Category Archives: Rwanda

“Tu es un virus”- les autorités rwandaises menacent le Directeur de Human Rights Watch.

Il est devenu normal que toute personne qui ose poser des questions qui fâchent à Paul Kagame soit bloquée d’office. Kagame, qui, une fois a été vanté comme le président africain le plus populaire sur les réseaux sociaux, apparemment perd d’équilibre en lisant des tweets qui lui rappellent sa vraie nature. Il n’aimerait pas se regarder dans un miroir! Pour les rwandais, ça commence à être un no-news. Etre bloqué par Kagame, puis par sa fille, et sa bande de copin(e)s,…c’est comme ça que ça marche. Contrairement aux USA, il n’existe aucune loi qui empêche le président de la république rwandaise de bloquer un citoyen estimé hostile envers la magistrature suprême. 

Kenneth Roth bloqué, menacé

C’est le tour du Directeur de Human Rights Watch d’être bloqué. Comme si ça ne suffisait pas, Monsieur Kenneth Roth reçoit les explications supplémentaires sur la raison de cet action:

“Un virus à la fois, ta nomenclature est Ken Covid-20. Mémorise le numéro”.

KenHRW

C’est Yolande Makolo qui s’invite pour répondre à la question posée par le directeur exécutif de HRW: “De quoi a-t-il peur le président brutalement dictateur rwandais?” (pour me bloquer – ndlr).

Anciennement cheffe de la communication du président Kagame, Yolande Makolo est actuellement attachée aux services généraux de la présidence, cédant la place à une certaine Stéphanie Nyombayire. Elle fait partie de l’équipe de “chiens de chasse” coordonnée par la fille du président Ange Kagame dont le rôle est de dénigrer toute personne qui critique, même de façon constructive, le régime de son papa chéri.

Alison Desforges de son vivant

Dans les années qui ont directement suivi le génocide rwandais,  Alison Desforges n’aurait imaginé une seule fois que Human Rights Watch pourrait un jour être aux antipodes avec le Front Patriotique Rwandais (FPR). Elle a été championne de la sensibilisation d’un génocide planifié et non spontané, même si, malgré ses témoignages au Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), l’hypothèse de “planification” n’a pas convaincu le tribunal, faute de preuves irréfutables. 

Desforges a été appréciée par Kagame jusqu’à ce qu’un jour, elle ouvre les yeux sur les crimes commis par le FPR. Voici ce que HRW a dit à sa mort:

“Perspicace et impartiale, Alison Des Forges s’est rendue impopulaire au Rwanda pour avoir insisté sur le fait que les forces rebelles du Front patriotique rwandais, (…) devraient aussi répondre des crimes qu’elles ont commis, notamment le meurtre de trente mille personnes pendant et juste après le génocide. Le gouvernement rwandais a banni Alison Des Forges du pays en 2008 après la publication par Human Rights Watch d’une analyse exhaustive de la réforme judiciaire dans ce pays. Cette analyse a mis en lumière le problème des poursuites judiciaires infondées, ainsi que des influences externes sur la justice ayant abouti dans certains cas à des procès et des verdicts injustes”. HRW, 2009.

Desforges est morte dans un crash d’avion dans des circonstances un peu floues. Un peu avant sa mort, elle travaillait sur les tueries qui avaient eu lieu dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Et selon Kenneth Roth, « Alison n’a jamais omis de mentionner les crimes commis par les forces du gouvernement rwandais, ce qui ne l’a pas rendue populaire, particulièrement aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne »,..« Elle était comme une épine dans le pied de chacun, ce qui reflétait son intégrité ainsi que son attachement aux principes et à la manifestation de la vérité. »

Maintenant que Kenneth est “un virus” selon les dires de la belle Makolo, a quoi pourrions-nous nous attendre?  C’est une menace à ne pas prendre à la légère.

Let’s wait and see!

Chaste Gahunde


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Rwanda: Mesures COVID-19, un copier-coller illogique.

Au Rwanda, le premier cas de Corona virus a été déclaré le 14 mars 2020 deux jours après la déclaration de l’ambassade des Pays Bas à ce sujet. Depuis, la propagation a continué pour faire 19 cas confirmés à l’heure de la rédaction, malgré les mesures prises par le gouvernement. Samedi le 21 mars 2020, Le gouvernement a décrété des «Mesures de prévention renforcées contre Covid19» sauf qu’il s’agit d’un copié-collé des mesures prises par les pays occidentaux.

Dans une lettre ouverte adressée au président rwandais, l’économiste David Himbara, critique cette pratique qui vise la séduction des donateurs mais, qui met en danger les vies des citoyens rwandais. 

