Kagame Quarantined Me. Covid-19 Quarantined Him.

Kagame Quarantined Me. Covid19 Quarantined Him.

Kagame is a club member of billionaires who fly the Gulfstream G650ER jet including Amazon’s Jeff Bezos, Larry Ellison, co-founder and chief executive of Oracle Corporation, and Laurene Powell Jobs, the widow of Steve Jobs, Apple’s cofounder.

I have lived under General Paul Kagame’s quarantine for a decade since 2010 when I fled Rwanda to South Africa. The year 2010 was when hell broke loose in Rwanda. A year of presidential elections which Kagame won by 95%, many Rwandans were jailed, others simply disappeared, fled, or died mysteriously. Among those who died in 2020 were opposition leader, André Kagwa Rwisereka, vice-chairman of the Democratic Green Party of Rwanda. He was found murdered and partially beheaded near a wetland in Butare on July 14, 2010.

In South Africa where I fled, I was quarantined in my house, especially after I was almost kidnapped to Rwanda in 2012. On the New Year’s Day of 2014, the exiled former Rwandan intelligence, Patrick Karegeya, was murdered in Johannesburg, which led me to flee to Canada. Once there I was quarantined once again – I couldn’t travel least of all to Africa.

Fast forward to 2020. Kagame who is a club member of billionaires who fly the Gulfstream G650ER jet – including Amazon’s Jeff Bezos, Larry Ellison, co-founder and chief executive of Oracle Corporation, and Laurene Powell Jobs, the widow of Steve Jobs, Apple’s cofounder – is quarantined.

Coronavirus has trapped Kagame in Rwanda. As the saying goes, God works in mysterious ways.

David Himbara,  PhD

Source: https://medium.com


Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d'auteur et le site web source.
Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author's name and the source website are cited.

Mort de Kizito: Les diplomates belges mis en question.

Ça fait déjà un mois après la mort de l’artiste célèbre rwandais retrouvé pendu dans sa cellule de détention. Le gouvernement rwandais a avancé et confirmé l’hypothèse de suicide, mais les analystes différents, les observateurs avisés et les experts mettent en cause cette assertion gouvernementale. Pour la majorité, il s’agissait bien d’un meurtre. Immédiatement après l’annonce de cette nouvelle terrifiante, les émotions douloureuses et la colère ont été suivies de condamnation consensuelle de l’auteur de ce crime. A l’heure qu’il est, l’on sait que c’est un crime d’état dont le commanditaire est bien sûr Paul Kagame, le chef de projet, Inès Mpambara et les logisticiens, Lt Colonel Gérard Nyilimanzi et Theos Badege , entre autres. Les complices de ce crime sont nombreux mais jusque là, qui aurait cru l’implication des diplomates?

Les belges pointés de doigts. 

D’après le Vif dans harcelé jusqu’à la mort  , Kizito aurait été à l’ambassade de Belgique à Kigali pour demander l’asile suite aux intimidations et menaces qui pesaient sur sa personne. Seulement, un conseil lui a été donné de demander le visa à l’ambassade de Bujumbura. Connaissant la situation du Rwanda et la façon dont les mouvements son contrôlés, les diplomates belges sont sans savoir le risque auquel ils exposaient Kizito Mihigo. 

Les internautes s’indignent

Les discussions à ce sujet se multiplient sur les réseaux sociaux (1) et tous les intervenants pensent que l’ambassade de Belgique n’a pas fait tout en son pouvoir, et selon certains, une simple visite à Kizito ou une déclaration aurait suffi pour sauver sa vie.

reactions KM

Une comparaison est faite entre le cas de Kizito Mihigo et celui de Bosco NTAGANDA aujourd’hui détenu à la Cour Pénale Internationale de La Haye. Ce dernier avait demandé le refuge à l’ambassade des Etats Unis à Kigali car sa vie était en danger. Ou encore le cas de Patrick HABAMENSHI, ancien ministre dans le gouvernement de Kagame qui avait tenté de se réfugier à l’intérieur de l’ambassade du Canada. 

reactions 2

Il est sûr que si les diplomates belges étaient intervenus à temps, Kizito serait encore en vie. S’ils ne peuvent pas être amenés à s’expliquer devant la cour de justice pour non assistance à la personne en danger, l’opinion publique les a déjà condamnés. L’histoire ne l’oubliera jamais.

Chaste GAHUNDE

(1) Propos recueillis du Facebook le 20/03/2020. 


Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d'auteur et le site web source.
Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author's name and the source website are cited.

Rwanda: le corona virus au service de la dictature.

L’avènement du corona virus a bouleversé les habitudes de vie dans le monde entier. La Chine fut le premier pays à être touchée. Elle a pris une grave décision de maintenir en confinement et en isolement de millions d’habitants dans la ville de Wuhan fin décembre 2019 début janvier 2020. Malgré cela, il lui a été reproché d’avoir  tardé à reconnaître la dangerosité de l’épidémie car ces mesures sont arrivées sur le tard. Elle avait même arrêté des médecins qui tentaient de donner l’alerte fin décembre 2019.

Aujourd’hui, la pandémie est mondiale et des mesures de confinement sont généralisées dans tous les pays de la planète Terre.

Au Rwanda, le corona virus a été évoqué pour la première fois par le président de la République Paul Kagame. C’était le 16 février 2020 dans son discours d’ouverture de la 17è rencontre des cadres de l’administration publique et du secteur privé.

Devant des centaines de participants médusés, Paul Kagame a justifié pourquoi il avait renvoyé du gouvernement Dr Diane Gashumba, ministre de la Santé.

Selon le président, Diane Gashumba n’avait pas obtempéré à sa demande de soumettre aux examens préalables du corona virus tous les participants aux assises de Gabiro avant qu’ils se rendent sur les lieux. Evidemment le public a applaudi, mais il n’y a rien compris car aucun cas de corona virus n’avait jamais été officiellement déclaré au Rwanda.

Mais le virus était là et le président en était informé. A en croire les réseaux sociaux, les cas du corona virus ont été détectés au Rwanda, mais la consigne était de ne pas divulguer l’information pour ne pas faire capoter le sommet du Commonwealth prévu à Kigali en juin de cette année et dont le Rwanda attend beaucoup de retombées. Aucun doute que dans le cadre du monitoring en usage, la ministre de la santé en avait informé l’OMS, ce qui aurait effarouché le président Kagame jusqu’à la renvoyer.

En effet, il a fallu que l’ambassade des Pays Bas à Kigali dénonce le comportement irresponsable des autorités rwandaises de cacher l’avènement de cette pandémie au Rwanda pour que le ministère de la Santé se décide à sortir un communiqué reconnaissant que le pays faisait face à ce fléau.

Evidemment, des mesures spectaculaires furent prises dont celles de fermer des écoles, des universités et des lieux de culte dès le 15 mars et cela jusqu’à nouvel ordre. Dans les administrations publiques et privées, le télétravail est vivement encouragé, ce qui est par ailleurs illusoire dans un pays où l’électricité est rationnée. Les déplacements ont été également réduits, ce qui arrange aussi le système dictatorial qui a instauré, depuis des années, des contrôles sur bon nombre d’axes routiers.

