire à l’université. L’église fournit le terrain et l’école fut construite à crédit par feu Ignace Rulinda (RIP) qui avait beaucoup d’affection pour Felicula Nyiramutarambirwa.
Felicula Nyiramutarambirwa fait partie des trois samaritaines qui ont eu l’initiative de venir en aide aux femmes du Rwanda en détresse en fondant l’organisation Umushumba mwiza – Le bon Pasteur. L’idée même en est attribuable à une autre grande dame au grand cœur, Thérèse Mujawayezu, qui en a fit part à son amie la Reine Gicanda Rosalie ainsi qu’à la Députée Felicula Nyiramutarambirwa. Les trois compères en ont recruté sept autres, dont trois prêtres, et ce sont ces dix âmes charitables qui en sont venus à créer l’association du Bon Pasteur.
Mais pour beaucoup, la réalisation la plus spectaculaire de Nyiramutambirwa est la création en 1987 au Rwanda, avec la complicité de près de 30 personnes, d’une institution de Microfinance appelée DUTERIMBERE. Cette dernière existe toujours et compte parmi les plus importantes au pays. Afin de bien saisir l’ampleur des retombés de ce projet et l’impact de Felicula Nyiramutarambirwa sur la vie des gens, il suffit de lire ces quelques mots de l’américaine Jacqueline Novogratz, fondatrice et PDG d’Acumen, une association à but non lucratif américaine pour aider les pauvres par la promotion de l’entreprenariat:
” 1986. Kigali, Rwanda. I am standing in a field on a blue-sky day, surrounded by tall, yellow sunflowers. I am a twenty-five-year-old former banker dressed in a flowery skirt, wearing flat, mud-speckled white shoes, my head filled with dreams of changing the world. Beside me is an apple-cheeked, bespectacled nun in a brown habit smiling broadly. Her name is Felicula, and I adore her for taking me under her wing. Along with a few other Rwandan women, she and I are planning to build the first microfinance bank in the country. Today, we’re visiting a sunflower oil-pressing business, the kind of tiny venture our bank might one day support. We plan to call the microfinance organization Duterimbere meaning “to go forward with enthusiasm.”
All I see is upside.
Kigali, Rwanda. I am standing at an outdoor reception on a starry night, surrounded by men and women in dark suits. I am the fifty-five-year-old CEO of Acumen, a global nonprofit seeking to change the way the world tackles poverty. Rwanda’s president, Paul Kagame, and his top ministers are at the reception to meet potential investors in a new $70 million impact fund Acumen is building to bring solar electricity to more than ten million low-income people in East Africa ”.
Ces mots sont extraits de son livre “Manifesto for a Moral Revolution”. Et voilà! Quoi dire de plus? Le Rwanda a de quoi être fier de cette femme exceptionnelle qui a changé la vie de beaucoup de gens de son vivant et même au-delà, jusqu’à aujourd’hui. Malheureusement, comme bien d’autres héros, Felicula Nyiramutarambirwa connut une fin tragique, en 1989. Elle est tuée dans un accident de voiture aux circonstances encore non élucidées. Peu de temps après sa mort, le directeur du Groupe Scolaire Indangaburezi a mobilisé les membres de l’organisation ainsi que d’autres rwandais pour mettre en place la Fondation Felicula Nyiramutarambirwa ayant pour objectif de poursuivre son œuvre d’éducation auprès des enfants rwandais.
Toutefois, alors que le communiqué annonçant la tenue de l’assemblée constituante de la Fondation venait de passer à la radio nationale et que des bienfaiteurs avait déjà commencé à verser leurs contributions, des responsables des Services de renseignements sont venus solliciter le report des assises. Le directeur a tout bonnement refusé. Par après, l’évêque de Kabyayi, Monseigneur Thaddée Nsengiyumva, s’est déplacé à Ruhango pour demander au directeur de reporter la création de la Fondation. Monseigneur Thaddée a également exigé qu’un autre communiqué soit transmis à la radio pour annuler la première annonce. On évoquait alors que la création de la Fondation pourrait entraîner des émeutes. Le régime soupçonnait également, sans chercher vraiment à l’expliquer, que le nouvel organisme risquait de jeter les bases à la création d’un parti politique qui pourrait fédérer les gens de la région de Gitarama.
