Category Archives: Human rights

RWANDA : Kagame décide d’exposer son peuple au Corona Virus!

RWANDA : LE GOUVERNEMENT EXPOSE SA POPULATION AUX RISQUES DU CORONA VIRUS

Depuis le lundi 16 mars 2020, la ville de Kigali a repris l’opération de démolition de maisons dans les quartiers pauvres de la capitale pour laisser la place à de riches promoteurs immobiliers. Les propriétaires sont obligés de démolir leurs maisons sous la supervision des autorités locales, de la police et du célèbre DASSO (service de sécurité de l’administration du district). Les autorités locales embauchent des démolisseurs lorsque les propriétaires osent résister.

Les victimes en appellent à toute personne qui peut plaider en leur nom. Elles dénoncent le processus qui a abouti à la destruction de leurs maisons et accusent les autorités de « les vendre aux riches », violant les lois du pays, y compris la Constitution (article 34) qui stipule que la propriété privée, qu’elle soit la propriété individuelle ou collective, est inviolable. Le droit de propriété ne doit pas être empiété sauf dans l’intérêt public et conformément aux dispositions de la loi. Il doit y avoir une compensation appropriée.

Or, les autorités ordonnent la destruction de ces maisons sans compensation appropriée. Selon les dires de la population, elles ont procédé à une évaluation arbitraire des propriétés il y a trois ans, et n’ont jamais payé les frais d’indemnisation arrêtés. Les propriétaires sont sommés de déguerpir contre 90 000 francs rwandais (94 $ US ou 80 £ UK), supposés être un loyer de trois mois en attendant que des maisons soient trouvées pour les victimes. Cette somme est illusoire car elle ne suffit même pas pour un loyer d’un mois : la demande étant de loin supérieure à l’offre, les prix de location ont flambé.

Par ces destructions sauvages, des familles entières sont jetées dans la rue, en cette période de fortes pluies au Rwanda et où tout le monde doit prendre des mesures restrictives pour se protéger contre la pandémie de coronavirus.

De même, les enfants de ces familles sans abri ne peuvent pas aller à l’école et courent un risque très important de tomber malade à cause des conditions de vie.

Dans la vidéo ci-dessous, on entend une dame crier en disant qu’elle a 5 enfants, que le mari l’a abandonnée et qu’elle est revenue  de la République démocratique du Congo en tant que réfugiée tutsie sans aucun parent au Rwanda. Elle n’a pas d’autre endroit où aller sauf retourner en RDC.

Des informations plausibles font état des arrestations de personnes qui ont osé dénoncer cette barbarie auprès des journalistes. Elles sont susceptibles d’être inculpées en vertu des articles  de la Constitution qui condamnent la diffusion de fausses informations ou propagande susceptible de provoquer une opinion hostile au gouvernement (art. 194) ; de provoquer des soulèvements ou des troubles au sein de la population (art 204) ou d’entraîner des manifestations illégales (art 225).

Il est utile de souligner que par ces agissements, le gouvernement expose ces familles au risque de virus corona Covid-19 et aurait dû retarder cette opération qui ne requiert aucune urgence. En effet, il est cynique, voire criminel que le gouvernement rwandais puisse envoyer des familles entières errer  tout en donnant des directives de confinement à cause du corona virus.

L’on ne le dira jamais assez mais le gouvernement rwandais vient encore de dévoiler son vrai visage. Il a érigé l’injustice en mode de gouvernement et affiche le mépris total à l’État de droit et une inhumanité envers les plus vulnérables que sont les enfants, les mères allaitantes, les  personnes âgées.

Dans des interviews diffusées par des chaînes de TV en ligne, la population précise que les promoteurs immobiliers qui ont acheté le terrain sont représentés par un certain Karera  Dennis, ancien directeur de la police nationale, grand frère du ministre de la Justice Johnston Busingye et homme de main du président Kagame.

De fait, au lieu d’avoir de la compassion pour ces pauvres qui n’ont plus de logis, le président Kagame a donné une réponse qui laisse plus d’un pantois. Il a dit :

« En fait ailleurs, ils apportent des machines à chenilles «tinga tinga», des  bulldozers, ils soulèvent la maison et ses occupants et ils jettent le tout quelque part ». De là à lier cela aux dires des habitants lésés que la démolition vise également à tracer une route destinée à désengorger l’école privée Green Hills de la première dame, il n’y a qu’un pas.