Dans une émission à   radioinkingi.com, Kayumba Rugema, un ancien officier de l’armée de Paul Kagame, a fait état de l’utilisation du corona virus à des fins criminelles. Il a révélé que le corona virus est bien présent dans des prisons rwandaises. Or quand on sait que les prisons au Rwanda sont bondées et qu’aucune « distanciation sociale » n’est possible, il est facile de s’imaginer ce qu’il peut advenir comme dégâts en vie humaines.

Selon des informations de ses collègues encore au Rwanda, Kayumba Rugema a déclaré que dans la prison de Mulindi, dans les faubourgs de la capitale, on a déjà recensé au moins 20 décès suite au corona virus.

Cette révélation de Kayumba Rugema, si elle est confirmée, est inquiétante, car tous les opposants politiques présents dans les geôles rwandaises risquent de périr, sous prétexte de corona virus.

Jane Mugeni

Source: www.echosdafrique.com 


Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d'auteur et le site web source.
Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author's name and the source website are cited.

Harcelé jusqu’à la mort

Adulé, puis banni, le chanteur Kizito Mihigo est mort dans une cellule de la prison de Kigali. Ses mémoires, dont Knack a publié des extraits, montrent comment l’étau du pouvoir s’est resserré sur lui.

Accusé d’avoir voulu passer au Burundi pour rejoindre un mouvement armé, le très populaire chanteur rwandais Kizito Mihigo est mort quatre jours après son incarcération dans une cellule de la prison de Kigali (voir Le Vif/L’Express du 27 février dernier). Raison officielle : ” suicide “. Quelle troublante destinée pour ce survivant du génocide des Tutsis en 1994, alors qu’il n’avait que 12 ans. Il ne retrouvera jamais le corps de son père, tué par les milices génocidaires hutues. De cette horreur, et de toute sa vie d’après, il témoigne dans un texte rédigé clandestinement, et dont l’ancien journaliste de la VRT Peter Verlinden a publié des extraits dans l’hebdomadaire néerlandophone Knack le mercredi 18 mars.

J’ai éprouvé une profonde honte d’avoir collaboré avec un système aussi barbare. ” Kizito Mihigo, à propos du régime de Kigali.

Depuis le traumatisme du génocide, Kizito avait trouvé la résilience nécessaire pour construire une vie au service de la réconciliation entre les Rwandais. Animé d’une profonde foi chrétienne, il montre très vite des talents pour le chant. En 2001, il participe à la composition du nouvel hymne national. Le régime l’adore. ” En 2003, les plus hautes autorités du pays m’accordent une bourse pour des études de musique en Europe, écrit-il. Le président Kagame me confirmera plus tard, lors d’une rencontre privée, que c’est bien lui qui en a donné l’instruction. “

A son retour en 2010, le chanteur crée une fondation pour la paix. Débutent alors trois années de concerts à succès dans les stades et les églises. Il refuse toutefois de s’engager dans le FPR (Front patriotique rwandais, au pouvoir). ” A cause de mon engagement, les critiques se multiplient, surtout dans le camp des prorégime : “Qui est ce Tutsi rescapé du génocide qui fréquente tous les milieux ? Est-il vraiment tutsi ? Vraiment rescapé ? Il parle avec les génocidaires présumés…” Et moi, dans mon coeur, je me réjouis en disant : “Si ma musique peut créer un terrain de rencontre puis de réconciliation entre deux parties de ma communauté qui ne se rencontrent et ne se parlent jamais, alors c’est de cette façon que je vais servir Dieu.”

Quand tout bascule

Le 5 mars 2014, il lance sa nouvelle chanson, La Signification de la mort. Elle passe très mal en haut lieu. C’est que Kizito appelle à rendre hommage aux victimes du génocide des Tutsis, mais aussi aux victimes des crimes commis par le FPR. Sacrilège ! Ces victimes-là n’ont pas le droit d’être évoquées au Rwanda et ses chansons sont aussitôt interdites d’antenne. L’engrenage est lancé : ” Je reçois tous les jours des coups de fil de personnalités qui m’accusent d’avoir adopté un langage négationniste et révisionniste. ” Le chanteur reçoit des messages selon lesquels il pourrait être tué. ” Certains me conseillent de quitter le pays mais je n’en ai pas envie. “

Kizito raconte les pressions subies, notamment de la part d’Inès Mpambara, directrice de cabinet de Kagame, et de Bernard Makuza, vice-président du Sénat. La première le somme d’enlever la chanson de YouTube, de demander pardon au président Kagame et d’écrire une tribune dans les médias pour s’excuser. Elle aurait averti : ” Kizito, tu dois savoir que, si tu ne fais pas ça, tu es mort ! Tu comprends ? Si tu ne fais pas ça, tu es mort ! ” Même s’il lui est impossible de retirer la chanson de YouTube, Kizito Mihigo marque son accord et compose deux chansons moins polémiques en vue du 20e anniversaire du génocide.

Mais à la veille des commémorations, le 6 avril 2014, il est arrêté et détenu ensuite en plusieurs lieux secrets. Le 15 avril, il est interrogé par le redouté général Dan Munyuza . ” Tu devais mourir mais on t’a laissé en vie parce que tu nous as dit la vérité et tu as demandé pardon “, lui déclare l’officier dans l’entretien reconstitué par le chanteur. Dan Munyuza aurait ajouté : ” Alors, écoute bien si tu veux rester en vie. Tout ce dont on t’accuse, tu dois plaider coupable et demander pardon. Tu as compris ? Si tu fais ça, les choses deviendront faciles. Mais si tu cherches à entrer dans un bras de fer en niant les accusations, on te donnera la perpétuité et tu mourras en prison. “

Dans son livre, Kizito ne cache pas son ” dégoût ” du régime, qui remonte à janvier 2014, quand Paul Kagame avait publiquement cautionné l’assassinat de son ancien chef des services de renseignement Patrick Karegeya. Celui-ci, devenu opposant, avait été étranglé fin 2013 dans sa chambre d’hôtel en Afrique du Sud. ” J’ai éprouvé une profonde honte d’avoir collaboré avec un système aussi barbare “, écrit Kizito. Il ajoute : ” Les services secrets, la police et l’armée tuent et enlèvent des citoyens. Un ami rwandais m’en avait parlé lorsque j’étais en Belgique mais, à cause de mon fanatisme pour Kagame, j’avais toujours réfuté ses allégations. “

A l’ambassade belge de Kigali

Le chanteur est condamné à dix ans de détention pour complot. Au printemps 2018, il reçoit le signal d’une libération anticipée, sur fond d’un deal entre la France et le Rwanda pour la nomination de la ministre Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie. C’est Dan Munyuza, devenu chef de la police, qui l’en informe. ” Il me demande ce que j’aimerais faire après ma détention, rapporte Kizito. Je lui dis que je suis un chanteur et que j’ai une fondation, et que j’aimerais continuer ma vie ainsi. ” Dan Munyuza lui demande d’intégrer un volet ” sécurité ” dans sa fondation ” pour contrer ces gens qui sèment l’insécurité et veulent la guerre “.