Et voilà comment la paranoïa empêcha qu’une belle action voit le jour, et ce au nom de Felicula Nyiramutarambirwa. Qu’importe, ses œuvres d’hier à aujourd’hui parlent d’elles-mêmes. C’est l’une des femmes rwandaises qui, par ses actions remarquables, mérite que son nom figure avantageusement dans la liste des Héros du pays. C’est avec humilité que je vous demande de rendre hommage à cette dame aux valeurs humaines hors du commun. Une véritable inspiration pour les jeunes filles rwandaises. En ce qui me concerne, je salue son engagement en politique comme grande pionnière. Ce sont des femmes comme Felicula Nyiramutarambirwa dont nous avons besoin. Des femmes de conviction au service du peuple.
Controlling the historical narrative in Rwanda is key to the regime’s power
By Tom ZoellnerTom Zoellner is professor of English at Chapman University and the author of “Island on Fire: The Revolt That Ended Slavery in the British Empire.”July 12, 2021 at 6:00 a.m. EDT2
Tucker Carlson recently went on an attention-grabbing screed about how America’s history of racism gets taught. He garnered headlines by calling Gen. Mark Milley, chairman of the Joint Chiefs Staff, “stupid” and “a pig” for defending a class on the subject taught at the U.S. Military Academy. Carlson then made a comparison of America to another country that managed to be both absurd — and surprisingly apt:
“The question is, and this is the question we should be meditating on, day in and day out, is how do we get out of this vortex, the cycle, before it’s too late? How do we save this country before we become Rwanda?”
The absurd part is what Carlson was trying to say: that the teaching of critical race theory in schools and universities would lead to oppressed people of color picking up machetes to slaughter White people, an ethnic cleansing that would resemble the 1994 genocide in the small East African nation of Rwanda, in which 800,000 people were slaughtered at the urging of a government made up of the majority Hutu ethnicity.
Rwanda holds an important lesson for America’s culture wars today, but not in the way Carlson thinks. Rather, in Rwanda, political leaders have rewritten the country’s history to gain political power, just as the right wing is now attempting to do in the United States. In fact, the greatest asset of the dictatorship in today’s Rwanda is its mastery of the past. “Within Rwanda today, hegemonic power relies for much of its justification on a certain reading of history,” the Smith College scholar David Newbury has concluded.
UN Human Rights Council: Universal Periodic Review Adoption – Rwanda
The UK’s International Ambassador for Human Rights, Rita French, delivered this statement during the Universal Periodic Review Adoption for Rwanda.
Thank you, Madam President.
The United Kingdom welcomes Rwanda’s engagement with the UPR, including collaboration between the Government and civil society on human rights. The UK reiterates its commitment to work constructively with Rwanda to support UPR implementation.
The UK is pleased that Rwanda fully supports our recommendation to protect and enable journalists to work freely, without fear of retribution, and ensure that State authorities comply with the access to information law. This is an important step to promote freedom of speech, including allowing space for critical voices.
We regret that Rwanda did not support our recommendation, which was also made by other States, to conduct transparent, credible and independent investigations into allegations of human rights violations including deaths in custody and torture.
We welcome that Rwanda accepted recommendations from other countries on combatting human trafficking, but we were disappointed that Rwanda did not support the UK recommendation to screen, identify and provide support to trafficking victims, including those held in Government transit centres. In recognising the progress made by Rwanda, the UK encourages Rwanda to submit an optional mid-term report to provide an update on implementation of recommendations, between reviews.