Il n’est tard pas pour le gouvernement rwandais de se ressaisir et de réparer le plus tôt possible les torts causés à ces personnes qu’il a réduites au statut de sans-abris, sans parler de risques sanitaires auxquels il les expose.

Gaspard Musabyimana

Source: www.musabyimana.net 


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Paul KAGAME uri GAHINI: amaraso ya Kizito azaguhame n’urubyaro rwawe.

Inkuru y’urupfu rwa Kizito MIHIGO ikimara kumenyekana, abantu benshi bagize ikiniga, umujinya, uburakari n’akababaro karenze. Padiri Thomas NAHIMANA yasubiyemo amagambo Imana yabwiye Gahini akimara kwica mwenenyina Abeli.

Source: Umutaripfana TV 


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Mort de Kizito: Les diplomates belges mis en question.

Ça fait déjà un mois après la mort de l’artiste célèbre rwandais retrouvé pendu dans sa cellule de détention. Le gouvernement rwandais a avancé et confirmé l’hypothèse de suicide, mais les analystes différents, les observateurs avisés et les experts mettent en cause cette assertion gouvernementale. Pour la majorité, il s’agissait bien d’un meurtre. Immédiatement après l’annonce de cette nouvelle terrifiante, les émotions douloureuses et la colère ont été suivies de condamnation consensuelle de l’auteur de ce crime. A l’heure qu’il est, l’on sait que c’est un crime d’état dont le commanditaire est bien sûr Paul Kagame, le chef de projet, Inès Mpambara et les logisticiens, Lt Colonel Gérard Nyilimanzi et Theos Badege , entre autres. Les complices de ce crime sont nombreux mais jusque là, qui aurait cru l’implication des diplomates?

Les belges pointés de doigts. 

D’après le Vif dans harcelé jusqu’à la mort  , Kizito aurait été à l’ambassade de Belgique à Kigali pour demander l’asile suite aux intimidations et menaces qui pesaient sur sa personne. Seulement, un conseil lui a été donné de demander le visa à l’ambassade de Bujumbura. Connaissant la situation du Rwanda et la façon dont les mouvements son contrôlés, les diplomates belges sont sans savoir le risque auquel ils exposaient Kizito Mihigo. 

Les internautes s’indignent

Les discussions à ce sujet se multiplient sur les réseaux sociaux (1) et tous les intervenants pensent que l’ambassade de Belgique n’a pas fait tout en son pouvoir, et selon certains, une simple visite à Kizito ou une déclaration aurait suffi pour sauver sa vie.

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Une comparaison est faite entre le cas de Kizito Mihigo et celui de Bosco NTAGANDA aujourd’hui détenu à la Cour Pénale Internationale de La Haye. Ce dernier avait demandé le refuge à l’ambassade des Etats Unis à Kigali car sa vie était en danger. Ou encore le cas de Patrick HABAMENSHI, ancien ministre dans le gouvernement de Kagame qui avait tenté de se réfugier à l’intérieur de l’ambassade du Canada. 

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Il est sûr que si les diplomates belges étaient intervenus à temps, Kizito serait encore en vie. S’ils ne peuvent pas être amenés à s’expliquer devant la cour de justice pour non assistance à la personne en danger, l’opinion publique les a déjà condamnés. L’histoire ne l’oubliera jamais.

Chaste GAHUNDE

(1) Propos recueillis du Facebook le 20/03/2020. 


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James MUNYANDINDA writes to Ange KAGAME

Dear Madam Ange Kagame,
Covid 19 pandemic is not a big issue in Rwanda than your father Paul Kagame. Take an example, until now, COVID 19 had killed about 7,500 people around the globe.
But your father Paul Kagame had killed over 1 million people before and during the 1994 genocide in Rwanda, he Killed thousands of Hutus in Kibeho refugee camp in 1995 in Rwanda, and the same father of you killed over 6 million people in DR Congo.
Your father committed Hutu genocide in 1996-1997 according to the UN Mapping report of 2010.
Your father Killed his former boss General Fred Gisa Rwigema, he also assassinated former president Juvenal Habyarimana, Seth Sendashonga,Colonel Lizinde, Colonel Patrick Karegeya,Major Kiza,Dr Gasakure, and many others.
He attempted to assassinate General Kayumba Nyamwasa several times in South Africa and he recently killed our beloved Celebrity singer Kizito Mihigo.
Do you really think that COVID 19 pandemic is dangerous to Rwanda public than your father?
Don’t you see that your father Paul Kagame is actually a real pandemic to Rwandans?
Don’t you see that instead of joining World Health Organisation (WHO) campaign for educating people to clean their hands that you should instead join Rwandans to fight the actual pandemic which is your father?
We need to see you directing your efforts in fighting the horrible behaviours of your father of murdering innocent Rwandan people.