Tout d’abord, malgré ses implications, le décret entre en vigueur quelques heures après sa publication ne laissant pas du temps de préparation à ceux qui doivent le mettre en exécution. “Dans les pays normaux, les citoyens ont le temps de se préparer aux mesures de confinement – par exemple pour stocker des vivres et d’autres produits de première nécessité”, explique Dr Himbara.

Le télétravail impossible

Si la mesure de privilégier le télétravail dans les pays développés est envisagée, elle est quasi impossible dans le contexte rwandais, et l’on se demande pourquoi le gouvernement la conseille quand-même. “La notion de travail à domicile au Rwanda est farfelue et irrationnelle. Le travail à domicile peut être pratique dans les centres mondiaux cosmopolites de New York ou de Londres, ou dans la Silicon Valley de San Francisco, mais pas au Rwanda, ni même dans la capitale, Kigali”, s’insurge l’économiste enseignant au Canada. Et pour appuyer son assertion, les statistiques parlent. 

Sur les 3,4 millions de Rwandais activement employés en 2019, 37,3% étaient engagés dans l’agriculture, la foresterie et la pêche. L’industrie employait 17, 2% alors que les services (y compris le commerce de gros et de détails, la réparation de véhicules automobiles et de motocyclettes) employaient 45,5%.

Dr Himbara se demande comment ces 3,4 millions de travailleurs rwandais employés dans l’agriculture, l’industrie et les services pourront faire du télétravail et qui les paiera. 

Un copier-coller dépourvu de tout sens

Dr Himbara accuse Paul Kagame de plagiat.

“Général Kagame, il semble que vous ayez naïvement coupé et collé des directives de pays à revenu élevé”. 

Sauf que dans ces pays, les mesures complémentaires sont en place, notamment, des milliards de dollars pour soutenir les entreprises ainsi que les citoyens, une période supplémentaire pour payer les impôts, et les programmes de remise aux citoyens de chèques pour pallier la perte de revenus provoquée par les mesures en question. Le Rwanda ne peut pas se permettre  ces mesures à cause de sa situation économique, (1) une production annuelle de 10 milliards de dollars américains, (2) un budget gouvernemental annuel de 3 milliards de dollars américains, (3) une forte dépendance à l’aide extérieure qui s’élève à 1,1 milliard de dollars, sans oublier (4) une dette de 5 milliards de dollars, soit 55% du PIB.

Avec des ressources aussi limitées, dit l’économiste, le Rwanda peut à peine soutenir les employés des services publics!

Conçu pour impressionner?! 

Dr Himbara connaît bien le dictateur rwandais pour avoir servi dans son gouvernement en tant que conseiller présidentiel aux affaires économiques. C’est à partir de cette expérience que l’économiste sait bien lire les intentions de Kagame. En effet, il existe déjà un programme d’aide Covid-19 de 14 milliards de dollars annoncé par le Groupe de la Banque mondiale (World Bank Group). Le Fonds Monétaire International (FMI) a également annoncé qu’il pourrait débourser rapidement 50 milliards de dollars par le biais de ses mécanismes de financement d’urgence aux pays à faible revenu et aux marchés émergents confrontés à la pandémie. Pour cela, avance Dr Himbara, Kagame veut faire croire à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et aux autres bailleurs de fonds que son gouvernement prend une position ferme pour sauver des vies rwandaises pour être compté parmi les bénéficiaires du programme d’assistance COVID-19. 

Pour clore, l’économiste met en garde le président rwandais:

“Votre décret d’une page est superficiel et indigne de son titre. Et si vous utilisez vos forces de police et militaires pour garder les Rwandais confinés chez eux vous les affamerez”.

Tiré de : Lettre ouverte à P. Kagame.

Par Chaste Gahunde


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Rwanda: Kagame’s daughter unleashes “her war dogs” against Ingabire Victoire!

On March 21, 2020; Victoire Umuhoza received in her residence Aimable Karasira, a university professor who also manages a Youtube channel during his spare time. In his videos, Mr KARASIRA carries analyses on social phenomena, and counts many followers.

A gesture of washing hands

Before granting an interview to Karasira, Victoire Ingabire washed her hands with soap, following the example of President Paul Kagame, who in a video, had invited Rwandans to protect themselves against the corona virus by washing hands regularly.

The journalist filmed this sequence before he, himself washed his hands. The interview focused on a unique topic: The corona virus and its consequences in a country like Rwanda in general and in the city of Kigali in particular. Karasira made it clear that he is not in politics, that he does not belong to Ingabire’s DALFA (Development And Liberty For All) party or to Paul Kagame’s RPF. He invited Victoire Ingabire to limit herself only on this one topic in her statements.

During the interview, Victoire Ingabire drew attention to the damage caused by the corona virus to the Rwandan economy. She notably pleaded in favor of small self-employed people (hairdressing saloons, motorcycle and car taxis, repairers of all kinds, vendors at markets, etc.) who saw their activities closed while  tha was their onlys source of income and daily bread. She suggested that the state provide assistance unto them.