Vu les articles 46, 50, 51 et 52 des statuts du parti adoptés le 28 avril 2013 concernant les prérogatives du Congrès du Parti Ishema du Rwanda et les articles 59, 60, 61 et 62 du Règlement d’ordre intérieur du 28 janvier 2018 en sa dernière version ;
Nous Abataripfana et Indemyarugamba réunis en congrès ordinaire du Parti Ishema tenu du 1er au 3 juillet 2021 ;
Après de longues discussions et des échanges constructifs sur les problèmes cruciaux auxquels font face les Rwandais aujourd’hui, problèmes résultant essentiellement de la dictature fondée sur le mensonge et la terreur, dictature qui tue, terrorise, appauvrit, vole et spolie le peuple rwandais ;
Ayant constaté que le parti unique FPR-Inkotanyi a pris le pouvoir par les armes et instrumentalise le génocide pour s’éterniser à la tête du pays au détriment des valeurs et principes républicains et démocratiques que le peuple a adoptés ;
Faisant état de la situation que les hommes et femmes politiques de l’opposition endurent au quotidien, leurs droits étant bafoués, qu’ils sont terrorisés, accusés injustement, emprisonnés, portés disparus et/ou assassinés ;
Vu que le parti FPR-Inkotanyi a choisi de gouverner le pays selon le modèle du régime monarchique révolu, ignorant à dessin les exploits des Pères de la République et leur lutte acharnée finalement couronnée par le Référendum du 25 septembre 1961 qui a confirmé la volonté du peuple de rejeter la monarchie et ses pratiques tyranniques ;
Vu qu’aujourd’hui ce même peuple est de nouveau privé des acquis de la République ;
Rappelant au peuple rwandais que le parti FPR-Inkotanyi a montré son intention de fermer l’espace politique à jamais en nous refusant à deux reprises l’entrée au pays pour participer à la vie politique bien que cela soit notre droit inaliénable reconnu par la Constitution du Rwanda et les accords internationaux ratifiés par le Rwanda ;
Le Congrès décide de ce qui suit :
Ne jamais renoncer au droit d’aller mener notre lutte politique au Rwanda jusqu’à ce que le pouvoir soit remis entre les mains du peuple. Nous refusons de donner au FPR le CADEAU PRECIEUX d’abandonner le combat pacifique pour la démocratie.
Participer à toutes les élections. A cet effet, nous élisons et présentons au peuple rwandais et au monde entier le candidat qui représentera le parti Ishema aux élections présidentielles prévues en 2024 en la personne de Madame Nadine Claire KASINGE.
Présenter au peuple notre projet “Démocratie des jumeaux” amélioré afin de mettre fin au cycle vicieux rwandais de violences basé sur le manque de la volonté politique de partager le pouvoir entre hutu et tutsi.
Le Congrès demande :
a. Aux organisations internationales : L’organisation des nations unies (ONU), L’Union africaine (UA), L’Union Européenne (UE) et toutes les autres organisations de nous soutenir dans notre lutte de mener le Rwanda à un changement pacifique nécessaire.
b. A tous les hommes et femmes politiques rwandais de se rallier à notre cause pour l’ouverture du terrain politique au Rwanda jusqu’à ce que le pouvoir soit remis entre les mains du peuple.
Je ne suis pas politicienne. Je veux seulement partager avec vous la souffrance d’un homme, un orphelin enfant qui avait reussi à s’en sortir, mais qui se retrouve detenu injustement au Rwanda à cause de ses idées pleines de vérité, d’unité, d’amour et de réconciliation. Le cas de Karasira n’est pas un cas isolé au Rwanda. Kizito nous a déjà quitté, Niyomugabo n’est plus de ce monde également. Quant à Ntamuhanga, est-ce qu’il respire encore? Bahati, où est tu?
Idamange est ce que tu seras condamnée pour ton dévouement aux plus déminus? Notre mère Teresa!
Ils ont en commun d’être des orphelins de génocide. Ils sont si généreux avec un coeur en or. Pour eux, tous les rwandais sont égaux quelque soit leur ethnie et nous sommes tous enfants de Dieu avant d’être rwandais. Ils demandent un traitement égal et équitable de tous les rwandais sans distinction ethnique et social. Ils sont remplis d’humanité. Pour eux, il n’y a pas de vraie réconciliation sans la vraie vérité. Malheureusement, la plus part d’entre eux croupissent en prison au Rwanda aujourd’hui à cause de leur humanité. D’autres ont été assassinés ou sont portes disparus.