Your father is the actual pandemic to Rwanda than COVID 19.

James Munyandinda

Source: Facebook


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Reconnaissance du crime de génocide contre la population Hutu.

Déclaration de reconnaissance du crime de génocide contre la population Hutu:

Nous, universitaires, experts, chercheurs, survivants, défenseurs des droits de l’homme, défenseurs des libertés civiles et de la justice sociale, responsables religieux,

A la suite de l’initiative de recherche de la GCRHR sur les crimes commis par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) au Rwanda, puis en République Démocratique du Congo (ancien Zaïre) par l’intermédiaire de son allié congolais, l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), contre des membres du groupe ethnique hutu,
Sur base de notre propre évaluation indépendante d’experts de toutes les informations fiables disponibles, des recherches antérieures et des faits sur le sujet des massacre à grande échelle des Hutu par rapport à la convention de génocide,

Après avoir examiné la définition officielle du crime de génocide par la Convention de Génocide de 1948 des Nations Unies, qui définit le génocide comme l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe,

Après avoir soigneusement et minutieusement comparé toutes les informations et faits fiables, annexés à la présente résolution, concernant l’assassinat de membres du groupe ethnique hutu du Rwanda et de l’ancien Zaïre aux actes susmentionnés dans la définition faisant autorité du génocide, en particulier les actes a, b et c,

Notant que, d’après les informations et les faits disponibles, les massacres de la population de l’ethnie hutu ont été perpétrés sur base d’un plan presque identique, conçu pour tuer autant de victimes que possible, quels que soient leur sexe, leur âge ou leur nationalité,

Sachant que les rapports des experts des Nations unies sur les massacres de Hutu dans l’ex-Zaïre concluaient que les meurtres avaient révélé un certain nombre d’éléments inculpatoires les qualifiant de crime de génocide,

Notant qu’après le rapport de l’ONU sur la cartographie, l’ONU a recommandé de prendre de nouvelles mesures pour prévenir, enquêter, faire cesser et punir les crimes décrits dans son propre rapport afin de s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention sur le génocide,

Par la présente, nous déclarons et reconnaissons comme CRIME DE GÉNOCIDE les massacres des centaines de milliers de personnes hutu rwandaises au Rwanda et de réfugiés hutu rwandais, de réfugiés hutu burundais et de citoyens hutu congolais en RDC du fait de leur appartenance au groupe ethnique hutu et sans distinction d’âge, de sexe ou de nationalité, par l’Armée Patriotique Rwandaise et son allié congolais, le groupe rebelle de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre
(AFDL).

Nous appelons la communauté internationale à s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention sur le génocide et à agir collectivement pour traduire en justice les auteurs de ce crime de génocide.

Global Campaign for Rwandans Human Rights (GCRHR)
TERRAM PACIS
JAMBO asbl
AMAHORIWACU
Association ESPOIR
FONDATION IBUKABOSE RENGERABOSE


Source: Hutugenocide.org

Kizito Mihigo Calvary: what he said before he was assassinated

One of motives to kill Kizito MIHIGO was to prevent him from talking about what he saw througout his ordeal. He had just discovered that all the Human Rights Watch’s reports on rights abuses, torture cases,.. which Kigali refuted all the time were true. He was ready to testify. Kagame’s men killed him. But it was to late he had managed to speak out.

The following text is an initial transcript of parts of the recordings he sent out to his contact whilst in prison.

This note was recorded on October, 6th, 2016. I am Kizito Mihigo. I am detained in the central prison of Kigali, officially called Nyarugenge prison, and alternatively called 1930, in reference to the year when it was built. In April 2014, after having composed and produced a christian song, I was kidnapped, detained and accused of plotting and conspiring against the regime and its president.

In fact, on March 5th, 2014 I had made public a new song titled “igisobanuro cy’urupfu”, (translation: explanation of death). And I published it on my youtube channel, on my personal website, and the official pages of my foundation. During the following days, I received insults, menaces and warning messages telling me that something bad was going to happen to me. I was also contacted several times by government officials, including the minister of culture, the chief of the criminal investigation department (CID), the responsible of culture in the ministry of defense, the executive director of the National Commission Against the Genocide (CNLG) and the office of the president. 