Le 21 septembre 2018, Kizito rencontre le général au siège de la police. ” Il m’accueille avec le sourire en me félicitant d’avoir reçu la grâce présidentielle. Il me demande ensuite d’éviter tout ce qui pourrait me faire tomber dans le même problème car, selon lui, je n’aurais plus la “chance d’être emprisonné”. Je lui confirme que j’ai tout compris. Il m’interdit aussi de parler aux Blancs “. Kizito comprend qu’il ne pourra plus vivre en sécurité dans son pays ” aussi longtemps que le FPR est au pouvoir “.

Quinze jours avant sa mort, le musicien harcelé par le pouvoir aurait rencontré un diplomate de l’ambassade de Belgique pour envisager une demande d’asile. Selon Peter Verlinden, conseil lui aurait été donné de solliciter un visa à l’ambassade belge… de Bujumbura. Le voyage vers le Burundi, durant lequel il a été interpellé, aurait donc eu un tout autre objet que la version officielle. Le 17 février dernier, Kizito Mihigo était retrouvé pendu dans sa cellule, suscitant une onde de choc au Rwanda et dans toute la diaspora.

  •  Vif/L’Express du 19/03/2020
    Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d'auteur et le site web source.
    Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author's name and the source website are cited.

James MUNYANDINDA writes to Ange KAGAME

Dear Madam Ange Kagame,
Covid 19 pandemic is not a big issue in Rwanda than your father Paul Kagame. Take an example, until now, COVID 19 had killed about 7,500 people around the globe.
But your father Paul Kagame had killed over 1 million people before and during the 1994 genocide in Rwanda, he Killed thousands of Hutus in Kibeho refugee camp in 1995 in Rwanda, and the same father of you killed over 6 million people in DR Congo.
Your father committed Hutu genocide in 1996-1997 according to the UN Mapping report of 2010.
Your father Killed his former boss General Fred Gisa Rwigema, he also assassinated former president Juvenal Habyarimana, Seth Sendashonga,Colonel Lizinde, Colonel Patrick Karegeya,Major Kiza,Dr Gasakure, and many others.
He attempted to assassinate General Kayumba Nyamwasa several times in South Africa and he recently killed our beloved Celebrity singer Kizito Mihigo.
Do you really think that COVID 19 pandemic is dangerous to Rwanda public than your father?
Don’t you see that your father Paul Kagame is actually a real pandemic to Rwandans?
Don’t you see that instead of joining World Health Organisation (WHO) campaign for educating people to clean their hands that you should instead join Rwandans to fight the actual pandemic which is your father?
We need to see you directing your efforts in fighting the horrible behaviours of your father of murdering innocent Rwandan people.

Your father is the actual pandemic to Rwanda than COVID 19.

James Munyandinda

Source: Facebook


Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d'auteur et le site web source.
Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author's name and the source website are cited.

Reconnaissance du crime de génocide contre la population Hutu.

Déclaration de reconnaissance du crime de génocide contre la population Hutu:

Nous, universitaires, experts, chercheurs, survivants, défenseurs des droits de l’homme, défenseurs des libertés civiles et de la justice sociale, responsables religieux,

A la suite de l’initiative de recherche de la GCRHR sur les crimes commis par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) au Rwanda, puis en République Démocratique du Congo (ancien Zaïre) par l’intermédiaire de son allié congolais, l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), contre des membres du groupe ethnique hutu,
Sur base de notre propre évaluation indépendante d’experts de toutes les informations fiables disponibles, des recherches antérieures et des faits sur le sujet des massacre à grande échelle des Hutu par rapport à la convention de génocide,

Après avoir examiné la définition officielle du crime de génocide par la Convention de Génocide de 1948 des Nations Unies, qui définit le génocide comme l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe,

Après avoir soigneusement et minutieusement comparé toutes les informations et faits fiables, annexés à la présente résolution, concernant l’assassinat de membres du groupe ethnique hutu du Rwanda et de l’ancien Zaïre aux actes susmentionnés dans la définition faisant autorité du génocide, en particulier les actes a, b et c,

Notant que, d’après les informations et les faits disponibles, les massacres de la population de l’ethnie hutu ont été perpétrés sur base d’un plan presque identique, conçu pour tuer autant de victimes que possible, quels que soient leur sexe, leur âge ou leur nationalité,

Sachant que les rapports des experts des Nations unies sur les massacres de Hutu dans l’ex-Zaïre concluaient que les meurtres avaient révélé un certain nombre d’éléments inculpatoires les qualifiant de crime de génocide,

Notant qu’après le rapport de l’ONU sur la cartographie, l’ONU a recommandé de prendre de nouvelles mesures pour prévenir, enquêter, faire cesser et punir les crimes décrits dans son propre rapport afin de s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention sur le génocide,

Par la présente, nous déclarons et reconnaissons comme CRIME DE GÉNOCIDE les massacres des centaines de milliers de personnes hutu rwandaises au Rwanda et de réfugiés hutu rwandais, de réfugiés hutu burundais et de citoyens hutu congolais en RDC du fait de leur appartenance au groupe ethnique hutu et sans distinction d’âge, de sexe ou de nationalité, par l’Armée Patriotique Rwandaise et son allié congolais, le groupe rebelle de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre
(AFDL).

Nous appelons la communauté internationale à s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention sur le génocide et à agir collectivement pour traduire en justice les auteurs de ce crime de génocide.

Global Campaign for Rwandans Human Rights (GCRHR)
TERRAM PACIS
JAMBO asbl
AMAHORIWACU
Association ESPOIR
FONDATION IBUKABOSE RENGERABOSE


Source: Hutugenocide.org

Colloque du 09 mars 2020: Licra a menti!

Lundi le 09 mars 2020 au Palais de Luxembourg dans les locaux du sénat français s’est tenu un colloque intitulé “« L’Afrique des Grands Lacs, 60 ans de tragique instabilité ». Un peu avant le jour du colloque, l’esprit de peur et de panique a envahi Kigali. Le régime  en place à Kigali s’inquiétait beaucoup quant à ce qui pouvait se discuter au sein du sénat .

Kagame et ses hommes ont tenté d’infiltrer l’auditoire, mais en vain. Il était trop tard, les places étant limitées. Et puis, une tentative de bloquer le colloque a été lancée. En même temps le président du sénat rwandais s’est adressé à son homologue français pour demande l’annulation du colloque. Une pétition a été mise en ligne pour forcer le président du sénat d’abandonner son soutien au colloque. Ça n’a pas toujours pas marché. Les intervenants ont subi de chantages et menaces pour qu’ils ne participent pas, sauf que certains sont trop forts pour céder.