Dans un monde idéal, vous recevriez des prix nobels. Karasira aurait eu son propre labo de recherche et plein de prix, il se serait marié mais je suis sure que sa femme lui aurait reproché d’être trop au service des autres et de l’oublier avec ses enfants. Je suis triste encore car Karasira nous a dit souvent qu’il est hors de question pour lui de se marier et fonder une famille tant qu’il serait au Rwanda surtout à cause de la tragédie familiale qu’il a connu et il ne veut pas imposer la même souffrance qu’il vit à ses anges innocents qui n’ont pas demandé à venir au monde dans un enfer qui est le quotidien. Qui peutt le blamer pour ça? Il ferait un pére parfait dont chaque enfant serait fier! Kizito aurait eu de beaux enfants et sa maison aurait été égaillé de joie et de bonheur avec des chants de louange avec des voix magnifiques de ses petits princes et princesses. La beauté physiquement de sa femme et sa generosité auraient rendu son foyer plus heureux encore. Pendant quelques instants, il m’arrive de rêver de cet avenir merveilleux qu’on leur a volé et privé.
Pourquoi tant de mal? pourquoi tuez vous et emprisonnez ces princes et princesses de coeur?
Tu as dit à Shyaka qu’il ne faut pas pleurer dans les moments difficiles pourtant il m’arrive de pleurer quand je pense à tout le mal que le système politique et la mauvaise gouvernance au Rwanda t’ont fait à toi et à ta chère famille. Que tes êtres chers continuent de réposer en paix. Je me sens dépassée par la cruauté de l’homme. Les génocides commis au Rwanda, c’est la plus grande honte mondiale.
Tristesse et découragement m’envahissent. Tu n’aurais pas dû naître dans le mauvais pays le Rwanda, un pays si beau mais trop de sang y a coulé et ça continue. Cette tâche rouge salisse cette beauté naturelle.
Mon dernier hommage à toi mais tu es dans mes pensées tous les jours et je supplie le ciel que tu sois libéré vite. Tu n’as tué, ni volé personne.
Ton seul crime est d’avoir dit la vérité. Pourquoi est ce que l’être humain est si méchant, comment peu t -on faire du mal à un orphelin? Vouloir le tuer pour la deuxième fois?
Le chemin de croix de Karasira: Ses parents ont été soupçonnés d’être des espions du FPR dans les années 90 après l’attaque du FPR et rejetés par ses voisins qui se sont donnés à cœur joie à massacrer le jardin familial. Se sentant menacée et en insécurité, la famille a dû déménager par peur que le pire n’arrive. Pire qui arrivant quelques années plus tard par le Fpr qui pourtant censé avoir arrêté le génocide a tué les parents tusti de Karasira et sa soeur et le laissant depourvu et abondonné à lui même. Son petit frère Aimé qui a survecu avec lui en a gardé des sequelles et troubles pyschologiques irreversibles. Grandir sans sa mère et son père, lui qui n’avait que deux ans l’ont privé d’un accompagnement affectif, émotionnel et soutien dont tout enfant a besoin. Aimé n’est pas mort physiquement mais il semble être détruit psychologiquement à tout jamais et vit dans la plus grande peur et peur plus intense encore depuis que son grand frère KARASIRA Aimable qui represente à la fois la figure paternel et maternel qu’il a perdu a été emprisonné injustement.
Encore une fois, Aimé se retrouve seul au monde et orphelin pour la deuxième fois. Mais Dieu n’oublie pas ses enfants surtout les orphelins.
Assassinat des parents, frères et sœurs par le FPR, rejet social et professionnel, emprisonnement abusif pour le faire taire.
Karasira est un orphelin, un activiste, juste et humble de cœur et plein d’humanité. Il y a quelque chose de rare dans ses vrais victimes du génocide rwandais: ils sont pleins d’amour et sont sans rancune. Ils ont compris que tous les politiciens sont tous les mêmes et il vaut mieux s’en éloigner et vivre en paix et en harmonie avec ses compatriotes, voisins et même la diaspora politique et économique. Karasira dit souvent que personne ne peut être l’ ennemi de son pays natal ou d’adoption. Les gens sont seulement contre le mauvais système politique de gouvernance.