During his speech at the occasion of delivering new ranks to police officers on March 17th, 2014, the president had declared this: “I am not a singer to please the country’s enemies.” In the evening of April 1st, 2014 I was invited by the Chief of staff in the president office. The meeting took place in the office of the president of the senate. The current senate president at the time was vice president of the same institution. Both told me that the president had not liked my song. Therefore I had to apologise in writing to him. I had also to apologise to the population, which allegedly had been shocked by my song. At that meeting I tried to explain unsuccessfully that my song hadn’t been composed with the intention of harming anyone. It was rather a christian message which preached compassion, forgiveness and reconciliation to its audience.

The president’s chief of staff and the senate’s vice president told me that if I didn’t comply with what they were asking me to do, I was a dead man. Therefore I did what they had asked me, meaning apologizing to the president through a letter and the population through the media. The president’s chief of staff had reassured me that if I did what was asked from me, I wouldn’t have any more problems or face any other (translator emphasis – punitive) measures. 

But on April 06, 2014, between 10:00am and 11:00am, when, with my driver I arrived in front of the traffic lights located on the road between the Parliament building and the Rwanda Development Board (RDB) headquarters, a  person entered spontaneously into my car through an unlocked door. It was a policeman I knew. He ordered me to get out of my car and enter his. I went into his car. It was driven by another policeman that I also knew. They confiscated my phone, they told me that we were going to meet one of their superiors who wanted to talk to me. We didn’t go where they had mentioned, but instead we drove around the city of Kigali for tens of minutes. At the end I was taken to the police centre of Gikondo, generally known as Chez Gacinya.

I stayed there for nearly 30 minutes, in a conference room without anyone asking me anything. And when I tried to ask questions, nobody replied to me. I was thereafter put back into the car, then we drove towards Kicukiro. Before arriving at the destination, two individuals in civil uniforms joined us. They sat one on my left and the other on my right. The vehicle continued towards the Nyanza forest. The area is located in the city suburb in the direction leading to Bugesera.

I remained in the car parked in that forest, and surrounded by people I didn’t know and who were not talking to me. From midday until late evening around 8:00pm. Around 6:00pm, a thought came to my mind telling me that these people were going to kill me in that forest. My body was going to be discovered the following day, on April 07, the day of comemorating the 94 genocide. Then I said (to my kidnappers) that if the problem was my song, I had discussed the issue with the president’s chief of staff and the senate’s vice president. Within a few minutes, the car left the forest and I was again driven to the office of the senate’s vice president. I met with the same officials as before, but there was a third one this time, the deputy police commissioner.

They told me that, on top of the song, for which I was accused, they had found in my phone a whatsapp discussion where I exchanged views with someone from the opposition. And it was true. I had a conversation with someone from the opposition, and in our exchange we were very critical of the government. I knew that the Rwandan government didn’t like to be criticised. And for me it’s not a crime to criticise a government.

During that second meeting in the office of the senate’s vice president, I was seriously insulted by the three present personalities, and threatened of being killed. I said sorry. I was then told that I needed to continue asking for forgiveness, but that this time they were not sure if I was going to be forgiven. I was then taken to the car. Once inside, I had my head and face covered with a black balaclava. The vehicle was running but I couldn’t know where we were going. Within minutes, I found myself in a room with a bed, in a residential house, and I stayed there for nine days. 

I was handcuffed 24/7. I ate once every two days. On this very day while I am saying this, I can’t tell where that house/ prison is located. Because each time I was taken out or coming in, my head and face were always covered. I got seriously questioned in that house, and on several occasions. On April 10th for example, meaning four days after the kidnapping, I was taken to the office of the deputy police commissioner, Dan Munyuza, I was beaten up by policemen who were there, I was lying on the ground and getting hit on my back. Thereafter I was taken to a room at the offices of the prime minister. I found there many VIPs from the government. They asked me as well many questions about my song and my whatsapp conversation with a member of the opposition.