LICRA s’en mêle, maladroitement

Licra a écrit une lettre au président du sénat pour plaider au côté des Kagamistes, sauf que les maladresse, mensonge et turpitude sans précédent en inondaient le contenu. D’abord, le titre de la lettre : “génocide des Tutsi: le colloque de la honte”. Le signataire de la lettre voulait jouer avec les sentiments en évoquant ce malheur qu’a connu le Rwanda et dont personne n’ose parler et débattre en profondeur. Or, le thème du colloque tournait autour de l’instabilité qui a eu lieu pendant 60 ans! Et puis, délibérément ou manipulé, l’auteur de ladite lettre s’aventure: il commence par créer un prénom d’Adrien qu’il colle à l’un des intervenants, Charles Onana. Et sans vérifier ses sources ou pour se ridiculiser gratuitement ( il y en a qui aiment ça), l’auteur annonce un procès qui aurait été intenté à l’encontre de Charles Onana, soi-disant, suite aux propos négationnistes tenus à la chaîne LCI en 2019. 

Vincent Herouët, de la LCI contacté par LACROIX à ce sujet  met à nu Licra: “nous n’avons pas reçu l’ombre d’une plainte à ce sujet : cette phrase est sortie avec malhonnêteté de son contexte. Charles Onana n’a jamais nié sur notre antenne la réalité du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. On comprend bien dans cet entretien, qu’il parle de la période qui précède ce génocide”. 

A la question de ce fameux procès à son encontre, Charles Onana réplique à Réveil FM International : “n’importe quoi”, avant d’ajouter: “le ridicule ne tue pas et que rien ne les arrête dans la diffusion du mensonge!”.  

Enfin, Charles Onana lance un défi à Licra: “Ils seraient bien inspirés de s’intéresser à la situation dramatique de mon ami Déo Mushayidi, victime Tutsi du génocide de 1994, condamné à perpétuité parce qu’il a réclamé, comme moi, vérité et justice pour les Tutsi et les Hutu. Demandez à tous les journalistes et associations qui ont diffusé cette rumeur à quelle date se tient le procès ? C’est hallucinant ! Ce sont des méthodes de voyous. Le droit français reste tout de même précis. Vous aurez remarqué qu’ils m’ont même baptisé « Adrien » pour l’occasion. Je n’ai jamais vu ce prénom dans mes papiers d’identité. Cela vous donne une idée du niveau de rigueur de ceux qui me poursuivent. S’ils en sont à ne même pas savoir comment je m’appelle alors que mon nom est sur tous mes livres, je serais tenté de dire qu’ils vont jusqu’à nier publiquement le nom que m’ont donné mes parents… N’est-ce pas du « négationnisme » ça ?”

Rappelons que dans le passé le régime de Kagame avait porté plainte contre Charles Onana pour diffamation, plainte qui a été retirée par peur que toute la vérité éclate devant les juges, et le public, ce qui servirait de jurisprudence.

Chaste Gahunde


Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d'auteur et le site web source.
Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author's name and the source website are cited.

Colloque de l’Afrique des Grands Lacs au Sénat: Charles Onana répond !

Colloque de l’Afrique des Grands Lacs au Sénat: Charles Onana répond !

Sénat français, le colloque sur l’Afrique des Grands Lacs a subi des pressions mais a eu lieu. Journaliste et politicologue, Charles Onana est un panafricaniste avéré et digne fils d’Afrique, Charles Onana a braqué ses projecteurs sur les morts en RDC. Il est devenu l’ambassadeur itinérant et plénipotentiaire des victimes congolaises du régime dictatorial du Rwanda. Il a été orateur au Sénat.

Mulongo_Onana

Journaliste et politicologue, Charles Onana (à gauche) a mis vingt-ans de sa vie pour ses investigations sur l’Afrique des Grands Lacs. Il en est l’un des experts. Personne ne nie qu’il y a eu génocide au Rwanda en 1994. Panafricaniste avéré et digne fils d’Afrique, Charles Onana a braqué ses projecteurs sur les morts Congolais. Il est devenu l’ambassadeur itinérant et plénipotentiaire des victimes congolaises du régime dictatorial du Rwanda. Paul kagamé et ses affidés européens et anglo-saxons ont “boutiqué” l’histoire du génocide au Rwanda. Ce génocide rwandais est devenu un fonds de commerce pour Paul kagamé, qui le brandit pour culpabiliser le monde entier d’avoir laissé faire. C’est son faire valoir. C’est l’histoire des vainqueurs.

Or il s’est avéré que le même Paul Kagamé qui crie au génocide pour son peuple, uniquement des Tutsi, pas des Hutus ni des Twa, commet des crimes de sang, crimes de génocide et crimes contre l’humanité en République démocratique du Congo. Mieux, Kagamé pille et recel les ressources du Congo en toute impunité. Ayant culpabilisé le monde entier, les crimes de Kagamé sont tus, ignorés et oubliés. Et Charles Onana à la manière d’Emile Zola au cours de l’affaire Dreyfus dit: “J’accuse Paul Kagame de massacrer les populations congolaises pour piller les ressources du Congo”.

Cela choque et gène, tous ceux qui ont bâti le château des cartes de Paul Kagamé sur des mensonges et manipulations. A la différence de Pierre Péan, Charles Onana est un africain, on ne peut donc pas l’accuser de raciste. Et donc on l’accuse d’être “Négationniste” ! Simplement parce qu’Onana a choisi d’écrire l’histoire avec les lunettes du gibier pas avec celles du Chasseur. Sauf que dans les pays des Grands Lacs: prédateurs, pillards, receleurs et chasseurs sont nombreux. Les victimes, plus de 12 millions de morts uniquement en RDC, les Hutus et Twa Rwandais sont décimés, on regarde ailleurs. Un mort est un mort qu’il soit Congolais, Hutu, Tutsi ou Twa dans les pays des Grands Lacs. Charles Onana a été l’un des intervenants du Colloque sur l’Afrique des Grands Lacs au Sénat francais , le lundi 9 mars dernier…colloque que le président du Sénat rwandais et plusieurs associations tutsies rwandaises ont réclamé l’annulation. Le Colloque a bien eu lieu.

1. Réveil FM International: Le palais du Luxembourg, siège du sénat français était imprenable avec le colloque sur l’Afrique des Grands Lacs, le lundi 9 mars. Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères a même dit que jamais le sénat n’avait subi autant de pressions extérieures pour l’annulation de ce colloque…

Charles Onana: Oui, la campagne contre ce colloque sur la tragédie des Grands Lacs africains a été d’une violence et d’une agressivité inouïes. Il s’agissait pourtant d’un simple débat intellectuel qui regroupait des chercheurs européens, africains et nord-américains très compétents et très qualifiés que l’on n’a pas l’habitude d’entendre. L’assistance était composée de chercheurs, de sénateurs, de diplomates, de députés, d’anciens ministres, de responsables politiques, de militants associatifs et de citoyens africains et français de tous bords. C’était un grand moment d’échanges, très civilisés et de réflexion intellectuelle de haut niveau. Mais ce n’est pas nécessairement ce qui ressort du compte rendu des médias en général.

2. Réveil FM International: Aucun média n’a relayé ce que vous avez dit au sénat.. qu’avez réellement dit dans votre intervention ?