In fact, the quarantine measures decreed by Rwanda are extreme since they go as far as the closing of all borders, which will weigh heavily on the supply of essential goods from neighboring countries. Meanwhile, the authorities are asking traders not to raise prices and have even ordered rationing.

War dogs unleashed

Instead of criticizing this proposal by Victoire Ingabire, the presidnt’ daughter, Ange Kagame and her team, via Twitter, launched an action to denigrate the political opposition, focusing on the gesture of washing their hands made by Victoire Ingabire. The attacks were virulent and some suggest that Victoire Ingabire be taken to the psychiatric hospital for examination (1).

Among the eminent members of the team include not only Ange Kagame but also another figurehead of the entourage of the president, a certain Yolande Makolo, ex- director in charge of communication of president Kagame ; Lucy Mbabazi, another important woman in Kagame’s system; or Edwin Mukiza, a lawyer and legal adviser to cabinet offices.

Like father like daughter ?

Since her arrival in Rwanda in January 2010 to stand for the presidential elections, Victoire Ingabire has been designated as the person to be killed by all means. It didn’t take long, and in his official speeches, President Kagame verbally attacked her, calling her a hooligan in particular and predicting her imprisonment. It didn’t take long, Ingabire was taken into prison the same year. The appeals were unsuccessful and in 2013 the Supreme Court sentenced her to 15 years of prison,  for “conspiracy against the authorities by terrorism and war”, inter alia. She was released after eight years by presidential pardon. Recently, she founded a new political party: DALFA (Development And Liberty For All) but her troubles are far from ending. In fact, in one of his legendary angers, the president threatened to have her put back in prison.

It is worrying that Ange Kagame joins his father in harassing political opponents. Young, and holder of American universities degrees, one would wonder what what she has learned from the country pionneer of the modern democracy. How comes she cannot understand and measure the importance of political opposition in a country for the promotion of a true democracy and a real respect for human rights?

Ange Kagame

B. Ndengeyingoma (left) and A. Kagame (right)

But the dice are loaded and therefore it cannot be otherwise. Isn’t Ange Kagame’s husband Bertrand Ndengeyingoma (2) cited in the Panama Papers, an investigation in which the world press denounced the owners of bank accounts hidden in tax havens! The couple therefore rolls on gold. The couple has millions of dollars in blocked bank accounts, especially in Panama. Ange Kagame has an interest in seeing no political changes in Rwanda, scared that she migh lose her colossal fortune stolen from Rwandan taxpayers. If Ange Kagame unleashes her war dogs to silence any dissident voice according her father’s policy, she knows that by the time she won’t be in power any longer, the castle will collapse. When that time comes, it will be “la fin des haricots”!

Jean-Charles Murego

Source: http://www.echosdafrique.com

A free translation from French by Chaste GAHUNDE


(1) This means a lot to Rwandans, since recently another political opponent was sent to the mental health facility and injected drugs in order to silence him. A new strategy to fight the dissenting views.
(2) There are unverfied information that Ndengeyingoma cited in the Panama Papers might be Ange Kagame’s brother-in-law, not her husband.

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Rwanda: La fille du président lâche ses “chiens de chasse” contre Victoire Ingabire.

Le 21 mars 2020, Victoire Umuhoza a reçu dans sa résidence Aimable Karasira, professeur d’université et youtubeur dans ses moments libres. Il poste des vidéos analysant les phénomènes de société et est très suivi.

Un geste de se laver les mains

Avant d’accorder une interview à Karasira, Victoire Ingabire s’est lavée les mains au savon, suivant en cela l’exemple du président Paul Kagame, qui dans une vidéo, avait invité les Rwandais à se protéger contre le corona virus en se lavant régulièrement les mains.

Le journaliste a filmé cette séquence avant que lui-même ne se lave les mains. L’interview a porté sur un seul sujet : le corona virus et ses conséquences dans un pays comme le Rwanda en général et dans la ville de Kigali en particulier. Karasira a tenu à préciser qu’il ne fait pas de la politique, qu’il n’appartient pas au parti DALFA (Development For All) de Victoire ni au FPR de Paul Kagame. Il a invité Victoire Ingabire à ne se limiter que sur ce seul sujet dans ses déclarations.

Au cours de l’interview, Victoire Ingabire s’est appesantie sur les dégâts du corona virus sur l’économie rwandaise. Elle a notamment plaidé en faveur de petits indépendants (salons de coiffure, taxis-motos et voitures, réparateurs de toutes sortes, vendeurs aux marchés,…) qui ont vu leurs activités fermées alors qu’elles leur permettaient de gagner leur pain quotidien. Elle a suggéré que l’Etat leur vienne en aide.