Up until April 15th, I stayed locked up in the same secret safe house. It was the same day that I was brought in front of the media. The deputy police commissioner came to me and said that if I continued asking for forgiveness publicly and pleading guilty for all the accusations against me, for the period of investigation and hearing in front of the court, things would be easier for me. On the other hand, if I pleaded not guilty and started denouncing all the injustices I had been victim of, I was going to be sentenced for life imprisonment. And I was certainly going to die in prison. He continued insisting on me pleading guilty on that day, before I appeared in front of the journalists. He explained that pleading guilty and asking for forgiveness, that’s how things will get easier for you, but if you start challenging the authority, pleading not guilty or denouncing your kidnapping or torture and other illegal practices inflicted unto you, you will get a life imprisonment.

I agreed on the terms of the arrangement. To the media and the judge I said that I was sorry for my deeds, but I couldn’t help saying that I only discussed with someone my song. During my hearing, nothing related to the song was mentioned, but I know well deep down that it is central to the whole saga. It was farther to its launch that I had been arrested, even if they hadn’t traced that conversation (with someone in the opposition), they would’ve caused me problems. That had already occurred uniquely because of that song.

On April 15th, after addressing the press, I was taken to the public attorney without a lawyer. The public attorney gave me one day to find myself a lawyer. During my hearing, I always pleaded guilty as I had promised. And on February, 27th 2015 I was sentenced to 10 years of imprisonment. I was told that I was guilty of all the accusations against me, except being complicit in acts of terrorism. Within 30 days after the sentencing, I introduced an appeal to the High Court and I am still waiting (on October 6th, 2016) to hear from them.

This note is recorded on February 8th, 2017 at the Central prison of Kigali, called 1930. I am Kizito Mihigo, detained since April 2014. Recently, exactly on January 21st 2017, I received the visit of the General Police Commissioner, Emmanuel Gasana, who came alone and I chatted with him in the office of the prison’s director. He explained to me that the motive of his visit was to ask me if I didn’t have any message to transmit to the highest authority of the country. I told him that the only message for him was to ask for forgiveness and be allowed to get back into society and become active again, pursue my musical activities. He asked me a few questions about my case. He asked me among other things why I had dared discussing with a member of the opposition, which is the main official offence for my imprisonment. I replied that I was frustrated. I disagreed with some government policies and actions. And that on a personal level I had also had opposing views with some political personalities. He asked me if there wasn’t any other way of solving issues which didn’t involve discussing with the opposition. I replied that I hadn’t anymore trust in the government, and that I needed someone who could understand me. He asked me if I wanted the president to forgive me or a presidential pardon. I said yes. I wanted to be forgiven, but that I wanted to be allowed to pursue my artistic and christian work, which promotes peace and reconciliation. I explained to him that by advocating for peace and reconciliation as an artist, I would be contributing to the work of the government for national reconciliation. After around ten minutes of conversation, the police commissioner left without saying goodbye. The same way as he had come in and didn’t greet me. I didn’t know exactly the motive of his visit, neither who had sent him. 

In conclusion, in my view, my case is political, with fabricated evidence. For example, I didn’t know the individuals who were brought to testify against me. I only knew Cassien Ntamuhanga who was a journalist. I find that there wasn’t any connection between our cases. But the prosecution needed those false witnesses to prove that I was guilty. And the evidence of such manipulation is that the witness called Jean Paul indicated to the judge in the courtroom that the police had tortured him telling him that he had to plead guilty to make Kizito become guilty. It was a political case, without any respect for proper legal procedures. It was characterised by many illegal practices, including torture, kidnapping, unauthorised detention. The arrest procedure was also illegal. Normally, when someone is arrested, they are told the motive of the arrest and shown a legal document authorising it. This wasn’t the case in my situation.”

The list of the people in high positions of authority in Rwanda, from government officials, to security forces and civilians, who tortured Kizito Mihigo directly and or indirectly by giving orders, includes the following names. The list is not comprehensive.

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Paul Kagame, Protais Mitali, Gerard Nyilimanzi, Ines Mpambara, Bernard Makuza, Athanase Ruganintwali, Aphrodis, Dan Munyuza, Jean de Dieu Mucyo, James Kabarebe, Karenzi Karake, Jack Nziza, Fred Ibingira, Rurayi Gasana, Jean Pierre Dusingizemungu, and Egide Gatera.

Source: The Rising Continent


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RWANDA Govt social media accounts used to “intimidate people” – US Government.

“Government-run social media accounts were used to debate and at times intimidate individuals who posted online comments considered critical of the government,” reads the 38-page report in part.

The report, compiled annually by the US State Department, also says the Rwandan government continued to monitor email and internet chat rooms.