Les politiciens ne pensent qu’à leurs propres intérêts et sont champions de promesses non tenues. Que du bla bla comme le dit Tiken Jah et le petit peuple en paye le plus lourd.
Il a pu étudier grâce à sa motivation et devenu professeur d’informatique à l’université nationale du Rwanda. Il n’a reçu aucun soutien quelconque pour ses études et a été jusqu’à aujourd’hui victime de discrimination du fait des assassins de sa famille quand il était à l’école, dans le monde professionnel et social. Seul au monde, il se réfugia alors dans l’écriture des chansons et fut rappeur. Beaucoup le connaissent sur le surnom de professor nigga avec un style particulier.
Malheureusement, il fut renvoyé de son poste de professeur à l’université au Rwanda à cause de sa liberté de penser sur sa chaîne youtube qui avait pour objectif d’informer le peuple sur la vérité de l’histoire du Rwanda et chercher du soutien financier aux plus démunis tout en contribuant à la construction de l’unité du peuple rwandais fondée sur la vérité. Du fait d’avoir été victime de deux systèmes politiques, cela lui a permis de savoir la valeur de l’autre sans différenciation ethnique et que la division éthinque est mise en place pour diviser et manipuler le peuple.
Karasira n’est pas un politicien, il n’a aucune affiliation politique. Je dirai plutôt un grand penseur. Le Rwanda a la chance de t’avoir.
Avec son franc parler, il critique sans ménager mais de façon constructive le FPR, l’ancien régime et l’opposition qui travaille en exil aujourd’hui. Il déteste les inégalités, l’injustice, le mensonge et l’hypocrisie. Ses critiques s’accompagnent de plans d’action d’amélioration. Il fait parti de rares rwandais dont le Rwanda n’aura plus jamais encore. Nous sommes fiers et reconnaissants envers Dieu de t’avoir au Rwanda. Qui sait notre futur Mandela.
C’est aussi un grand artiste. Je vous fais découvrir et partager une de ses chansons que je ne cesse d’écouter depuis ce weekend bien que certains d’entre vous la connaissent déjà:” Gondowana”.
Il y a une traduction en français pour ceux qui ne parlent pas le Kinyarwanda.
Ses chansons sont parfois philosophiques et remplies d’une intelligence incroyable. Cette chanson a été écrite et chantée par Karasira lui-même. On peut entendre cette humanité et cet amour dans cette voix si douce et si tendre dans cette chanson.
Bien que les systèmes politiques au Rwanda l’aient dépouillé et volé ce qu’on a de plus cher au monde: ses parents, frères et sœurs et aujourd’hui, il est détenu au Rwanda par le système politique en place qui veut le faire taire car ils doivent considérer notre apôtre de la vérité KARASIRA Aimable comme une menace contre leur abus de pouvoir et alienement du peuple et son exploitation. Karasira reconnaît pourtant qu’il y a quelques progrès positifs mais tout n’es pas si rose que ça aux pays de Milles collines. Un grand travail de réconciliation reste à faire et il détecte les inégalités sociales comme une menace dangereuse qu’il ne faut pas négliger qui pourrait provoquer le soulèvement du peuple exploité et du sang va encore couler.
Son plus grand crime est d’avoir révélé au monde que le système politique en place aujourd’hui au Rwanda a assassiné ses parents et sa sœur.