Charles Onana: Je crois que certains ont des difficultés à reprendre mes propos tellement ils s’obstinent à dresser de moi un portrait peu flatteur comme le leur demandent les amis du régime de Kigali. Mon propos s’inscrivait plutôt dans le prolongement de ma démarche scientifique relative à mon livre sur l’opération Turquoise. J’ai d’abord précisé que depuis vingt-cinq ans, les accusations contre l’opération Turquoise étaient d’une pauvreté affligeante et que les assertions des accusateurs ne résistaient pas à l’examen des faits et des preuves. J’ai également rappelé que j’avais minutieusement examiné les archives émanant du Conseil de sécurité pendant dix ans et ce que j’ai découvert m’a donné le vertige.

Contrairement à ce qui a été dit et écrit depuis plus de deux décennies, le conseil de sécurité ne s’est jamais désintéressé du Rwanda ni des Rwandais en 1994 mais c’est le FPR de Paul Kagame qui a écrit, entre avril et juin 1994, plusieurs lettres au président et aux membres du Conseil de sécurité pour exprimer son refus catégorique d’une intervention multinationale permettant de mettre fin aux massacres et au génocide. Cette découverte m’a bouleversé. L’existence de ces lettres de la rébellion est une bombe sur le plan scientifique et elle remet en cause l’histoire officielle telle qu’elle est racontée depuis vingt-cinq ans.

3. Réveil FM International: L’hommage à Pierre Péan, grand journaliste Français d’investigation dont vous avez repris le flambeau, doit vous honorer…

Charles Onana: Un hommage a effectivement été rendu à Pierre Péan par Judi River et moi-même car il a été très violemment attaqué, lui aussi, par ceux qui sont hostiles à la vérité et aux révélations qu’il avait apportées dans le dossier de la tragédie des Grands Lacs. Il a fait le travail que peu de journalistes ont eu le courage de faire. En cela, il a fait honneur à toute la profession.

4. Réveil FM International: Que répondez vous à ceux qui vous accuse d’être “Négationniste » ?

Charles Onana: Je n’ai pas de temps à consacrer à des individus qui sont spécialisés dans l’invective et refusent le débat scientifique. Dire de quelqu’un qui publie un livre que personne n’a d’ailleurs attaqué devant les tribunaux qu’il est « négationniste » n’apporte rien au progrès de la connaissance sur les événements du Rwanda et sur ce qui se passe au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) depuis 1994. Ceux qui me qualifient ainsi sont précisément ceux qui nient l’extermination des millions de Congolais, des Twa, des Hutu et aussi de Tutsi au Rwanda et au Zaïre par les troupes de Paul Kagame. Qui est donc « négationniste », eux qui nient ces victimes ou moi qui apporte les preuves des crimes commis par le « camp des vainqueurs » ? En fait, ces soutiens inconditionnels de criminels contre l’humanité attribuent à des auteurs ou à des responsables politiques un qualificatif qui pour moi relève du même mépris et de la même arrogance avec laquelle ils traitent les victimes congolaises et rwandaises.

5. Réveil FM International: Vous n’avez jamais tué personne, ni fait un coup d’État en Afrique ni envahi un autre pays africain pour piller ses ressources, pourquoi faites-vous peur ? Pourquoi cette volonté de vous bannir dans l’espace francophone ? Vous donner la parole, c’est s’attendre aux ennuis ?

Charles Onana: Manifestement, des messages circulent dans plusieurs rédactions parisiennes interdisant de m’inviter surtout dans les médias publics. Il n’y a toutefois aucune restriction, dans les mêmes médias, envers ceux qui défendent le régime rwandais et qui me traitent de tous les noms d’oiseaux. Je n’écris pourtant que des livres très appréciés du public des Grand lacs africains et je fais simplement de la recherche scientifiques avec un certain niveau d’exigence et de probité. Je crois que les livres et les auteurs qui osent examiner les choses en profondeur sont en principe « dangereux », d’après certains régimes criminels et leurs sympathisants. Aller en profondeur, c’est aussi porter la lumière là où certains préfèrent absolument conserver l’obscurité et le silence de leurs cadavres. Tenter d’apporter des preuves du mensonge là où certains refusent qu’on les montre est effectivement propice aux ennuis.

6. Réveil FM International: Le colloque Afrique des Grands lacs a eu lieu, quelle suite donner à cette rencontre ?

Charles Onana: Une suite qui viserait à cesser de se soumettre intellectuellement au discours officiel de la tragédie rwandaise. La suite serait de ne plus accepter que l’on prétende que le génocide du Rwanda a eu des conséquences non prévues en République Démocratique du Congo (RDC). C’est inexact ! Le drame du Rwanda visait l’invasion et le pillage du Congo. Les preuves existent. Il est donc urgent de réexaminer ce discours stigmatisant, continuellement méprisant et discriminant envers les autres victimes de la tragédie des Grands Lacs. Il faut faire entendre les voix de toutes les victimes : Hutu, Twa, Tutsi et Congolais, tués par les troupes de Paul Kagame au Rwanda et en RDC. C’est une exigence intellectuelle, humaine et scientifique que de refuser de trier dans les charniers. Fléchir et ramper devant les pressions d’une caste de criminels contre l’humanité ou de leurs thuriféraires est une renonciation à notre propre humanité. Tous ceux qui furent tués au Rwanda et en RDC méritent, sans discrimination ni restriction, d’être considérés et respectés. Je ne trie pas les morts Tutsi, Hutu et Twa. De même qu’on ne saurait, pour un enfant né d’un parent Tutsi et d’un parent Hutu et qui a perdu ses deux parents en 1994, s’intéresser à une seule partie de sa famille et considérer que l’autre n’existe pas.

7. Réveil FM International: On dit que vous êtes le chouchou des Africains silencieux, la prunelle des yeux des Congolais l’avez-vous ressenti au Sénat ?

Charles Onana: En tout cas, j’ai le sentiment d’avoir fait mon travail de façon honnête et avec humilité. Je n’ai jamais prétendu détenir la vérité, loin de là. Mais les lecteurs sont ravis et me disent merci d’avoir osé. Ils connaissent bien les enjeux qui pèsent sur ce dossier. Les milliers de femmes violées de la RDCongo en savent quelque chose. J’ai rencontré des lecteurs et lectrices venus de loin, du Canada et même d’Afrique pour ce colloque. C’est dire son importance. Les organisateurs de la rencontre du Sénat ont réussi leur pari. En plus d’ouvrir un débat démocratique et intellectuel d’une grande tenue, ils ont aussi posé un acte de catharsis. Les victimes congolaises ont eu droit à la parole qu’on leur refuse. Les visages, tantôt émus tantôt souriants, exprimaient une grande satisfaction. L’ambiance était chaleureuse et les poignées de mains franches. Dans les médias, on avait plutôt annoncé un « colloque de la honte » et « de la haine » ou du « négationnisme ». Il n’y a rien eu de tout cela. Et c’est dommage que les médias soient passés, une fois de plus, à côté de la réalité en restant sur leurs préjugés plutôt que de rendre compte en toute objectivité.

8. Réveil FM international: Il y a un procès au pénal contre vous pour avoir nié le génocide des Tutsi. Etes-vous déjà fixé ?