It reads: “Individuals and groups could engage in the peaceful expression of views online, including by email and social media, but were subject to monitoring. There were reports that some individuals were arrested based in part on information obtained from email and internet monitoring.”

As for how much access Rwandans have to content online, the Americans, who are the single biggest bilateral donor to Rwanda, say there is notable restrictions of what we in Rwanda can see.

The report reads: “The government restricts the types of online content that users can access, particularly content that strays from the government’s official line, and continued to block websites.”

In May 2019, the minister of information and communications technology and innovation, Paula Ingabire, announced in Parliament the government planned to impose regulations on social media content so as to combat misinformation and protect citizens.

Minister of information and communications technology and innovation, Paula Ingabire  Musoni was instrumental in establishing censorship against critics.

The government blocked access within the country to several websites critical of its policies, including websites of the Rwandan diaspora.

According to a 2010 law relating to electronic messages, signatures, and transactions, intermediaries and service providers are not held liable for content transmitted through their networks.

Nonetheless, says the US report, service providers are required to remove content when handed a takedown notice, and there are no avenues for appeal.

 

Chris Kamo 


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US – trained rank among Kizito Mihigo’s assassins.

Testimonies about Kizito Mihigo’ death keep flowing in from all sides indicating who did what and in which circumstances it took place. The most important testimony comes from Kizito’s own audio recorded in 2016 and 2017 whilst in his detention facility also known as 1930 prison.

What we know so far:

Kizito’s assassination is a state’s crime. Green and Ward (2005) give us the most important definition of a state’s crime:

“illegal or deviant activities perpetrated by the state, or with the complicity of state agencies’. State crimes are committed by, or on behalf of nation states in order to achieve their policies”. 

The first mindest of the crime happens to be Mrs Ines MPAMBARA, a canadian of rwandan origin who as presidential cabinet director acted on orders from Paul Kagame, the president of Rwanda.

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Another prominent figure into this scandal is Lt Colonel Gérard NYILIMANZI, a US -trained military rank well known in ideological conferences aimed at trying to re-write the History based on fabricated stories and nonsensical myth-like  and virtual war expeditions that , he says, might have been carried out by Kagame and his rebel group.

He attended Karubanda Petit Séminaire in 1980’s, then Université Nationale du Rwanda where he studied English in Facult of Arts ( Faculté des lettres). He joined the Rwandese Patriotic Front (RPF) gorilla war and from 1994 he was promoted from Lieutenant to the rank of Major in 2005, to Lieutenant Colonel today. He also attended military training in the United States of America from where he is said to be brilliant.

Rwandans are longing for justice but are always confronted with a bunch of state agents armoured by political power such as Lt Colonel who are determined to take the wrong side of history. Time will come when they will have to answer for any single crime they committed.

 

Chaste Gahunde


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L’assassinat de Kizito Mihigo: Ines MPAMBARA risque la prison à vie.

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Depuis le 17 février 2020, le monde entier en général et les Rwandais en particulier n’ont cessé de pleurer le chantre de la réconciliation rwandaise, feu Kizito MIHIGO tué dans les locaux de la police rwandaise. Bien avant sa mort, pressentant le malheur qui le guettait, Kizito est parvenu à enregistrer le conte de son calvaire. Il a aussi pu sortir quelques manuscrits qui feraient objet d’un “bon” film d’horreur.

De son témoignage, nous connaissons désormais ses tortionnaires ainsi que tous leurs complices qui tôt ou tard ne pourront plus échapper à la justice. Parmi eux, une femme toute-puissante, seconde à la première dame du Rwanda: Inès MPAMBARA.

Directrice de cabinet du président KAGAME pendant près de 12 ans, Madame MPAMBARA se serait installée au Québec avec ses parents dans les années 1990 en provenance du Burundi, le pays d’exil de ses parents. Aujourd’hui elle a une double nationalité ( rwando – canadienne) à l’instar de son maître Kagame, rwando – ougandais.

Le Canada est intransigeant envers ses citoyens qui se rendent auteurs ou complices des crimes de guerre, génocides et crimes contre l’humanité, même si ces crimes sont commis en dehors des frontières. Ainsi l’article 6, de la loi sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre (1)  stipule :

Quiconque commet à l’étranger une des infractions ci-après, avant ou après l’entrée en vigueur du présent article, est coupable d’un acte criminel et peut être poursuivi pour cette infraction aux termes de l’article 8:

a)génocide;

b) crime contre l’humanité;

C)crime de guerre.