Bienvenus au Gondwana,
Bienvenus au Gondwana (en Kinyarwanda)
Igihugu kitabaho Kiri mu bitekerezo Oh Bya Karasira
Muri Gondawana humana rights ni inzozi Democratie nay o ni inzozi Gushimuti i agakino Akarengane ni agakino Muri Gondawana, hari abarya ntibahage Bazarya n’akataribwa
Bienvenus au Gondwana version française Un pays qui n’existe pas Un pays imaginaire Oh Bya Karasira
Gondawana, Gondawana Gondawan tu es incroyable Gondawana Gondawana Gondawana Rien n’est jamais pareil (2X le réfrain)
La plupart des habitants du Gondawana sont malheureux, seulement une petite minorité est épanouie Être contre le système, c’est commettre un sacrilège Au Gondawana, l’histoire est écrite par ceux qui ont ont pris le pouvoir par les armes.
Gondawana, Gondawana Gondawan tu es incroyable Gondawana Gondawana Gondawana Rien n’est jamais pareil (2X le refrain)
Au Gondwana, les lois ne sont pas respectées, on pratique plutôt l’abus de pouvoir. Tout est basé sur le mensonge Seulement le mensonge. Au Gondwana, chacun est espion de l’autre Chacun surveille l’autre.
Gondawana, Gondawana Gondawan tu es incroyable Gondawana Gondawana Gondawana Rien n’est jamais pareil (2X le refrain)
Au Gondawana, les droits de l’homme n’existent pas La Démocratie est un rêve, Les enlèvements sont un jeu L’injustice est un jeu Au Gondwana, il y a certains qui mangent et qui ne sont jamais rassasiés Ils mangeront même le fruit défendu.
Gondawana, Gondawana Gondawan tu es incroyable Gondawana Gondawana Gondawana Rien n’est jamais pareil (2X le refrain)
Bienvenus au Gondwana, Un pays qui n’existe Qui est dans mon imagination Oh par Karasira
Dushingiye ku ngingo za 46, 50, 51 na 52 z’Itegeko-shingiro ryo kuwa 28/4/2013 zigena ububasha n’inshingano za Kongere y’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda, n’ingingo za 59, 60, 61 na 62 z’Itegeko Ngengamikorere ryo kuwa 28/01/2018 nk’uko ryavuguruwe kugeza ubu,
Kutava ku izima ngo duhare uburenganzira bwacu bwo kujya gukorera politiki mu Rwanda kugeza ubutegetsi busubijwe Rubanda. Bityo ntituzigera na rimwe tuzibukira urubuga rwa politiki nk’uko Inkotanyi zibyifuza.
Guhatanira ubuyobozi bw’igihugu mu matora yose. Dutoye kandi tweretse rubanda Umukandida uzahagararira Ishyaka Ishema mu matora y’Umukuru w’igihuguku azaba mu mwaka wa 2024, ari we Madame NADINE Claire KASINGE.
Tuvuguruye umushinga wa Demokarasi y’impanga mu rwego rwo kurangiza burundu amakimbirane ashingiye ku kunanirwa gusangira ubutegetsi hagati y’Abahutu n’Abatutsi.
Les accusés de génocide en comparution devant les juges Gacaca
Introduction
Quand on parle de procès de génocide commis contre des Tutsis, on im plique implicitement des Hutus qui ont été jugés et condamnés à des années de prison. Evidemment, c’est compréhensible car les victimes étaient en général des Tutsis proches de ceux qui avaient attaqué le pays en 1990 et qui gagneront la guerre après 4 ans de lutte. Cependant, étant donné les abus auxquels se livreront les juges, certains Tutsi honnêtes refuseront d’être de faux informateurs et seront punis. Qu’est-ce qui a poussé ces vaillants hommes à transcender les clivages ethniques et à rester intransigeants bon gré mal gré ? Ces lignes abordent succinctement cette rare réalité.
1.Les faits
Safari est tutsi et certains de ses frères sont partis rejoindre la rébellion du FPR et le quartier en est conscient car ces jeunes ne sont plus visibles dans le quartier des pauvres de Kiyovu.
D’ailleurs son petit frère aura joué un grand rôle dans la libération de certaines victimes qui séjournaient à la paroisse Sainte Famille car comme il habite dans la localité, il leur a montré les chemins les plus discrets.
Dans sa cachette, Safari était avec d’autres Tutsis, dont un vieil homme qui lui a donné son testament lui demandant de le transmettre à ses enfants s’il en sort vivant; Safari fait de même.