De fait, les mesures de confinement décrétées par le Rwanda sont extrêmes car elles vont jusqu’à la fermeture de toutes les frontières, ce qui va peser grandement sur les approvisionnements des biens de première nécessité qui provenaient des pays limitrophes. Pendant ce temps, les autorités demandent aux commerçants de ne pas monter les prix et ont même décrété le rationnement.

Une équipe de choc

Au lieu de critiquer cette proposition de Victoire Ingabire, Ange Kagame et son équipe, sur Twitter, ont déclenché une action de dénigrement de l’opposition politique, en s’attardant sur le geste de se laver les mains posé par Victoire Ingabire. Les attaques sont virulentes et certains proposent que Victoire Ingabire soit conduite à l’hôpital psychiatrique pour être examinée.

 

Parmi les membres éminents de l’équipe figurent non seulement Ange Kagame mais également une autre figure de proue de l’entourage du président, une certaine Yolande Makolo, ex-directrice chargée de la communication du président Kagame, Lucy Mbabazi, une autre femme qui compte dans le système Kagame ou Edwin Mukiza, un avocat et conseiller juridique des cabinets ministériels.

Tel père telle fille ?

Depuis son arrivée au Rwanda en janvier 2010 pour se présenter aux élections présidentielles, Victoire Ingabire a été désignée comme la personne à abattre par tous les moyens. Cela n’a pas tardé et dans ses discours officiels, le président Kagame l’a attaquée verbalement en la qualifiant notamment de hooligan et en prédisant son emprisonnement. Cela n’a pas tardé et Victoire fut conduite en prison la même année. Les recours furent vains et en 2013, la Cour suprême la condamna à 15 ans de prison entre autres pour ‘‘conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre’’. Elle en est sortie après huit ans par grâce présidentielle. Dernièrement, elle a fondé un parti politique : DALFA (Development And Liberty For All) mais ses ennuis sont loin de prendre fin car le président dans une de ses colères légendaires, a menacé de la faire remettre en prison.

Que Ange Kagame se joigne à son père dans des actions de harcèlement des opposants politiques, c’est inquiétant. Jeune, bardée de diplômes des universités américaines, il est à se demander ce qu’elle a appris de ce pays ayant vu naître la démocratie moderne. Comment ne peut-elle pas comprendre et mesurer l’importance d’une opposition politique dans un pays pour la promotion d’une vraie démocratie et un véritable respect des droits de l’Homme ?

Mais les dés sont pipés et donc cela ne peut en être autrement. Le mari d’Ange Kagame, Bertrand Ndengeyingoma n’est-il pas cité dans les « Panama Papers », une enquête dans laquelle la presse mondiale a dénoncé les propriétaires des comptes bancaires cachés dans des paradis fiscaux! Le couple roule donc sur l’or. Il a des millions de dollars qui dorment sur des comptes notamment au Panama. Ange Kagame a intérêt à ce qu’il n’y ait pas de changements politiques au Rwanda au risque de perdre sa fortune colossale provenant des impôts de Rwandais. Si Ange Kagame s’active pour faire taire toute voix discordante à la politique de son  président de père, c’est parce qu’elle sait que si celui-ci n’est plus au pouvoir, le château va s’écrouler. Et ce sera la fin des haricots !

Jean-Charles Murego
23/03/2020

Source: www.echosdafrique.com 


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Sous Kagame, le Rwanda parmi les pays les moins heureux du monde!

C’est la conclusion du dernier rapport des Nations Unies,  “World Happieness Report” rendu public ce 20 mars 2020. Ce rapport est préparé chaque année depuis 2012. 

Avoir quelqu’un sur qui compter, un sentiment de liberté pour prendre des décisions clés dans la vie, la générosité et la confiance sont, entre autres, les facteurs utilisés par le rapport pour expliquer le bonheur d’un pays. 

C’est la Finlande qui bat le record (pour la troisième fois), suivi du Danemark en deuxième position, la Suisse est la troisième, l’Islande en quatrième position, et la Norvège se classe cinquième. Les places six à dix sont occupées par Pays-Bas (6), la Suède(7), la Nouvelle-Zélande(8), l’Autriche (9), et le Luxembourg (10).

Les Rwandais jugés moins heureux

Il est très rare que les rapports internationaux sur le Rwanda reflètent la réalité vécue sur terrain. Ceci est le résultat du travail dit de “soigner l’image du pays” , qui consiste à présenter aux enquêteurs des statistiques manipulées en vue de vanter le régime en place comme exemplaire. Il y va sans dire des millions de dollars versés aux lobbyistes pour promouvoir la personne de Paul Kagame en tant qu’ un leader extraordinaire. Ce rapport fait la différence.