Charles Onana: N’importe quoi ! Le ridicule ne tue pas et que rien ne les arrête dans la diffusion du mensonge… Ils seraient bien inspirés de s’intéresser à la situation dramatique de mon ami Déo Mushayidi, victime Tutsi du génocide de 1994, condamné à perpétuité parce qu’il a réclamé, comme moi, vérité et justice pour les Tutsi et les Hutu. Demandez à tous les journalistes et associations qui ont diffusé cette rumeur à quelle date se tient le procès ? C’est hallucinant ! Ce sont des méthodes de voyous. Le droit français reste tout de même précis. Vous aurez remarqué qu’ils m’ont même baptisé « Adrien » pour l’occasion. Je n’ai jamais vu ce prénom dans mes papiers d’identité. Cela vous donne une idée du niveau de rigueur de ceux qui me poursuivent. S’ils en sont à ne même pas savoir comment je m’appelle alors que mon nom est sur tous mes livres, je serais tenté de dire qu’ils vont jusqu’à nier publiquement le nom que m’ont donné mes parents… N’est-ce pas du « négationnisme » ça ?

9. Réveil FM International: 20 ans de votre travail sur les Grands Lacs pour que seulement aujourd’hui la vérité commence petit à petit à faire son chemin…avec la conséquence de votre diabolisation…

Charles Onana: Souvenez-vous que Mandela fut longtemps traité de « terroriste » avant que le monde entier le traite de « Grand homme » ou de « démocrate », Martin Luther King était aussi présenté comme un homme « dangereux pour la sécurité de l’État » simplement parce que ces gens réclamaient la vérité et la justice dans leur pays. Moi je n’ai ni la taille ni le niveau de combativité de ces illustres personnalités. J’écris simplement des livres en apportant généralement des preuves sur ce que j’avance. Ce sont ces preuves qui permettent d’expliquer et de comprendre l’origine ou la cause principale de la tragédie du Rwanda et du Zaïre. Ce sont les même preuves qui me valent toutes les insultes, attaques et autres dénigrements. J’ai découvert des documents que je ne devais pas découvrir, des documents qui devaient rester cachés pour toujours au Conseil de sécurité. Voilà mon crime !

10.Réveil FM International: Êtes-vous en sécurité ? Vous sentez-vous menacé ?

Charles Onana: Je suis serein.

 

Freddy Mulongo

Source: Mediapart 


Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d'auteur et le site web source.
Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author's name and the source website are cited.

Les Rwandais et leurs origines ethnisées

LES RWANDAIS ET LEURS ORIGINES ETHNISÉES
1373879993_1

Si la communauté internationale ne cesse de s’interroger sur l’histoire (ancienne et récente) du Rwanda, il n’en demeure pas moins que les Rwandais eux-mêmes se questionnent sur leur propre histoire, sur leur propre identité.

Peu d’écrits ont traité la question identitaire des Rwandais qui est pourtant une des causes de conflits récurrents de ce pays. S’appuyant sur des éléments précis, cet article apporte des pistes de réflexions sur les origines des Rwandais (hutu-tutsi-twa), sujets soumis à polémiques et dont on sait à quel niveau il alimente les crises rwando-rwandaises et même régionales.

Introduction

Le XXe siècle a été certainement le pire des siècles qu’a connus le Rwanda depuis son existence. On a vu une haine sans nom opposer deux camps nommés « ethnies » jusqu’à aboutir aux tragédies les plus sanglantes de l’histoire.

Le XXe siècle correspond, en effet, à la colonisation des pays africains par les Occidentaux. Rappelons pour le cas du Rwanda que celui-ci a été occupé d’abord par les Allemands (du début du XXe siècle à la première guerre mondiale) puis par les Belges jusqu’en 1962. Cette période d’une soixantaine d’années a beaucoup transformé le pays, par rapport aux modes de vie des Rwandais, aux mœurs et à la culture en général.

Si, au cours de cette période, le Rwanda a vu naître l’école, les hôpitaux, les routes, l’habillement moderne, la voiture, etc., il a aussi vu mourir sa religion traditionnelle, son organisation politique et sociétale, ses références symboliques, etc. Mon objectif n’est pas bien entendu, de comparer les pertes par rapport aux gains acquis grâce à la présence occidentale, mais de souligner la dégradation outrancière des relations qui existaient entre les Hutus et les Tutsis.

Personne ne peut oser dire que ces deux groupes sociaux n’existaient pas avant l’arrivée des Occidentaux et que les relations entre eux n’étaient pas déjà tendues. Néanmoins, tous les témoignages concordent en affirmant le rôle des colonisateurs dans l’attribution de critères naturels pour identifier ces deux groupes. En formalisant les différences naturelles, entre les Hutus et les Tutsis (et les Twas par ailleurs), les autorités coloniales appuyées par quelques anthropologues ont donc irréversiblement tranché. Les politiques coloniales et postcoloniales toutes confondues, en ont largement profité pour légitimer et consolider leur pouvoir, parfois au prix du sang du peuple rwandais.

Je voudrais revenir sur les erreurs qui ont été commises au début du XXe siècle, et sur l’une d’elles en particulier. En attribuant arbitrairement des origines géographiques différentes à ces deux groupes sociaux : hutu et tutsi, les classificateurs de l’époque venaient confirmer fatalement les différences et creuser le fossé au sein du peuple rwandais.

A l’heure actuelle, l’ethnisation des consciences ainsi que les événements vécus par les uns et les autres ont fini par catégoriser tout le monde, sans scrupule, fermant ainsi la parenthèse sur le vrai débat concernant nos questions identitaires, sources des tragédies cycliques qui ne cessent d’endeuiller le Rwanda.

Linguiste de formation, je voudrais, en m’appuyant sur les données linguistiques et sociolinguistiques fustiger l’idée aberrante selon laquelle les Hutus seraient seuls d’origine bantoue tandis que les Tutsis seraient d’origine chamito-nilotique.

Le but n’est pas, comprenez-moi bien, d’emprunter le sens inverse en établissant des liens fictifs entre les deux groupes ou plus encore de justifier les comportements actuels ou passés des uns vis-à-vis des autres. Tout simplement, je voudrais qu’on ne continue pas à être prisonniers des erreurs du passé, et que l’on cherche à comprendre l’histoire des Rwandais sans poser de critères discriminatoires au préalable.

Que lit-on sur le peuplement du Rwanda ?

Les premiers Occidentaux arrivés aux Rwanda se sont empressés d’écrire sur les origines des Rwandais. Plusieurs raisons justifient cet empressement :

– Les premiers Européens sont des explorateurs (Oscar Baumann notamment) qui cherchent à expliquer, avec des sources et des moyens bien entendu très limités, ce qu’ils ont découvert ponctuellement.

– D’autres sont des colonisateurs dont la politique « divide et impera diviser pour régner » est la devise (les colonisateurs devaient à tout prix trouver un point de chute pour installer l’autorité coloniale). Dans cette catégorie, ont peut aussi inclure les missionnaires qui adoptent la même politique pour asseoir et consolider l’Eglise.