Soudain, une bombe disperse les fugitifs et le vieil homme est ensuite tué mais Safari en sort indemne.
Lors des procès gacaca, Safari qui a recouvré ses fonctions de président laïc de la paroisse Sainte Famille et ayant épousé une femme hutue est appelé à témoigner contre les hutus qui ont tué des personnes dans leur quartier. Il a révélé ce qu’il savait mais il a refusé de témoigner contre des accusés innocents et cela a déclenché la colère de certains extrémistes qui se sont mis à le scruter et ont découvert qu’il ne peut pas jouer leur jeu tant que sa femme est une hutue et qu’il s’attache à l’église catholique dont le rôle dans le génocide est évident selon eux.
Ils en profitent pour exploiter le testament qu’il a reçu du vieillard décédé et lui demandent d’expliquer les circonstances de sa mort en mettant de côté le fait qu’il a été tué plus tard lorsque le fugitif avait été dispersé par les bombes. Il est condamné à 17 ans de prison. de prison et à 19 ans en appel.
K.S est un habitant tutsi de Bumbogo dans la campagne de Kigali, aujourd’hui district de Gasabo dans la ville de Kigali. Lors du procès de Kamuhanda Jean de Dieu qui était ministre dans le gouvernement nommé après le crash de l’avion du président Habyarimana Juvénal, le ministère de la justice l’a invité à faire partie des témoins qui déposaient devant le TPIR. Il répondit qu’il était chrétien et qu’il ne connaissait pas cet homme et qu’il n’avait rien à témoigner sur son cas. Les agents du ministère lui ont dit qu’ils étaient au courant mais qu’il était mieux indiqué car il est originaire de la même région que l’accusé et que ce fait suffit à convaincre le juge et mieux encore qu’ils lui livreront ce qu’il dira devant le tribunal. Il a catégoriquement rejeté l’offre et est rentré chez lui. Lors des procès Gacaca de leur région, il est étonnamment accusé d’avoir aidé des criminels hutus lors du génocide et il est condamné à 17 ans de prison. Sa fille que nous avons rencontrée a raconté que le père n’a pas été jugé pour faits de génocide étant donné qu’il s’était caché avec d’autres Tutsis en fuite et n’a commis aucun acte de complicité mais il est vraiment puni pour avoir entendu des secrets d’Etat et n’avoir pas accepté la mission qui lui a été confiée ; que l’emprisonnement est inférieur à ce qu’il devrait subir pour une telle inconduite vis-à-vis du régime.
M.J.P est un Tutsi rescapé du génocide et était dans une session Gacaca qui remplissait les listes des accusés de génocide dans le secteur Mutete et un faux témoin l’a cité parmi les victimes d’un voisin qui a été dénoncé. Demandant la parole, il réfuta toutes les déclarations du témoin et comme preuve tangible; il déclara que le nom d’une victime prétendument tuée lui appartenait et invita le tribunal à éviter de telles personnes car elles serviraient à tromper toutes les décisions attendues de lui. Lors du procès des Gacaca, MJP. est accusé d’avoir assisté à une réunion de milices Interahamwe qui préparaient des tueries dans la région ; cet ancien faux témoin dont les déclarations avaient été réfutées fait partie des témoins l’accusant de faits et il est condamné à 10 ans de prison.
Les illustrations sont nombreuses, mais ces trois suffisent à rendre compte du phénomène oublié.
2.Analyse
Ce cas précis des Tutsis qui n’ont pas accepté l’instrumentalisation des procès gacaca pour réprimer tous les Hutus comprenant même des innocents est une autre preuve tangible de l’échec de ce système extrajudiciaire gacaca. En effet, les opposants aux gacaca craignaient que le recours aux juridictions gacaca – traditionnellement réservées aux petits litiges civils – ne minimise la gravité des crimes. Certains se sont également demandé si les citoyens ordinaires, souvent sans instruction et sans formation juridique formelle, avaient les compétences nécessaires pour gérer les procès et appliquer correctement les lois nationales. D’autres craignaient que les parents et amis ayant des liens étroits avec la communauté ne soient indûment influencés et fassent preuve de partialité dans leurs décisions, créant ainsi de nouveaux conflits et tensions.