Le Rwanda est classé quatrième moins heureux du monde sur 153 pays pris en considération pour ce rapport. Il vient après l’Afghanistan, le pays le moins heureux, le Sud-Soudan,  et le Zimbabwe. Dans les cinq plus moins heureux, la Centrafrique suit immédiatement le Rwanda.

Ce rapport casse le myth du leader visionnaire. Il est publié par Sustainable Development Solutions Network (SDSN). Le rapport est édité par le professeur John F. Helliwell (University of British Columbia); Le professeur Richard Layard, (Center for Economic Performance, London School of Economics); Le professeur Jeffrey Sachs, directeur du SDSN et du Earth Institute’s Center on Sustainable Development; Professeur Jan-Emmanuel De Neve, directeur du Wellbeing Research Center de Oxford University.

Chaste Gahunde


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Kagame Quarantined Me. Covid-19 Quarantined Him.

Kagame Quarantined Me. Covid19 Quarantined Him.

Kagame is a club member of billionaires who fly the Gulfstream G650ER jet including Amazon’s Jeff Bezos, Larry Ellison, co-founder and chief executive of Oracle Corporation, and Laurene Powell Jobs, the widow of Steve Jobs, Apple’s cofounder.

I have lived under General Paul Kagame’s quarantine for a decade since 2010 when I fled Rwanda to South Africa. The year 2010 was when hell broke loose in Rwanda. A year of presidential elections which Kagame won by 95%, many Rwandans were jailed, others simply disappeared, fled, or died mysteriously. Among those who died in 2020 were opposition leader, André Kagwa Rwisereka, vice-chairman of the Democratic Green Party of Rwanda. He was found murdered and partially beheaded near a wetland in Butare on July 14, 2010.

In South Africa where I fled, I was quarantined in my house, especially after I was almost kidnapped to Rwanda in 2012. On the New Year’s Day of 2014, the exiled former Rwandan intelligence, Patrick Karegeya, was murdered in Johannesburg, which led me to flee to Canada. Once there I was quarantined once again – I couldn’t travel least of all to Africa.

Fast forward to 2020. Kagame who is a club member of billionaires who fly the Gulfstream G650ER jet – including Amazon’s Jeff Bezos, Larry Ellison, co-founder and chief executive of Oracle Corporation, and Laurene Powell Jobs, the widow of Steve Jobs, Apple’s cofounder – is quarantined.

Coronavirus has trapped Kagame in Rwanda. As the saying goes, God works in mysterious ways.

David Himbara,  PhD

Source: https://medium.com


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Mort de Kizito: Les diplomates belges mis en question.

Ça fait déjà un mois après la mort de l’artiste célèbre rwandais retrouvé pendu dans sa cellule de détention. Le gouvernement rwandais a avancé et confirmé l’hypothèse de suicide, mais les analystes différents, les observateurs avisés et les experts mettent en cause cette assertion gouvernementale. Pour la majorité, il s’agissait bien d’un meurtre. Immédiatement après l’annonce de cette nouvelle terrifiante, les émotions douloureuses et la colère ont été suivies de condamnation consensuelle de l’auteur de ce crime. A l’heure qu’il est, l’on sait que c’est un crime d’état dont le commanditaire est bien sûr Paul Kagame, le chef de projet, Inès Mpambara et les logisticiens, Lt Colonel Gérard Nyilimanzi et Theos Badege , entre autres. Les complices de ce crime sont nombreux mais jusque là, qui aurait cru l’implication des diplomates?

Les belges pointés de doigts. 

D’après le Vif dans harcelé jusqu’à la mort  , Kizito aurait été à l’ambassade de Belgique à Kigali pour demander l’asile suite aux intimidations et menaces qui pesaient sur sa personne. Seulement, un conseil lui a été donné de demander le visa à l’ambassade de Bujumbura. Connaissant la situation du Rwanda et la façon dont les mouvements son contrôlés, les diplomates belges sont sans savoir le risque auquel ils exposaient Kizito Mihigo. 

Les internautes s’indignent

Les discussions à ce sujet se multiplient sur les réseaux sociaux (1) et tous les intervenants pensent que l’ambassade de Belgique n’a pas fait tout en son pouvoir, et selon certains, une simple visite à Kizito ou une déclaration aurait suffi pour sauver sa vie.

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Une comparaison est faite entre le cas de Kizito Mihigo et celui de Bosco NTAGANDA aujourd’hui détenu à la Cour Pénale Internationale de La Haye. Ce dernier avait demandé le refuge à l’ambassade des Etats Unis à Kigali car sa vie était en danger. Ou encore le cas de Patrick HABAMENSHI, ancien ministre dans le gouvernement de Kagame qui avait tenté de se réfugier à l’intérieur de l’ambassade du Canada. 