– Une autre catégorie est constituée d’anthropologues européens de la fin du XIXème siècle et début du XXe siècle. On sait bien que les anthropologues européens étaient préoccupés par les classifications des peuples, notamment dans un rapport de domination « Blancs-Noirs ».

Sur le continent africain, les vieilles idéologies manichéennes veulent expliquer que les civilisations noires seraient l’œuvre des Hamites, peuples de race blanche qui seraient venus de la région caucasienne. Ces hypothèses dépourvues de tout fondement ont largement influencé les premiers européens qui ont travaillé sur les origines des Rwandais. S’appuyant surtout sur des aspects morphologiques de la famille dirigeante, ils ont tiré des conclusions généralisantes, comme on peut le lire dans différents écrits :

Le Père Pagès écrit :
« La communauté d’origine des Hamites avec les Sémites (Egyptiens ou Abyssins) semble hors de conteste. Leurs ressemblances physiques, leurs affinités des mœurs pastorales, l’identité de coutume, telles que la division en animaux purs et impurs (imiziro), la loi du lévirat, la mutilation d’un ennemi, leur organisation politique féodale), etc., sont autant de traits qui prouvent leur parenté avec cette race ».

Le Chanoine De Lacger a écrit quant à lui :
« Les Tutsis ont le type caucasique et tiennent du Sémite de l’Asie antérieure. Avant d’être ainsi négricisés, ces hommes étaient bronzés ».

Le Rapport sur l’administration belge du Rwanda-Urundi de 1925 décrit les Tutsis comme suit :
« Le Mututsi de bonne race n’a, à part la couleur, rien du nègre. Ses traits, dans la jeunesse, sont d’une grande pureté ; front droit, nez aquilin, lèvres fines ».

De tels écrits bien simplistes, polémiques et parfois manichéens ont été pourtant pris à la lettre. Les premiers intellectuels rwandais se les sont appropriés et les ont reproduits dans leurs ouvrages en langue locale. Ce sont ces livres qui ont servi à tous les niveaux de l’enseignement rwandais.

Monseigneur Alexis Kagame, un des premiers élèves de l’école européenne (notamment élève des Pères De Decker et Van Overschelde), ne pouvait que reproduire les théories en vogue, d’autant plus que cela ne le desservait pas en tant que membre de la dynastie nyiginya, fonctionnaire de la cour.

Quelle que soit la reconnaissance qui lui est due en tant que pionnier des travaux historiographiques et transcripteur des littératures orales de cour, on ne peut que regretter que les erreurs partagées par les Européens aient été enseignées et transmises de génération en génération par le biais de l’école.

Mgr Alexis Kagame affirme sans vergogne dans notamment « Inganji Kalinga (Tambour Victorieux) » son adhésion aux théories européennes, en localisant les origines géographiques des Hutus et des Tutsis. Ces derniers, Hamites, seraient venus, dit-il, de la région de l’Abyssinie (en Ethiopie). Les Hutus, poursuit-il, seraient arrivés en Afrique centrale en provenance de l’Asie. Mgr Kagame croit et écrit sans hésiter que les Tutsis étaient de couleur blanche (voir Inganji Kalinga, p. 65, p.71) et qu’ils se sont négrifiés par la suite.

Mgr Kagame Alexis est tombé, par certains de ses écrits, dans l’erreur manichéenne, utilisant des exemples souvent contradictoires et partisans. Toutes les critiques actuelles lui reprochent, à juste titre, de ne pas avoir su prendre de distance entre son travail scientifique et ses sentiments personnels. Il se met dans la mêlée et prend position contre ceux qui ne sont pas de son camp.

Hutu-tutsi : dénominations postérieures aux clans

Beaucoup d’écrits concordent à affirmer la primauté des clans rwandais sur les groupes sociaux hutu-tutsi. Ces appartenances ont été certainement créées après les débuts de la formation du Rwanda, c’est-à-dire après que la dynastie nyiginya, située aux environs de Gasabo, eut commencé à conquérir d’autres royaumes voisins (vers les années 1400). Avant et après cette conquête progressive, les membres des clans se mariaient entre eux, qu’ils soient de royaumes voisins ou lointains. Entre les rois voisins, le mariage interclanique était courant. Les exemples sont nombreux et à titre d’exemple : le roi Mashira[1] a épousé Nyirantobwa, fille de Mibambwe I Mutabazi[2]. Gahindiro, le fils de ce dernier (de la dynastie nyiginya) a peiné pour avoir Bwiza (la miss rwandaise de l’époque !!!), la fille de Mashira, roi de Nduga (du clan banda).

Du fait que les dénominations hutu-tutsi (et twa par ailleurs) n’existaient pas encore à cette époque du début de la formation du Rwanda, Mgr Alexis Kagame est bien confondu. Pour justifier la supériorité de la dynastie nyiginya et s’alignant ainsi sur l’idéologie européenne, il fait une hypothèse assez tendancieuse selon laquelle d’autres clans qui se mariaient avec les nyiginya étaient peut-être aussi des Tutsis. Voici ce qu’il écrit à la page 51 d’« Inganji kalinga » (Tambours victorieux) :
« (…) Qu’est-ce qui peut justifier que d’autres clans puissent se marier avec nos rois, si ce n’est que ces clans sont eux aussi des Tutsis ? S’ils ne sont pas des Tutsis, dis-moi comment un roi (Hinza) du Bushi ou de Buhunde peut-il oser demander une fille du roi du Rwanda et on la lui donne. Quel roi nyiginya peut-il s’acharner à aller demander une fille chez le roi hinza (si lui-même n’est pas de la même lignée) comme l’a fait Gahindiro de Mibambwe I ? »[3].

A cette époque les dénominations hutu-tutsi n’étaient pas créées et Mgr Kagame ne peut que formuler les hypothèses tendancieuses en attribuant ces appartenances aux clans, en fonction de ses propres tendances idéologiques.

On doit donc s’arrêter un instant et s’interroger sur cette présence de mêmes clans dans les trois groupes hutu-tutsi-twa lesquels sont des groupes sociaux et non des ethnies, dénominations postérieures à celles de clans. Sans parti pris, qu’est-ce qui empêcherait concrètement ces clans, partageant les mêmes ancêtres, d’être un même peuple[4] ayant les mêmes origines ?

Apports des éléments linguistiques

Toutes les sources orales dont nous disposons jusqu’à l’heure actuelle témoignent, depuis la nuit des temps, d’une même langue partagée par tous les clans rwandais et donc, par les trois groupes sociaux rwandais. Les éléments du code ésotérique dynastique tels qu’ils ont été intégralement transmis par les fonctionnaires spécialisés désignés de génération en génération par les rois successifs, et transcrits par Mgr Kagame, sont bel et bien en langue rwandaise (notamment le code dynastique « Ubwiru » ou la généalogie des rois nyiginya « Ubucurabwenge »). Or le rwandais (kinyarwanda) est une langue de la famille des langues bantoues, classée par les linguistes qui ont travaillé sur la classification des langues africaines. La dynastie nyiginya, de par l’usage du kinyarwanda et notamment dans son code ésotérique dynastique, est sans conteste de la famille des Bantous et non de celle des Hamites.