Et l’article 8 :

 Quiconque est accusé d’avoir commis une infraction visée aux articles 6 ou 7 peut être poursuivi pour cette infraction si l’une des conditions suivantes est remplie :

a) à l’époque :

(i)soit lui-même est citoyen canadien ou employé au service du Canada à titre civil ou militaire,

(ii) soit lui-même est citoyen d’un État participant à un conflit armé contre le Canada ou employé au service d’un tel État à titre civil ou militaire,

(iii) soit la victime est citoyen canadien,

(iv) soit la victime est un ressortissant d’un État allié du Canada dans un conflit armé;

b)après la commission présumée de l’infraction, l’auteur se trouve au Canada.

Le paragraphe 3 de l’article 6 définit le crime contre l’humanité comme: meurtre, extermination, réduction en esclavage, déportation, emprisonnement, torture, violence sexuelle, persécution ou autre fait — acte ou omission — inhumain, d’une part, commis contre une population civile ou un groupe identifiable de personnes et, d’autre part, qui constitue, au moment et au lieu de la perpétration, un crime contre l’humanité selon le droit international coutumier ou le droit international conventionnel ou en raison de son caractère criminel d’après les principes généraux de droit reconnus par l’ensemble des nations, qu’il constitue ou non une transgression du droit en vigueur à ce moment et dans ce lieu“.

Quant aux peines, quiconque commet ce genre d’infractions, (dans le cas de Kizito MIHIGO, madame Inès MPAMBARA) est passible de l’emprisonnement à perpétuité.

Chaste GAHUNDE

 


(1) https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/  

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“Négationniste” au sens rwandais.

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Ceux qui ne savent pas ce que ce terme signifie, quand il désigne des écrivains, des artistes, des hommes politiques ou des journalistes qui analysent et s’expriment sur les événements de 1994 au Rwanda, peuvent écouter Kizito Mihigo.

Feu Kizito explique très bien l’origine de cette insulte populaire que le régime de Kigali, ses sympathisants et ses soutiens utilisent à travers les médias, les sites internet clandestins, les réseaux sociaux, les livres, les articles de presse, les conférences publiques, contre ceux qu’ils haïssent, qu’ils veulent tuer et qu’ils maudissent.

Pour Kizito, « A chaque fois que tu évoques les autres victimes, des gens qui sont morts, du FPR, tu es totalement traité de négationniste et de révisionniste. (…) Je suis au courant qu’il y a beaucoup de Rwandais qui ont connu pas mal de violences qui ne sont pas encore reconnues comme étant un génocide… Il faut que chaque souffrance soit reconnue… ».

C’est précisément ce que je fais depuis 20 ans en publiant sur la tragédie du Rwanda et le drame du Congo-Zaïre et qui est exprimé clairement dans mon dernier livre : « Rwanda, la vérité sur l’opération Turquoise » .

Faire entendre la souffrance et les massacres de tous les Rwandais, quelque soit leur ethnie ou leur religion est ma ligne constante depuis 20 ans. Idem pour les Congolais. C’est pour avoir eu l’audace de faire cela, et de le faire sur le plan scientifique, documents et preuves à l’appui, que le régime de Kigali et ses thuriféraires me vouent aux gémonies et me traitent avec d’autres chercheurs comme Allan Stam, Christian Davenport ou Judi River de « Négationniste ». Pierre péan, Patrick Mbeko et d’autres écrivains sérieux ont essuyé la même insulte.

Est donc « négationniste », aux yeux du régime de Kigali et de ses amis, celui qui ose dire et prouver que les victimes de crimes contre l’humanité ou de génocide se trouvent dans tous les groupes ethniques du Rwanda et même chez les Congolais.

Faut-il souligner que ces derniers n’ont jamais pris part au conflit du Rwanda mais qu’ils sont exterminés chez eux par les troupes de Paul Kagame depuis 20 ans ?

L’usage du terme « négationniste », totalement insignifiant sur le plan de la recherche scientifique concernant le Rwanda n’a qu’un seul objectif : étouffer la vérité et discréditer, disqualifier, marginaliser, ostraciser, ceux qui poussent au questionnement, à la réflexion, à la réconciliation par la vérité au Rwanda.