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Il est sûr que si les diplomates belges étaient intervenus à temps, Kizito serait encore en vie. S’ils ne peuvent pas être amenés à s’expliquer devant la cour de justice pour non assistance à la personne en danger, l’opinion publique les a déjà condamnés. L’histoire ne l’oubliera jamais.

Chaste GAHUNDE

(1) Propos recueillis du Facebook le 20/03/2020. 


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Rwanda: le corona virus au service de la dictature.

L’avènement du corona virus a bouleversé les habitudes de vie dans le monde entier. La Chine fut le premier pays à être touchée. Elle a pris une grave décision de maintenir en confinement et en isolement de millions d’habitants dans la ville de Wuhan fin décembre 2019 début janvier 2020. Malgré cela, il lui a été reproché d’avoir  tardé à reconnaître la dangerosité de l’épidémie car ces mesures sont arrivées sur le tard. Elle avait même arrêté des médecins qui tentaient de donner l’alerte fin décembre 2019.

Aujourd’hui, la pandémie est mondiale et des mesures de confinement sont généralisées dans tous les pays de la planète Terre.

Au Rwanda, le corona virus a été évoqué pour la première fois par le président de la République Paul Kagame. C’était le 16 février 2020 dans son discours d’ouverture de la 17è rencontre des cadres de l’administration publique et du secteur privé.

Devant des centaines de participants médusés, Paul Kagame a justifié pourquoi il avait renvoyé du gouvernement Dr Diane Gashumba, ministre de la Santé.

Selon le président, Diane Gashumba n’avait pas obtempéré à sa demande de soumettre aux examens préalables du corona virus tous les participants aux assises de Gabiro avant qu’ils se rendent sur les lieux. Evidemment le public a applaudi, mais il n’y a rien compris car aucun cas de corona virus n’avait jamais été officiellement déclaré au Rwanda.

Mais le virus était là et le président en était informé. A en croire les réseaux sociaux, les cas du corona virus ont été détectés au Rwanda, mais la consigne était de ne pas divulguer l’information pour ne pas faire capoter le sommet du Commonwealth prévu à Kigali en juin de cette année et dont le Rwanda attend beaucoup de retombées. Aucun doute que dans le cadre du monitoring en usage, la ministre de la santé en avait informé l’OMS, ce qui aurait effarouché le président Kagame jusqu’à la renvoyer.

En effet, il a fallu que l’ambassade des Pays Bas à Kigali dénonce le comportement irresponsable des autorités rwandaises de cacher l’avènement de cette pandémie au Rwanda pour que le ministère de la Santé se décide à sortir un communiqué reconnaissant que le pays faisait face à ce fléau.

Evidemment, des mesures spectaculaires furent prises dont celles de fermer des écoles, des universités et des lieux de culte dès le 15 mars et cela jusqu’à nouvel ordre. Dans les administrations publiques et privées, le télétravail est vivement encouragé, ce qui est par ailleurs illusoire dans un pays où l’électricité est rationnée. Les déplacements ont été également réduits, ce qui arrange aussi le système dictatorial qui a instauré, depuis des années, des contrôles sur bon nombre d’axes routiers.

Dans une émission à   radioinkingi.com, Kayumba Rugema, un ancien officier de l’armée de Paul Kagame, a fait état de l’utilisation du corona virus à des fins criminelles. Il a révélé que le corona virus est bien présent dans des prisons rwandaises. Or quand on sait que les prisons au Rwanda sont bondées et qu’aucune « distanciation sociale » n’est possible, il est facile de s’imaginer ce qu’il peut advenir comme dégâts en vie humaines.

Selon des informations de ses collègues encore au Rwanda, Kayumba Rugema a déclaré que dans la prison de Mulindi, dans les faubourgs de la capitale, on a déjà recensé au moins 20 décès suite au corona virus.

Cette révélation de Kayumba Rugema, si elle est confirmée, est inquiétante, car tous les opposants politiques présents dans les geôles rwandaises risquent de périr, sous prétexte de corona virus.

Jane Mugeni

Source: www.echosdafrique.com 


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Harcelé jusqu’à la mort

Adulé, puis banni, le chanteur Kizito Mihigo est mort dans une cellule de la prison de Kigali. Ses mémoires, dont Knack a publié des extraits, montrent comment l’étau du pouvoir s’est resserré sur lui.

Accusé d’avoir voulu passer au Burundi pour rejoindre un mouvement armé, le très populaire chanteur rwandais Kizito Mihigo est mort quatre jours après son incarcération dans une cellule de la prison de Kigali (voir Le Vif/L’Express du 27 février dernier). Raison officielle : ” suicide “. Quelle troublante destinée pour ce survivant du génocide des Tutsis en 1994, alors qu’il n’avait que 12 ans. Il ne retrouvera jamais le corps de son père, tué par les milices génocidaires hutues. De cette horreur, et de toute sa vie d’après, il témoigne dans un texte rédigé clandestinement, et dont l’ancien journaliste de la VRT Peter Verlinden a publié des extraits dans l’hebdomadaire néerlandophone Knack le mercredi 18 mars.