L’usage du kinyarwanda par tous les clans, avant même la naissance du Rwanda est un élément qui ne peut qu’affirmer l’hypothèse des mêmes origines. Les toponymes et les anthroponymes de tous les clans et leurs localisations géographiques tirent également leur source de la langue rwandaise, cela renforce davantage l’hypothèse d’une même communauté, ayant certainement les mêmes cultures.

Comment est-il possible qu’une dynastie d’origine abyssinienne n’ait pas laissé de traces de langues chamito-nilotiques dans son code ésotérique dynastique, qui l’auraient rendu plus ésotérique, plus protégé contre l’extérieur ? Certaines personnes prétendent que les nyiginya et d’autres clans (supposés tutsi) auraient abandonné leur langue pour adopter la langue des clans (supposés hutus et twas) qu’ils venaient de trouver sur place. Or, dès lors que les nyiginya étaient socialement, militairement, politiquement et économiquement plus puissants que d’autres clans, quelle raison auraient-ils eue d’abandonner la langue originelle ? C’est impensable. Supposons même qu’ils aient accepté de perdre leur langue, comment imaginer que ce soit au point de n’en garder aucune trace, ne fût-ce que pour le rituel ésotérique ?

Bref, la colonisation, l’exiguïté du territoire, la pauvreté dans un pays surpeuplé, sont autant de facteurs qui ont joué un rôle important dans la dissension des Rwandais. A chaque époque, le Rwanda a connu des divisions binaires qui consistent à désigner chaque fois les bons et les mauvais, ceux qui doivent être privilégiés ou pas (soi-disant par nature ou en raison de leur nombre minoritaire ou majoritaire). C’est incontestablement dans cette optique que les dénominations hutu-tutsi sont nées pour désigner les deux groupes sociaux à situations socio-économiques opposées.

Toujours dans ce mode de fonctionnement par exclusion, on a toujours assisté à des subdivisions binaires à l’intérieur même du système. Après l’indépendance jusqu’en 1994, on a connu une subdivision Kiga-Nduga avec des enjeux politiques et économiques conséquents. Pendant la période monarchique, on ne peut pas ignorer les querelles Nyiginya-Ega qui ont été la cause du coup d’Etat de Rucuncu.

Que faire des consciences qui ont intégré l’idée de groupes ethniques ?

La question fondamentale est bien celle-là. A l’heure actuelle et après ce que tous les Rwandais ont vécu, est-il nécessaire de leur dire qu’ils sont les descendants d’ancêtres communs et qu’ils sont plus proches les uns les autres qu’il ne le leur a été enseigné ? Certaines politiques ont essayé de tenir ce discours de l’unité originaire des Rwandais mais sans vouloir/pouvoir l’expliciter ni l’accompagner par des actes concrets.

A mon avis, il n’est jamais trop tard pour bien faire et les Rwandais peuvent toujours être accompagnés vers une vraie réconciliation pour le futur du Rwanda et de tous ses enfants, sans exclusion. Cela n’exclut pas en revanche le recours à la justice pour punir ou gracier tous ceux qui ont des comptes à rendre.

Cette réconciliation qui s’appuie sur l’unité originaire des Rwandais n’est peut-être pas la seule possibilité. Aujourd’hui, il y a des Rwandais qui prônent d’assumer leur hutuité ou leur tutséité, et de s’appuyer sur cette base pour se réconcilier et vivre en harmonie. Cela ne paraîtrait pas dérangeant, car de toute façon, les faits sont bien là : ces appartenances ont fini par s’imposer. Cependant, quelles que soient les pistes proposées pour arriver à la paix durable au Rwanda, il me semble judicieux de ne pas rester prisonniers des erreurs de jugement du passé car les éléments dont on dispose montrent plutôt que les Rwandais ne sont pas si différents les uns des autres !

Faustin Kabanza


Références :

– Kagame, A. : Inganji Karinga, Kabgayi, 1959, (2e Ed.).
– Kagame A. : Les organisations socio-familiales de l’ancien Rwanda, Gembloux, Ed. J. Duculot, 1954.
– Pagès, A. : Un royaume hamite au centre de l’Afrique, Bruxelles, Marcel Hayez, 1933.
– Vansina, J. : L’évolution du royaume rwanda des origines à 1900, Bruxelles, ARSOM, 1962.
– Delmas, L. : Généalogie de la noblesse du Rwanda, Kabgayi, Vicariat Apostolique du Ruanda, 1950

Sites internet :

http://audiovie.org/linguistique/
langues-africaines.htm
http://www.universalis.fr/encyclopedie/
nilotiques/1-origines-des-nilotiques/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ethnisme_
au_Rwanda///Article N° : 11664


Notes

[1] Supposé roi hutu du royaume de Nduga.
[2] Supposé roi tutsi de la dynastie nyiginya.
[3] Texte original en kinyarwanda : (…), ni iki cyatuma imiryango yabo ishyingirana n’abami bacu n’abo hakulya, atari uko n’abo bo hakurya atari abatutsi ? Niba kandi atari abatutsi, mbwira umuhinza wo mu Bushi no mu Buhunde waza gusaba umugeniku Mwami w’U Rwanda bakamumuha. Ni nde se wahihibikanywa no kujya gusaba umukobwa w’umuhinza utali imfura, nk’uko Gahindiro ka Mibambwe wa mbere yabigize ?
[4] peuple, en tant communauté vivant sur un même territoire, unie par des caractéristiques communes notamment la culture, les mœurs, la langue.


Source : http://africultures.com/

 

La France demande à ses ressortissants de quitter le Rwanda immédiatement.

L’ambassade de France au Rwanda appelle les touristes français sur le territoire rwandais à  regagner la France immédiatement. L’ambassade fait suite au discours du président Emmanuel Macron tenu le lundi 16 mars 2020 au sujet de la pandémie Coronavirus , COVID-19.

Dans le but de faire face à la pandémie,  la France a mis en place de mesures drastiques et a mobilisé les ressources conséquentes car “on est en guerre” a dit Monsieur Macron. Dans son discours suivi par plus de trente millions de téléspectateurs, le président de la France a demandé aux résidents, entre autres d’éviter les déplacements sauf pour des raisons importantes inclus faire des courses, aller au boulot uniquement si le travail est indispensable à la vie du pays et que le télétravail est impossible. Une attestation sur l’honneur devra être signée et portée par la personne souhaitant sortir. Ces mesures seront de rigueur pendant au moins 15 jours.

Les mouvements entre l’espace Schengen et son extérieur sont interdits jusqu’à nouvel ordre. Mais les Français souhaitant rentrer chez eux seront assistés par le gouvernement.

L’ambassade de France à Kigali exécute.

rwamba

Cette décision est à  saluer car, non seulement le Rwanda n’a pas assez de moyens et de systèmes efficaces pour répondre à ce genre de crises, mais aussi apparemment le gouvernement n’est pas transparent dans la communication des statistiques de la propagation de la  pandémie sur le territoire rwandais.

Chaste GAHUNDE


Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d'auteur et le site web source.
Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author's name and the source website are cited.