Les partisans des gacaca se sont opposés à ces réserves et ont finalement gagné. Ils ont souligné que l’utilisation des gacaca pour les crimes de génocide ne banaliserait pas les crimes, mais forcerait plutôt les communautés à traiter les crimes au niveau où ils ont été commis et aiderait à mettre fin à l’impunité localement. Ils ont également fait valoir que les citoyens ordinaires pourraient être formés pour appliquer correctement la loi et pourraient recevoir l’assistance d’avocats si nécessaire. Certains membres ont déclaré que la tenue des procès en public réduirait le risque que les juges prennent parti et découragerait les membres de la communauté de faire de faux témoignages. Dans leur réflexion, les avantages de l’utilisation des gacaca pour individualiser la culpabilité, pour dissiper l’idée que tous les Hutus ont commis un génocide et pour donner aux Rwandais ordinaires un rôle actif dans la justice pour le génocide l’emportaient de loin sur toutes les limitations potentielles.
Cependant, de nombreuses lacunes peuvent être attribuées au compromis le plus important fait en choisissant d’utiliser les gacaca pour juger les affaires de génocide : la restriction des droits à un procès équitable de l’accusé. Bien que ces droits soient garantis à la fois par le droit rwandais et le droit international, les lois gacaca n’ont pas mis en place de garanties adéquates pour garantir que tous les accusés comparaissant devant les juridictions gacaca bénéficieraient d’un procès équitable. Les lois gacaca ont tenté de trouver un équilibre en protégeant certains droits, notamment le droit d’être présumé innocent jusqu’à preuve du contraire ; en modifier d’autres, comme le droit de disposer d’un temps suffisant pour préparer sa défense ; et sacrifier complètement les autres, y compris le droit à un avocat. Des dizaines de cas mentionnés montrent comment ces manquements à une procédure régulière ont directement contribué aux irrégularités des procès gacaca. Le gouvernement a fait valoir que les droits traditionnels à un procès équitable n’étaient pas nécessaires parce que les membres de la communauté locale – qui ont été témoins des événements de 1994 et savaient ce qui s’était réellement passé – participeraient aux procès et interviendraient pour dénoncer les faux témoignages d’autres membres de la communauté ou la partialité des juges. Contrairement à ces attentes, cependant, les Rwandais qui ont été témoins de procédures injustes ou partiales ont décidé de ne pas s’exprimer parce qu’ils craignaient les répercussions potentielles (allant des poursuites pénales à l’ostracisme social) et ont plutôt participé passivement au processus gacaca. Sans une participation populaire active, les procès étaient plus facilement manipulés et ne révélaient pas toujours la vérité sur les événements qui se sont passés au sein des communautés locales.
Conclusion
Certaines personnes courageuses se sont échappées du panier ethnique et ont combattu sans crainte l’injustice à leurs risques et périls comme c’est le cas de Karasira qui fait face à des poursuites pénales pour avoir dit la “vérité”. Et ce cas de Tutsi qui a rejeté le mensonge commun est un fait supplémentaire aux multiples lacunes et échecs des procès pour génocide qu’il importe de dénoncer haut et fort: violations fondamentales du droit à un procès équitable et limitations de la capacité des accusés à se défendre efficacement ; une prise de décision erronée (souvent causée par les liens des juges avec les parties dans une affaire ou des idées préconçues sur ce qui s’est passé pendant le génocide) conduisant à des allégations d’erreurs judiciaires ; des affaires fondées sur ce qui semblait être des accusations inventées de toutes pièces, liées, dans certains cas, à la volonté du gouvernement de faire taire les critiques (journalistes, militants des droits humains et fonctionnaires) ou à des différends entre voisins et même parents ; l’intimidation des témoins à décharge par des juges ou des fonctionnaires ; corruption des juges pour obtenir le verdict souhaité ; et d’autres irrégularités graves de procédure.