J’ai éprouvé une profonde honte d’avoir collaboré avec un système aussi barbare. ” Kizito Mihigo, à propos du régime de Kigali.

Depuis le traumatisme du génocide, Kizito avait trouvé la résilience nécessaire pour construire une vie au service de la réconciliation entre les Rwandais. Animé d’une profonde foi chrétienne, il montre très vite des talents pour le chant. En 2001, il participe à la composition du nouvel hymne national. Le régime l’adore. ” En 2003, les plus hautes autorités du pays m’accordent une bourse pour des études de musique en Europe, écrit-il. Le président Kagame me confirmera plus tard, lors d’une rencontre privée, que c’est bien lui qui en a donné l’instruction. “

A son retour en 2010, le chanteur crée une fondation pour la paix. Débutent alors trois années de concerts à succès dans les stades et les églises. Il refuse toutefois de s’engager dans le FPR (Front patriotique rwandais, au pouvoir). ” A cause de mon engagement, les critiques se multiplient, surtout dans le camp des prorégime : “Qui est ce Tutsi rescapé du génocide qui fréquente tous les milieux ? Est-il vraiment tutsi ? Vraiment rescapé ? Il parle avec les génocidaires présumés…” Et moi, dans mon coeur, je me réjouis en disant : “Si ma musique peut créer un terrain de rencontre puis de réconciliation entre deux parties de ma communauté qui ne se rencontrent et ne se parlent jamais, alors c’est de cette façon que je vais servir Dieu.”

Quand tout bascule

Le 5 mars 2014, il lance sa nouvelle chanson, La Signification de la mort. Elle passe très mal en haut lieu. C’est que Kizito appelle à rendre hommage aux victimes du génocide des Tutsis, mais aussi aux victimes des crimes commis par le FPR. Sacrilège ! Ces victimes-là n’ont pas le droit d’être évoquées au Rwanda et ses chansons sont aussitôt interdites d’antenne. L’engrenage est lancé : ” Je reçois tous les jours des coups de fil de personnalités qui m’accusent d’avoir adopté un langage négationniste et révisionniste. ” Le chanteur reçoit des messages selon lesquels il pourrait être tué. ” Certains me conseillent de quitter le pays mais je n’en ai pas envie. “

Kizito raconte les pressions subies, notamment de la part d’Inès Mpambara, directrice de cabinet de Kagame, et de Bernard Makuza, vice-président du Sénat. La première le somme d’enlever la chanson de YouTube, de demander pardon au président Kagame et d’écrire une tribune dans les médias pour s’excuser. Elle aurait averti : ” Kizito, tu dois savoir que, si tu ne fais pas ça, tu es mort ! Tu comprends ? Si tu ne fais pas ça, tu es mort ! ” Même s’il lui est impossible de retirer la chanson de YouTube, Kizito Mihigo marque son accord et compose deux chansons moins polémiques en vue du 20e anniversaire du génocide.

Mais à la veille des commémorations, le 6 avril 2014, il est arrêté et détenu ensuite en plusieurs lieux secrets. Le 15 avril, il est interrogé par le redouté général Dan Munyuza . ” Tu devais mourir mais on t’a laissé en vie parce que tu nous as dit la vérité et tu as demandé pardon “, lui déclare l’officier dans l’entretien reconstitué par le chanteur. Dan Munyuza aurait ajouté : ” Alors, écoute bien si tu veux rester en vie. Tout ce dont on t’accuse, tu dois plaider coupable et demander pardon. Tu as compris ? Si tu fais ça, les choses deviendront faciles. Mais si tu cherches à entrer dans un bras de fer en niant les accusations, on te donnera la perpétuité et tu mourras en prison. “

Dans son livre, Kizito ne cache pas son ” dégoût ” du régime, qui remonte à janvier 2014, quand Paul Kagame avait publiquement cautionné l’assassinat de son ancien chef des services de renseignement Patrick Karegeya. Celui-ci, devenu opposant, avait été étranglé fin 2013 dans sa chambre d’hôtel en Afrique du Sud. ” J’ai éprouvé une profonde honte d’avoir collaboré avec un système aussi barbare “, écrit Kizito. Il ajoute : ” Les services secrets, la police et l’armée tuent et enlèvent des citoyens. Un ami rwandais m’en avait parlé lorsque j’étais en Belgique mais, à cause de mon fanatisme pour Kagame, j’avais toujours réfuté ses allégations. “