Il faut haïr et éliminer, physiquement, socialement, intellectuellement, économiquement, tous ceux qui refusent, comme Kizito Mihigo, de choisir un groupe de victimes parmi les différentes victimes rwandaises. C’est pour cela que le régime de Kagame et ses amis traitent sans arrêt les chercheurs qui remettent en cause leur version erronée de l’histoire tragique du Rwanda de « Négationnistes ». Ce terme est leur unique système de défense dès qu’ils sont face à des révélations. C’est aussi leur arme privilégiée quand ils n’ont rien à dire, rien à apporter dans le débat scientifique désormais ouvert au niveau international.
Quand ils n’ont ni faits ni preuves à opposer à la science, quand ils sont outrés de voir leur version mensongère s’écrouler comme un château de carte, quand plusieurs chercheurs compétents et exigeants refusent de se soumettre à la doxa, ils les traitent de « négationnistes ».

Espérant ainsi qu’ils ne seront ni écoutés ni entendus. C’est l’arme du totalitarisme et de ceux qui qui sont réfractaires au débat intellectuel et scientifique. C’est ainsi qu’ils mènent, dans les universités et dans les médias, une guerre sournoise et violente, une guerre psychologique contre le savoir.

Leur spécialité reste l’invective, la violence verbale et la terreur. C’est ce qu’ils ont fait en traitant Kizito Mihigo de « Négationniste » et même de « terroriste ».
Lui, le pacifique, le rescapé tutsi de 1994, qui voulait que la souffrance et les massacres de tous les Rwandais soient pris en compte. Lui, Mihigo, qui était contre la discrimination entre les victimes, donnait la migraine au président rwandais. C’est pour cela, qu’on l’avait emprisonné. C’est pour cela qu’on l’a « suicidé ».

C’est pour les même raisons qu’ils ont mis mon ami Déo Mushayidi en prison. Lui aussi, rescapé Tutsi de 1994 et défenseur de la vérité pour toutes les victimes rwandaises de 1994, a été traité de « terroriste ». Ils ont traité mon cher Déo de « Négationniste », de « révisionniste » et de divisionniste ».

Le « Négationnisme » est une maladie contagieuse au Rwanda. Tout le monde peut l’attraper. Tutsi, Hutu ou Twa. Il suffit de parler des Tutsi, Hutu et Twa comme ayant, tous, été l’objet de crimes contre l’humanité en 1994. On devient rapidement « négationniste » et il n’y a aucun médecin pour vous soigner. D’ailleurs, les journalistes commencent à vous éviter, vos amis aussi. Bref, on devient suspect, infréquentable et porteur du coronavirus-Négationniste.

Comme Kizito Mihigo, Déo Mushayidi a toujours prôné la réconciliation entre Rwandais et exigé la vérité pour tous. Ils ont tout fait pour l’incarcérer et pour le faire oublier. Le monde entier a aujourd’hui oublié Déo alors qu’il est vivant dans une prison sordide au Rwanda. Soyons clairs, Déo Mushayidi est en prison et il ne faut pas nous dire qu’il s’est « suicidé ». Non !! Il n’a pas d’envie de suicide.

Les organisations des droits de l’Homme courageuses devraient chercher à le rencontrer et demander le réexamen de son dossier. Il a été fabriqué comme celui de Mihigo.

Mon ami Déo résiste en prison, dans l’indifférence générale, mais il ne veut pas se suicider. Je demande donc à tous ceux qui ont à cœur Kizito et son combat de se mobiliser pour la libération de Déo Mushayidi. N’attendons pas l’irréparable. Levons-nous ! Levez-vous pour Déo Mushayidi ! Du fond de sa prison, il a besoin de vous, il a besoin de nous.

Déo est un prisonnier d’opinion, c’est un martyr de la liberté, c’est un héros de liberté de la presse et de la liberté d’expression au Rwanda. Il purge une peine de prison à perpétuité alors que toute sa famille fut exterminée en 1994 et qu’il avait soutenu Paul Kagame. Quand il a commencé à s’exprimer sur la nécessité d’une commission vérité et réconciliation au Rwanda comme ce fut le cas en Afrique du Sud, Déo est devenu dangereux… C’est pour cela que je vous prie de ne pas oublier Déo….

Ne le laissons mourir en prison comme Kizito. Du fond de sa prison, il espère un regard, un geste d’attention et d’amour, une aide si petite soit-elle. Il a besoin de nous. S’il vous plaît faisons quelque chose pour Déo, l’autre Kizito encore en vie !

Dr Charles Onana, Ph D