A l’ambassade belge de Kigali

Le chanteur est condamné à dix ans de détention pour complot. Au printemps 2018, il reçoit le signal d’une libération anticipée, sur fond d’un deal entre la France et le Rwanda pour la nomination de la ministre Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie. C’est Dan Munyuza, devenu chef de la police, qui l’en informe. ” Il me demande ce que j’aimerais faire après ma détention, rapporte Kizito. Je lui dis que je suis un chanteur et que j’ai une fondation, et que j’aimerais continuer ma vie ainsi. ” Dan Munyuza lui demande d’intégrer un volet ” sécurité ” dans sa fondation ” pour contrer ces gens qui sèment l’insécurité et veulent la guerre “.

Le 21 septembre 2018, Kizito rencontre le général au siège de la police. ” Il m’accueille avec le sourire en me félicitant d’avoir reçu la grâce présidentielle. Il me demande ensuite d’éviter tout ce qui pourrait me faire tomber dans le même problème car, selon lui, je n’aurais plus la “chance d’être emprisonné”. Je lui confirme que j’ai tout compris. Il m’interdit aussi de parler aux Blancs “. Kizito comprend qu’il ne pourra plus vivre en sécurité dans son pays ” aussi longtemps que le FPR est au pouvoir “.

Quinze jours avant sa mort, le musicien harcelé par le pouvoir aurait rencontré un diplomate de l’ambassade de Belgique pour envisager une demande d’asile. Selon Peter Verlinden, conseil lui aurait été donné de solliciter un visa à l’ambassade belge… de Bujumbura. Le voyage vers le Burundi, durant lequel il a été interpellé, aurait donc eu un tout autre objet que la version officielle. Le 17 février dernier, Kizito Mihigo était retrouvé pendu dans sa cellule, suscitant une onde de choc au Rwanda et dans toute la diaspora.

  •  Vif/L’Express du 19/03/2020
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Reconnaissance du crime de génocide contre la population Hutu.

Déclaration de reconnaissance du crime de génocide contre la population Hutu:

Nous, universitaires, experts, chercheurs, survivants, défenseurs des droits de l’homme, défenseurs des libertés civiles et de la justice sociale, responsables religieux,

A la suite de l’initiative de recherche de la GCRHR sur les crimes commis par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) au Rwanda, puis en République Démocratique du Congo (ancien Zaïre) par l’intermédiaire de son allié congolais, l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), contre des membres du groupe ethnique hutu,
Sur base de notre propre évaluation indépendante d’experts de toutes les informations fiables disponibles, des recherches antérieures et des faits sur le sujet des massacre à grande échelle des Hutu par rapport à la convention de génocide,

Après avoir examiné la définition officielle du crime de génocide par la Convention de Génocide de 1948 des Nations Unies, qui définit le génocide comme l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe,

Après avoir soigneusement et minutieusement comparé toutes les informations et faits fiables, annexés à la présente résolution, concernant l’assassinat de membres du groupe ethnique hutu du Rwanda et de l’ancien Zaïre aux actes susmentionnés dans la définition faisant autorité du génocide, en particulier les actes a, b et c,

Notant que, d’après les informations et les faits disponibles, les massacres de la population de l’ethnie hutu ont été perpétrés sur base d’un plan presque identique, conçu pour tuer autant de victimes que possible, quels que soient leur sexe, leur âge ou leur nationalité,

Sachant que les rapports des experts des Nations unies sur les massacres de Hutu dans l’ex-Zaïre concluaient que les meurtres avaient révélé un certain nombre d’éléments inculpatoires les qualifiant de crime de génocide,

Notant qu’après le rapport de l’ONU sur la cartographie, l’ONU a recommandé de prendre de nouvelles mesures pour prévenir, enquêter, faire cesser et punir les crimes décrits dans son propre rapport afin de s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention sur le génocide,

Par la présente, nous déclarons et reconnaissons comme CRIME DE GÉNOCIDE les massacres des centaines de milliers de personnes hutu rwandaises au Rwanda et de réfugiés hutu rwandais, de réfugiés hutu burundais et de citoyens hutu congolais en RDC du fait de leur appartenance au groupe ethnique hutu et sans distinction d’âge, de sexe ou de nationalité, par l’Armée Patriotique Rwandaise et son allié congolais, le groupe rebelle de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre
(AFDL).

Nous appelons la communauté internationale à s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention sur le génocide et à agir collectivement pour traduire en justice les auteurs de ce crime de génocide.

Global Campaign for Rwandans Human Rights (GCRHR)
TERRAM PACIS
JAMBO asbl
AMAHORIWACU
Association ESPOIR
FONDATION IBUKABOSE RENGERABOSE


Source: Hutugenocide.org